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15 mai 2016

Woody Allen : Café Society

Ce que le synopsis nous dit :
New York, dans les années 30. Coincé entre des parents conflictuels, un frère gangster et la bijouterie familiale, Bobby Dorfman a le sentiment d'étouffer ! Il décide donc de tenter sa chance à Hollywood où son oncle Phil, puissant agent de stars, accepte de l'engager comme coursier. À Hollywood, Bobby ne tarde pas à tomber amoureux. Malheureusement, la belle n'est pas libre et il doit se contenter de son amitié. 
Jusqu'au jour où elle débarque chez lui pour lui annoncer que son petit ami vient de rompre. Soudain, l'horizon s'éclaire pour Bobby et l'amour semble à portée de main…

Ce que j’en pense :
Ce film ne sert à rien.. Seule la première partie n’est pas ennuyeuse, soit jusqu’à ce que Bobby se marie (je ne précise pas avec qui, pour éviter de spoiler, même si le suspense est en réalité absent). Mais même là, en définitive, il ne s’agit que d’un énième Woody Allen par Woddy Allen, et pas le meilleur. Bon nombre de ses précédentes réalisations mettaient en scène strictement la même chose, en bref une rencontre amoureuse, ou deux en l'occurrence. Tout le reste n’est qu’une longue répétition en boucle du début, moment à partir duquel le film pourrait se terminer à n'importe quand, sans que cela ne change strictement rien à l’histoire des protagonistes. Que d’occasions loupées, alors que le spectateur ne rêve que d’en finir ! Le seul changement se situe dans les décors, mais qui ont également réussi à m' écœurer. En effet, pour une raison obscure (peut-être symboliser la futilité de tout cela, ou bien montrer que les acteurs de ce milieu sont au fond tous les mêmes, que sais-je) 95% des costumes/robes sont en variation de beige, ce qui m’a franchement dérangée. A noter quelques passages qui sortent du lot avec les échanges houleux des deux parents, mais là encore, du déjà vu chez Woody Allen.

Conclusion :
Absolument inutile.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
le béton
la réincarnation
l’évaporation du vin
les débuts de carrière



26 février 2016

Alejandro González Iñárritu : The Revenant


Ce que le synopsis nous dit :
Dans une Amérique profondément sauvage, Hugh Glass, un trappeur, est attaqué par un ours et grièvement blessé. Abandonné par ses équipiers, il est laissé pour mort. Mais Glass refuse de mourir. Seul, armé de sa volonté et porté par l’amour qu’il voue à sa femme et à leur fils, Glass entreprend un voyage de plus de 300 km dans un environnement hostile, sur la piste de l’homme qui l’a trahi. Sa soif de vengeance va se transformer en une lutte héroïque pour braver tous les obstacles, revenir chez lui et trouver la rédemption.

Ce que j’en pense :
Il est grand temps que je décide d’éviter tout contact avec le travail d’Alejandro González Iñárritu, qui mis à part pour 21 grammes (et c’était il y a fort longtemps), ne m’a infligé que des moments désagréables. Alors oui on peut saluer le travail mené, le réalisme de certaines scènes, et la performance de quelques acteurs, les conditions de tournage ayant certainement été très difficiles. Mais cela ne suffit pas à faire un bon film.
Parce qu’au final c’est surtout long, avec des protagonistes sans profondeur (seul le personnage principal est passablement développé). Je veux bien qu’il s’agisse d’un monde dur, dans lequel la parole est superflue, mais il aurait été bienvenue d’utiliser d’autres formes d’expression des sentiments... Si DiCaprio incarne ici à merveille la douleur et le dépassement de soi, ses motivations ne sont que peu interprétées. On comprend qu’il cherche la vengeance, mais on ne le sent pas (défaut que j’attribue à la direction, pas à la qualité de son jeu).
Le réalisateur a beaucoup misé sur l’esthétisme, avec des paysages grandioses. Manque de bol le traitement qu’il a choisi ne m’a pas touchée, peut-être un manquement au niveau des jeux de lumières (ce qui peut se justifier dans un film qui nous vend la froideur sous toutes ses formes, l’absence d’espoir, mais du coup c’est un élément de moins pour séduire le spectateur). Encore une fois, j’ai compris que c’était beau, mais je ne l’ai pas ressenti.
Enfin, il y a cet acharnement incroyable, au-delà du raisonnable, beaucoup de violence. A un moment j’ai juste trouvé ça ridicule l’idée qu’un seul individu puisse subir autant, tandis qu’en parallèle les morts se multiplient sur des claquements de doigts. Et j'ai failli oublier le scénario : très cousu de fils blancs.

