TRY ME
Affichage des articles dont le libellé est cigarette. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est cigarette. Afficher tous les articles

4 mai 2016

Jay Roach : Dalton Trumbo

Ce que le synopsis nous dit :
Hollywood, la Guerre Froide bat son plein.
Alors qu’il est au sommet de son art, le scénariste Dalton Trumbo est accusé d’être communiste. 
Avec d’autres artistes, il devient très vite infréquentable, puis est emprisonné et placé sur la Liste Noire : il lui est désormais impossible de travailler.
Grâce à son talent et au soutien inconditionnel de sa famille, Il va contourner cette interdiction. 
En menant dans l’ombre un long combat vers sa réhabilitation, il forgera sa légende.

Ce que j’en pense :
Dalton Trumbo nous propose un casting aux petits oignons, dont les personnages clés ne sont pas forcément ceux que l’on trouve en tête d’affiche, marketing oblige. Sur l'interprétation donc, rien à redire. Je reste cependant dubitative sur l'intérêt même d’avoir voulu faire un film ce sujet, en particulier dans la manière dont il est traité. Je dois avouer qu’il souffre de la comparaison avec La Saison des femmes, vu peu de temps auparavant, alors que l’on passe d’un film plein de fraîcheur à un énième drame à l’américaine, avec tout le “trop” que cela implique. A mon sens le scénario insiste beaucoup trop sur le principe de “prêt à tout pour défendre ses valeurs”, alors que très vite les personnages sont surtout “prêt à tout pour continuer d’obtenir des revenus et être à nouveau reconnus publiquement”. Je ne nie pas qu’il s’agisse de véritables épreuves, de nombreuses années difficiles, mais il a une part de fierté dans tout cela qui paraît déplacée. L’aspect conséquences sur la cellule familiale aurait largement suffit. Proposer un biopic sur un grand nom du cinéma, pourquoi pas, mais était-il nécessaire de déballer autant de violons ? J’ai trouvé cette séance lourde et longue.

Conclusion :
Trop tragico-patriotique (oui oui on peut utiliser ce terme, puisque je viens de le faire).

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
les lacs
les baignoires
la fumée
les tableaux


4 avril 2013

Gianni Amelio : Le premier homme

Ce que le synopsis nous dit :
Août 1957. Un écrivain célèbre d’une quarantaine d’années, Jacques Cormery, rend visite à sa mère qui demeure à Alger. La ville est en état de guerre. Il se souvient de ses années d’écolier, de ses amis européens et algériens et de M. Bernard, cet instituteur qui l’a projeté vers une vie inconcevable pour un enfant né dans une famille pauvre et analphabète. Fidèle à son passé, que peut-il faire pour réconcilier ceux qui comme lui, pieds-noirs et algériens, sont nés sur le même sol, mais que le mouvement de l’histoire a transformés en ennemis héréditaires ?

Ce que j’en pense :
Un beau film, très instructif à plusieurs niveaux. Il permet d’appréhender la fin de la colonisation Algérienne, sujet qui touche particulièrement mes origines familiales. Le premier homme m’a permis de visiter une Alger une n’existe plus, mais dans laquelle j’ai tout de même reconnu les blouses que portait mon arrière grand-mère.
La position est intéressante car elle présente différent points de vue, sans juger. A ce titre il s’agit également d’une fenêtre ouverte sur une époque durant laquelle éducation et enfance n’avaient pas la même signification qu’aujourd’hui (avec tous les aspects positifs et négatifs qui peuvent en être retirés, encore une fois il ne s’agit pas de juger).
Enfin, il s’agit de la biographie d’un grand auteur, son amour pour sa famille (sa mère en particulier), l’un de ses professeur et surtout pour son pays. Autant d’éléments qui permettent comprendre un peu mieux ses idées et ses écrits.
Si j’ai réalisé aujourd’hui que roman inachevé ne signifiait pas forcément roman sans fin (parce qu’après tout rien n’oblige à écrire de façon linéaire), je dois tout de même dire que le rideau est tombé trop abruptement sur ce film. Mais quand un tel projet est porté par des acteurs d’exception, que demander des plus ?

Conclusion :
Une page de l’histoire de France que l’on devrait ouvrir plus souvent.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- les punitions
- la plage
- les photos de classe
- les cigarettes


3 novembre 2011

Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud : Poulet aux prunes

Ce que le synospis nous dit :
Téhéran, 1958. Depuis que son violon tant aimé a été brisé, Nasser Ali Khan, un des plus célèbres musiciens de son époque, a perdu le goût de vivre. Ne trouvant aucun instrument digne de le remplacer, il décide de se mettre au lit et d'attendre la mort. En espérant qu'elle vienne, il s'enfonce dans de profondes rêveries aussi mélancoliques que joyeuse, qui, tout à la fois, le ramènent à sa jeunesse, le conduisent à parler à Azraël, l'ange de la mort, et nous révèlent l'avenir de ses enfants... Au fur et à mesure que s'assemblent les pièces de ce puzzle, apparaît le secret bouleversant de sa vie : une magnifique histoire d'amour qui a nourri son génie et sa musique...

Ce que j’en pense :
Gardant un excellent souvenir de Persepolis, je m’attendais avec Poulet aux Prunes à en découvrir la “suite”. Il n’en fut rien car les deux histoires que peu de points communs (mais si l’origine auto-biographique et la présence de Téhéran figurent indéniablement de la patte de Marjane Satrapi).
Ici, la politique passe au second plan, pour se pencher plutôt sur la torture de l’artiste. En ce sens, on pourrait plutôt le comparer à Gainsbourg – vie héroïque, mais raconté à la manière d’un conte. D’ailleurs, le film commence comme un conte Persan. De ce type de “littérature”, se retrouvent également l’indispensable narrateur (avec la très belle voix d’Edouard Baer), la structure et surtout cette poésie si particulière. Nous sommes plongés dans un univers merveilleux, d’amour, de musique, de personnages imaginaires et mystérieux, retranscris par l’utilisation du dessin (sous de nombreuses formes). Mais la réalité est également bien présente, avec des être de chairs et d’os, avec leurs peines et leur triste réalité, noyés dans un nuage de fumée mélancolique. Finalement, il ne reste qu’à se laisser porter.

Conclusion :
Déroutant et poétique.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- la fumée
- les bus
- les cigarettes
- les commerçants