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16 décembre 2015

Orelsan : Comment c’est loin

Ce que le synopsis nous dit :
Après une dizaine d’années de non-productivité, Orel et Gringe, la trentaine, galèrent à écrire leur premier album de rap. Leurs textes, truffés de blagues de mauvais goût et de références alambiquées, évoquent leur quotidien dans une ville moyenne de province. Le problème : impossible de terminer une chanson. À l’issue d’une séance houleuse avec leurs producteurs, ils sont au pied du mur : ils ont 24h pour sortir une chanson digne de ce nom. Leurs vieux démons, la peur de l’échec, la procrastination, les potes envahissants, les problèmes de couple, etc. viendront se mettre en travers de leur chemin.

Ce que j’en pense :
Tout à commencé quand, un peu par hasard, j’ai été assister à Libre Éducation, le spectacle de Kheiron. Quand il a réalisé son premier film, je suis donc allée le voir également. Après la séance j’ai regardé de plus près la fiche casting du film, dont Kyan Khojandi faisait partie et je me suis demandé ce qu’il devenait depuis Bref. En lisant sa fiche Wikipédia j’ai vu qu’il participait à l’écriture d’une mini-série web : Bloqués. J’ai alors navigué vers le site de Canal + et regardé tous les épisodes disponibles, redécouvrant Orelsan, dont je ne connaissais alors que la chanson La Terre est ronde. Quelques jours plus tard, Comment c’est loin sortait au cinéma, reprenant le même concept que Bloqués dans un long métrage. Comme bien des personnes les protagonistes sont coincés : dans leur situation et dans leur tête, pris entre la pression sociale et le peur de ne pas y arriver, entre des difficultés insurmontables et l’absence de soutien de la société, qui juge et condamne plutôt qu’elle ne s’adapte. De ce film je retiendrai une certaine sincérité, à laquelle je ne peux pas être insensible. Depuis j’ai commencé à découvrir les chansons des Casseurs Flowters...

Conclusion :
De clic en clic on découvre des artistes qui méritent le détour.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
les flasques
les textos littéraires
la procrastination
la peur




12 mai 2014

Neil Burger : Divergente (Divergent)

Ce que le synopsis nous dit :
Tris vit dans un monde post-apocalyptique où la société est divisée en cinq clans (Audacieux, Érudits, Altruistes, Sincères, Fraternels). À 16 ans, elle doit choisir son appartenance pour le reste de sa vie. Cas rarissime, son test d’aptitude n’est pas concluant : elle est Divergente. Les Divergents sont des individus rares n’appartenant à aucun clan et sont traqués par le gouvernement. Dissimulant son secret, Tris intègre l’univers brutal des Audacieux dont l’entraînement est basé sur la maîtrise de nos peurs les plus intimes.

Ce que j’en pense :
Au départ je n’attendais vraiment pas grand chose de ce film, énième trilogie tiré d’un roman pour adolescents à destination d’un public pré-conquis. Sur le fond, comme sur la forme, pas de grosse surprise, avec la critique de la société en bonne et due forme, et l’histoire d’amour prévisible dès les trois premières minutes. Quoique, j’ai trouvé que pour une fois le système qui avait été imaginé n’était pas totalement dénué de sens. Mais ce qui est vraiment intéressant dans Divergent, ce sont ses personnages (en tout cas celui de Tris, car les autres ne sont pas tellement exploités). Voilà une vraie héroïne, avec une vraie courbe d’apprentissage, de vraies émotions et des réactions crédibles vis à vis des situations qu’elle rencontre. Ce n’est pas parce que ses capacités sont inclassables qu’elle est sur-humaine. J’ai aussi beaucoup apprécié la mixité entre hommes et femmes, qui sont tous mis sur un pied d’égalité, même lorsqu’il s’agit de combattre. De plus si l’héroïne est une femme, ses tenues vestimentaires restent adaptées à ses activités (donc non pas de décolletés plongeants, qui n’ont jamais été pratiques pour courir ndlr) et lorsqu'elle est complimentée c’est uniquement sur ses capacités, pas sur ses longs cils. Autant de faits (trop) rares au cinéma pour mériter d’être appréciés.
Pour terminer je vais moi même me transformer en adolescente hystérique et noter l’air de rien que ce Theo James il est vaiment pas mal :)

Conclusion :
Une très bonne surprise, loin de la naïve comédie que je m’étais imaginée.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- les trains
- les peurs
- les blessures
- les tests