Conclusion :
Si le tournage a sûrement été pénible pour les acteurs, le visionnage l’a également été pour le spectateur que je suis.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
les cabanes
les baignades
l’absence de cuisson
l’absence de sens olfactif



26 janvier 2016

Adam McKay : The big short, le casse du siècle

Ce que le synopsis nous dit :
Wall Street. 2005. Profitant de l’aveuglement généralisé des grosses banques, des medias et du gouvernement, quatre outsiders anticipent l’explosion de la bulle financière et mettent au point… le casse du siècle ! Michael Burry, Mark Baum, Jared Vennett et Ben Rickert : des personnages visionnaires et hors du commun qui vont parier contre les banques … et tenter de rafler la mise !

Ce que j’en pense :
Entre le film à suspense et le documentaire The big short peine à se décider, pour finalement ne nous satisfaire sur aucun plan. Il s’agit ici de dénoncer les faiblesses des systèmes bancaires, en exposant au grand public ses grands rouages (comprendre : balancer en vrac le vocabulaire technique et quelques définitions). Le problème c’est qu’au lieu de prendre le temps de poser les choses et de laisser au spectateur une chance d’assimiler ces notions, tout s'enchaîne très vite, codes du thriller hollywoodien obligent. Rien n’est véritablement expliqué et l’histoire est pénible à suivre, tandis qu’on est rapidement soûlé par ce flot ininterrompu d’information. Même la mise en scène et la narration semblent confuses d’avoir voulu emprunter à trop de genres. Il aura suffit d’un quart d’heure pour que l’idée maîtresse du film soit posée, la suite n’étant qu’une maladroite tentative de rentrer dans le détail : on est loin du divertissement annoncé d’un Ocean’s eleven. Et si l’objectif était la prise de conscience, il est également raté, car je ne me suis pas sentie touchée par le sujet. A noter que j’étais accompagnée par une personne qui maîtrisait déjà le sujet, donc en principe mieux armée pour suivre ce film, mais qui a pourtant aussi peu apprécié la séance que moi.

Conclusion :
Idéal pour froncer les sourcils pendant deux heures.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
les tableaux vélédas
le bon moment pour décrocher son téléphone
la préparation de rendez-vous
les pubs



1 novembre 2015

Yorgos Lanthimos : The lobster

Ce que le synopsis nous dit :
Dans un futur proche… Toute personne célibataire est arrêtée, transférée à l’Hôtel et a 45 jours pour trouver l’âme soeur. Passé ce délai, elle sera transformée en l'animal de son choix. Pour échapper à ce destin, un homme s'enfuit et rejoint dans les bois un groupe de résistants ; les Solitaires.

Ce que j’en pense :
Je vais immédiatement mettre Yorgos Lanthimos sur ma liste noire des réalisateurs à  éviter absolument. Voilà, je me sens déjà un peu mieux, pas une mince affaire, au sortir d’un film aussi anémiant.
Plusieurs critiques mentionnent l’humour noir “irrésistible” de the Lobster : pourtant adepte du genre, j’ai résisté sans le moindre effort à produire le moindre sourire. J’ai par contre eu plus de mal à éviter les grimaces de dégoût. Le propos tombe assez vite : une dystopie qui dénonce par la caricature la manière dont notre société conventionnalise les relations amoureuses. Certains parleront même de dictature, parce qu’un mot plus puissant est un moyen comme un autre de créer de la contenance. Si je note deux étoiles au lieu d’une, c’est parce que le réalisateur aura su rester cohérent d’un bout à l’autre dans sa quête de la dépression et qu'il la communique très bien au public : un ton monocorde, des personnages froids et passifs, une image terne, une musique discordante, des situations grotesques. J’ai très bien compris que ce monde n’était pas bien (bouh, bouh, bouh). Était-il nécessaire de poursuivre au delà du premier quart d’heure, qui suffit à tout dire, le reste n’étant qu’une longue torture pour le spectateur ? J’avoue avoir quitté la séance avant le fin, choix dont je me félicite d’autant plus au vu de ce qu’en lis sur internet.

