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3 décembre 2015

Kheiron : Nous trois ou rien

Ce que le synopsis nous dit :
D’un petit village du sud de l’Iran aux cités parisiennes, Kheiron nous raconte le destin hors du commun de ses parents Hibat et Fereshteh, éternels optimistes, dans une comédie aux airs de conte universel qui évoque l’amour familial, le don de soi et surtout l’idéal d’un vivre-ensemble.

Ce que j’en pense :
Un film utile, engagé, touchant, drôle, émouvant, qui fait vraiment du bien. Oui il s’agit d’un sentiment général de positivisme que saupoudre Nous trois ou rien. Si j’aurais bien aimé entendre parler persan, la qualité du casting compense largement cette omission. A ce niveau d’implication, plus encore qu'un hommage, il s’agit d’un véritable cadeau de la part de Kheiron envers ses parents, envers son pays d’origine, envers l’humanité en général et les spectateurs en particulier.Il montre, en parlant de sujet difficiles mais sans jamais tomber dans le pathos, que des alternatives sont possibles ; un joli message plein d’espoir, à diffuser largement.

Conclusion :
A voir absolument, n’importe quand, et surtout maintenant

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
les barbes
les messages non verbaux
les photograhies mentales
les photographies murales




26 octobre 2014

Pierre Boulle : La planète des singes

Ce que l’éditeur nous dit :
Y a-t-il des êtres humains ailleurs que dans notre galaxie? C'est la question que se posent le professeur Antelle, Arthur Levain, son second, et le journaliste Ulysse Mérou, lorsque, de leur vaisseau spatial, ils observent le paysage d'une planète proche de Bételgeuse : on y aperçoit des villes, des routes curieusement semblables à celle de notre terre. Après s'y être posés, les trois hommes découvrent que la planète est habitée par des singes. Ceux-ci s'emparent d'Ulysse Mérou et se livrent sur lui à des expériences. Il faudra que le journaliste fasse, devant les singes, la preuve de son humanité...

Ce que j’en pense :
Après avoir apprécié les adaptions de Franklin J. Schaffner (1968) et celle de Tim Burton (2001), après voir vu au cinéma Les Origines (2011) et loupé l’Affrontement (2014, va falloir que j'attende le DVD maintenant), je me suis décidée à lire l’œuvre qui est à l’origine de tout, j’ai nommé la Planète des singes de Pierre Boulle (ah zut, c’était déjà écrit dans le titre de cet article, je crois que j’ai raté mon effet de surprise).
Au départ j’ai eu un peu de mal à entrer de cette histoire, notamment à cause du style d’écriture un peu vieillot et d’une narration quelque peu scolaire. C’est à partir de la rencontre avec les singes que les choses deviennent réellement intéressantes. Pierre Boulle nous propose une véritable mise en abîme du positionnement de l’homme vis-à-vis des autres espèces (ici avec l’exemple particulier des hominidés). J’ai beaucoup aimé toute la réflexion sur la détermination de l’intelligence d’un individu, tandis que le héros tente désespérément de prouver son statut d’être évolué et pensant à des scientifiques dont l’esprit ne peut même pas envisager cette possibilité, a priori. Si mon souvenir est bon, cette notion n’est pas ou peu abordée dans les adaptations, pas à ce point là en tout cas (à noter que c’est la version de 1968 qui reste la plus fidèle au texte). Certes la fin est bien moins surprenante lorsque l’on a déjà vu le film, mais je comprend largement que ce livre ait été la source de si nombreuses inspirations.

Conclusion :
Retour aux origines.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :

les messages en bouteille
la nudité
la reproduction
les singeries

10 septembre 2014

Josh Boone : Nos étoiles contraires (The fault In our stars)

Ce que le synopsis nous dit :
Hazel Grace et Gus sont deux adolescents hors-normes, partageant un humour ravageur et le mépris des conventions. Leur relation est elle-même inhabituelle, étant donné qu’ils se sont rencontrés et sont tombés amoureux lors d'un groupe de soutien pour les malades du cancer

Ce que j’en pense :
Même en ayant pris 24h de réflexion, il m’est toujours difficile de dire si j’ai aimé ou non Nos étoiles contraires. Pour un tel sujet, je m’imaginais peut-être plus d’émotions, à plus m’attacher aux personnages. D’un autre côté ce n’est pas parce que l’on traite de sujet “graves” qu’il faut immédiatement tomber dans le pathos, au contraire, ce qui est un donc une bonne chose de la part du réalisateur. Cela dit certaines scènes sont ridicules de clichés (je pense à toute la partie se déroulant dans la maison d’Anne Franck, avec un sommet de nullité précisément atteint en haut des marches, quelle ironie). Je pourrais continuer comme ça pendant un moment, sur tout ce qui dans ce film est bien, mais en fait non, mais en fait si. Bref, je crois que le gros problème c’est justement qu’il ne me laissera rien de marquant. Mais je n’ai pas passé un mauvais moment non plus...

Conclusion :
Très correct, mais fait pour être vite oublié.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- les balançoires
- les squelettes
- les messages électroniques
- les démonstrations concentriques


3 août 2014

John Carney : New York Melody (Begin again)

Ce que le synopsis nous dit :
Gretta et son petit ami viennent de débarquer à NYC. La ville est d'autant plus magique pour les deux anglais qu'on leur propose de venir y vivre pleinement leur passion : la musique. Le rêve va se briser et l'idylle voler en éclat quand, aveuglé par la gloire naissante, il va la plaquer pour une carrière solo et... une attachée de presse. Ses valises prêtes et son billet de retour pour Londres en poche, elle décide de passer une dernière nuit à New York avec son meilleur pote. Ce dernier l'emmène dans un pub, la pousse sur scène et la force à chanter. Dans la salle un producteur s'adonne à sa plus dangereuse passion : l'alcool. Revenu de tout, du succès et de sa gloire passée, amer, rancunier, il a perdu le fil de sa vie,... Et soudain il entend cette voix, découvre cette grâce, ce talent brut et authentique... Une rencontre enchantée qui pourrait finir en chansons...

Ce que j’en pense :
Alors que je m’attendais à ne voir qu’une petite comique romantique bien cliché et sans surprise, je ressors absolument enchantée de cette séance. J’aurais dû accorder plus de crédit à Keira Knightley, qui me charme un peu plus dans chacun de ses rôles.
De la même veine qu’un Walter Mitty, New York Melody est un film qui met du baume au coeur, après lequel on savoure les petits bonheurs, qui donne envie de pédaler à toute allure dans les rues illuminées de Paris, un sourire sur les lèvres et une brise légère sur le visage. Sans être fondamentalement original, car dans le fond c’est l’histoire vieille comme le monde de deux êtres mal-en-point que la vie réunit au moment où ils ont besoin l’un de l’autre, ce film est avant tout touchant. Précisément parce qu’il ne tombe pas dans les fadaises habituelles, parce qu’il sait se montrer différent et finalement beaucoup plus réaliste, New York Melody donne une vraie chance au spectateur de s’identifier aux personnages. Et comme après avoir vu le film de Ben Stiller, je me suis précipitée sur la bande sonore, pour prolonger un peu le plaisir.

Conclusion :
A regarder de toute urgence, en toutes circonstances.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- les messages téléphoniques
- les tenues sexys
- comment jeter des objets par la fenêtre
- la rue