Conclusion :
Affligeant

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
les gémissements
la douleur
le jugement
la cruauté




31 août 2014

Denis Villeneuve : Enemy

Ce que le synopsis nous dit :
Adam, un professeur discret, mène une vie paisible avec sa fiancée Mary. Un jour qu'il découvre son sosie parfait en la personne d’Anthony, un acteur fantasque, il ressent un trouble profond. Il commence alors à observer à distance la vie de cet homme et de sa mystérieuse femme enceinte. Puis Adam se met à imaginer les plus stupéfiants scénarios... pour lui et pour son propre couple.

Ce que j’en pense :
Challenge ultime coincé dans une salle de cinéma avec Enemy diffusé sur l’écran : ne pas mourir d’ennui. I did it. But I am not proud of it.
Tous les ingrédients de la nullité sont ici réunis. Commençons par la base, avec une histoire dans laquelle il ne se passe rien, jamais. La mise en scène essaye tant bien que mal de disséminer des ”métaphores” (entendre par là qu’on nous plante régulièrement des mygales dans le décors, ok), mais également de jouer sur les contrastes ombres-lumières (en gros c’est sombre tout le temps, même quand il fait plein jour et qu’il suffit d’ouvrir les rideaux, sauf quand on voit l’une des deux femmes, elles blondes et lumineuses), mais les ficelles sont si grosses et mal intégrées dans le récit que ça en devient ridicule. La bande-sonore tente vainement de créer une ambiance angoissante en massacrant un pauvre violon pendant 90 minutes, dans un décalage tellement flagrant avec l’absence de suspense qu’elle est en énervante. Les personnages sont creux et incapables d’avoir une seule réaction à peu près logique, toujours dans la démesure et l'aberration (la scène de la rencontre dans la chambre d'hôtel atteint des sommets). Et la fin... Comment un humain normal a-t-il pu sérieusement choisir de filmer cette fin, à moins de compter sur le sentiment de libération du spectateur (chic, on peut enfin partir) pour lui donner le coup fatal l’air de rien (ouais en fait on aurait vraiment dû partir plus tôt).
P.S. : illumination au vue de l'affiche américaine, en fait il a une araignée au plafond, tout s'explique...

Conclusion :
Tout est super nul.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- les clés
- les vêtements bien pliés
- les cicatrices
- les escarpins



22 novembre 2013

Bong Joon Ho : Snowpiercer

Ce que le synopsis nous dit :
2031. Une nouvelle ère glaciaire. Les derniers survivants ont pris place à bord du Snowpiercer, un train gigantesque condamné à tourner autour de la Terre sans jamais s’arrêter. Dans ce microcosme futuriste de métal fendant la glace, s’est recréée une hiérarchie des classes contre laquelle une poignée d’hommes entraînés par l’un d’eux tente de lutter. Car l’être humain ne changera jamais…

Ce que j’en pense :
Commençons pas les aspects positifs : nous découvrons qu’en brun Chris Evans parait nettement moins stupide qu’en blond, mais également qu’un budget suffisamment conséquent permet de se payer quelques très bon acteurs. Voilà, c’est tout ce que j’ai trouvé. Tout le reste est à placer dans une poubelle (et non recyclable).
L’idée de départ est la lutte des classes, dont un traitement intéressant aurait pu pallier le manque de nouveauté. Mais tout ce qu’en fait Bong Joon Ho est un enchaînement de scènes plus violentes les unes que les autres (en gros une dans chaque wagon, le train étant la métaphore de la société dont il faut gravir les échelons, cf. idée de départ). Si les films coréens ont cette tendance à pousser le mal à son paroxysme, en général la violence exposée a un sens. Ce n’est pas le cas ici. Tous ces combats sont absurdes, ne reposant sur rien d’autre que leur existence même. Une scène sanglante aurait suffit, on aurait compris merci.
Au bout de deux heures de films (attention micro spoiler alert), les protagonistes arrivent enfin dans le wagon de tête, nous offrant LA révélation (pas vraiment une surprise non plus), de même que la seconde idée consistante du film (wahou). Et puis voilà c’est fini.
Alors certes avec beaucoup d’imagination et de tergiversations, on peut soulever à partir de ces deux postulats de départ nombre de questions sur l’humanité. Mais avec un peu d’effort, on peut aussi bien y arriver en partant de la différence entre les fromages. Bref ce film n’apporte RIEN.

Conclusion :
Une ôde à la violence, creuse.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- les écosystèmes
- les pâtes à modeler
- les saunas
- les fourrures sur mesure (une autre raison de ne pas aimer ce film)


10 septembre 2012

Simon West : Expendables 2 - unité spéciale

Ce que le synopsis nous dit :
Les Expendables sont de retour, et cette fois, la mission les touche de très près...
Lorsque Mr. Church engage Barney Ross, Lee Christmas, Yin Yang, Gunnar Jensen, Toll Road et Hale Caesar – et deux nouveaux, Billy The Kid et Maggie – l’opération semble facile. Mais quand l’un d’entre eux est tué, les Expendables jurent de le venger. Bien qu’en territoire hostile et donnés perdants, ils vont semer le chaos chez leurs adversaires, et se retrouver à tenter de déjouer une menace inattendue – cinq tonnes de plutonium capables de modifier l’équilibre des forces mondiales. Cette guerre-là n’est pourtant rien comparée à ce qu’ils vont faire subir à l’homme qui a sauvagement assassiné leur frère d’armes…


Ce que j’en pense :

La première fois, l’effet de surprise du casting était amusant.
La deuxième fois : la seule chose plus pitoyable que le film en lui même (je vous fait grâce la liste sans fin des absurdités qu’il contient), ce sont les trois personnes qui ont applaudis à la fin.

Conclusion :
Le genre de film qui peut faire perdre confiance en l’humanité.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- les navets
- les incohérences
- les “séquences émotions”
- les réflexions philosophiques de Stallone



5 juin 2012

David Cronenberg : Cosmopolis

Ce que le synopsis dit :
Dans un New York en ébullition, l'ère du capitalisme touche à sa fin. Eric Packer, golden boy de la haute finance, s’engouffre dans sa limousine blanche. Alors que la visite du président des Etats-Unis paralyse Manhattan, Eric Packer n’a qu’une seule obsession : une coupe de cheveux chez son coiffeur à l’autre bout de la ville. Au fur et à mesure de la journée, le chaos s’installe, et il assiste, impuissant, à l’effondrement de son empire. Il est aussi certain qu’on va l’assassiner. Quand ? Où ? Il s’apprête à vivre les 24 heures les plus importantes de sa vie.

Ce que j’en pense :
De son excellent précédent film, A dangerous Method, on retrouve deux éléments : Sarah Gadon (qui y joue un rôle strictement identique) et une certaine fascination pour le sexe (mais cette fois la valeur psychologique est beaucoup plus difficile à cernée, résumant la question à des scènes inutiles). On note également deux scènes pas totalement intéressantes : celle avec la théoricienne et celle avec le meurtrier, qui reposent entièrement sur la prestation des deux acteurs qui les interprètent.
Pour tout le reste, hum. Bande originale : nulle. Scénario : nul. Performance de Robbert Pattinson : exécrable (elle se résume à un regard abruti - pas très plausible pour un petit génie -  que quelques soubresauts malsains viennent parfois ponctuer). Perte de crédibilité de nos acteurs français qui veulent à tout prix jouer dans des films en anglais : réussie. Ennui du spectateur : important. Capacité à tenir un discours cohérent, faire passer un message, dénoncer un système : nulle (ou comment couper des cheveux en quatre et se prendre trop au sérieux en jouant la carte “intellectuelle” pour au fond ne pas avoir grand chose à dire).

Conclusion :
Temps perdu : 1h48

A voir si vous voulez en savoir plus sur :

- les lampes torches
- les serviettes
- les tags
- les tablettes à écran fixe


28 août 2011

Lars von tiers : Melancholia

Ce que le synopsis nous dit :
À l'occasion de leur mariage, Justine et Michael donnent une somptueuse réception dans la maison de la soeur de Justine et de son beau-frère. Pendant ce temps, la planète Melancholia se dirige vers la Terre...

Ce que j’en pense :
Aujourd’hui les critiques “bien pensantes” et autres intellectuels ont tendances à acclamer tout ce qui est “différent” : c’est beau (merci les progrès en matière de qualité d’image, mais de ce côté là, c’est plutôt au producteur qui a pu financer le matériel et l’équipe de designer, qu’au réalisateur, qu’on peut en accorder le mérite), il ne se passe rien, c’est même d’une langueur abominable, avec des sous entendu “philosophiques”, cela ne peut être que l’oeuvre d’un génie ! Au même titre, un monochrome peut se vendre à des sommes folles sous prétexte que c’est de l’art... Parfaitement absurde.
Melancholia, répond bien à tout ces critères, au point qu’il est bien tentant de quitter la salle avant la fin de la séance. C’est looooong (en particuliers les 15 premières minutes) ! Les personnages sont parfaitement ridicules et très peu crédibles. Kristen Dunst et Charlotte Gainsbourd, qui ont pourtant su exprimer tout leur potentiel dans d’autres films, sont ici fades et absurdes, leurs performances n’étant qu’une pale copie de leurs précédentes prestations. Aucun mérite donc. La bande sonore horripilante, se limite à  3 mesures d’un prélude de Wagner (et pourtant je suis pourtant fervante admiratrice de la plupart de l’oeuvre du compositeur) répétées au tout venant jusqu’à l'asphyxie. Et sous couverts de “références”, Lars von Tiers se donne en plus la peine de massacrer les classiques : que l’on vienne m’expliquer le rapport avec le mythe d’Ophélie !
Enfin, sur le fond, j’ai retirée deux idées : l’humanité, et donc la terre, est pourrie et son anéantissement serait le meilleur dénouement. Les gens dépressifs (ou le caprice d’une gosse de riche pour qui il est trop difficile de “tout avoir”) “savent” mieux que les autres, car en finir avec une vie pareille est encore la meilleure solution. Pour ma part, je ne suis d’accord ni avec l’un, ni avec l’autre.

Conclusion :
Parfaitement inutile

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- l’abus d’onirisme
- le détournement de l’art
- l’ennui

16 septembre 2010

Apichatpong Weerasethakul : Oncle Boonmee (celui qui se souvient de ses vies antérieures)

Ce que l’éditeur nous dit :
Les apparitions magiques de sa femme défunte et de son fils disparu depuis des années confirment à Oncle Boonmee que sa fin est proche. Dans son domaine apicole, entouré des siens, il se souvient alors de ses vies antérieures. Accompagné de sa famille, il traverse la jungle jusqu’à une grotte au sommet d’une colline, lieu de naissance de sa première vie.
De cette première vie, Oncle Boonmee ne se souvient de rien, s’il était animal ou végétal, homme ou femme ; mais il sait à présent qu’il est prêt à aborder la mort avec apaisement.

Ce que j’en pense :
Nul, nul, nul et archi nul. A tout point de vue.
L’histoire est d’une lenteur absolu. Tout est fait pour endormir le spectateur : des plans qui n’en finissent pas, aucune action, une introduction d’une longueur incroyable et surtout les bruits de la nuit. Cette ambiance aurait pu être calme et apaisante, à défaut d’être intéressante. Même pas.
Apparaissent ensuite des personnages à demi-fantastiques ou décédés, comme si c’était normal. Si au moins ils n’étaient visibles que par le mourant, cela aurait pu se justifier. La encore, même pas. Ces apparitions sont juste ridicules, et n’apportent grand-chose. La morte apprend au mourant qu’elle aussi avait peur à l’approche du trépas : perspective ni rassurante, ni instructive, on aurait pu s’en passer.
L’apothéose survient avec la scène absolument immonde de la princesse qui se fait prendre par un poisson chat. Et que personne ne vienne me dire que mon problème vient de mon regard trop Européen. Une princesse prête à tout pour être plus belle, qui se plaint de ne pas être aimé alors que les hommes se jettent à ses pieds… Rien de plus bassement terrien. Qu’elle s’achète un pot d’anti-ride et aille voir un psy, elle aurait au moins une chance d’efficacité.
Pour ne rien gâcher, le jeu des acteurs est très amateur, tout comme la façon de filmer. La beauté des paysages ne rattrape en rien ce tas d’immondices.
Je n’explique les quelques bonnes critiques données à ce film, que par l’existence de personnes qui se croient artistes en reconnaissant l’art dans ce qu’elles ne comprennent pas. Leur vie doit bien être dénuée de sens.

Conclusion :
A éviter à toux prix

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- Comment s’endormir vite
- La zoophilie
- Le guide des erreurs à ne pas commettre pour réalisateurs en herbes