Ce que le synopsis nous dit :
Hollywood, la Guerre Froide bat son plein.
Alors qu’il est au sommet de son art, le scénariste Dalton Trumbo est accusé d’être communiste.
Avec d’autres artistes, il devient très vite infréquentable, puis est emprisonné et placé sur la Liste Noire : il lui est désormais impossible de travailler.
Grâce à son talent et au soutien inconditionnel de sa famille, Il va contourner cette interdiction.
En menant dans l’ombre un long combat vers sa réhabilitation, il forgera sa légende.
Ce que j’en pense :
Dalton Trumbo nous propose un casting aux petits oignons, dont les personnages clés ne sont pas forcément ceux que l’on trouve en tête d’affiche, marketing oblige. Sur l'interprétation donc, rien à redire. Je reste cependant dubitative sur l'intérêt même d’avoir voulu faire un film ce sujet, en particulier dans la manière dont il est traité. Je dois avouer qu’il souffre de la comparaison avec La Saison des femmes, vu peu de temps auparavant, alors que l’on passe d’un film plein de fraîcheur à un énième drame à l’américaine, avec tout le “trop” que cela implique. A mon sens le scénario insiste beaucoup trop sur le principe de “prêt à tout pour défendre ses valeurs”, alors que très vite les personnages sont surtout “prêt à tout pour continuer d’obtenir des revenus et être à nouveau reconnus publiquement”. Je ne nie pas qu’il s’agisse de véritables épreuves, de nombreuses années difficiles, mais il a une part de fierté dans tout cela qui paraît déplacée. L’aspect conséquences sur la cellule familiale aurait largement suffit. Proposer un biopic sur un grand nom du cinéma, pourquoi pas, mais était-il nécessaire de déballer autant de violons ? J’ai trouvé cette séance lourde et longue.
Conclusion :
Trop tragico-patriotique (oui oui on peut utiliser ce terme, puisque je viens de le faire).
A voir si vous voulez en savoir plus sur :
les lacs
les baignoires
la fumée
les tableaux
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4 mai 2016
26 janvier 2016
Adam McKay : The big short, le casse du siècle
Ce que le synopsis nous dit :
Wall Street. 2005. Profitant de l’aveuglement généralisé des grosses banques, des medias et du gouvernement, quatre outsiders anticipent l’explosion de la bulle financière et mettent au point… le casse du siècle ! Michael Burry, Mark Baum, Jared Vennett et Ben Rickert : des personnages visionnaires et hors du commun qui vont parier contre les banques … et tenter de rafler la mise !
Ce que j’en pense :
Entre le film à suspense et le documentaire The big short peine à se décider, pour finalement ne nous satisfaire sur aucun plan. Il s’agit ici de dénoncer les faiblesses des systèmes bancaires, en exposant au grand public ses grands rouages (comprendre : balancer en vrac le vocabulaire technique et quelques définitions). Le problème c’est qu’au lieu de prendre le temps de poser les choses et de laisser au spectateur une chance d’assimiler ces notions, tout s'enchaîne très vite, codes du thriller hollywoodien obligent. Rien n’est véritablement expliqué et l’histoire est pénible à suivre, tandis qu’on est rapidement soûlé par ce flot ininterrompu d’information. Même la mise en scène et la narration semblent confuses d’avoir voulu emprunter à trop de genres. Il aura suffit d’un quart d’heure pour que l’idée maîtresse du film soit posée, la suite n’étant qu’une maladroite tentative de rentrer dans le détail : on est loin du divertissement annoncé d’un Ocean’s eleven. Et si l’objectif était la prise de conscience, il est également raté, car je ne me suis pas sentie touchée par le sujet. A noter que j’étais accompagnée par une personne qui maîtrisait déjà le sujet, donc en principe mieux armée pour suivre ce film, mais qui a pourtant aussi peu apprécié la séance que moi.
Conclusion :
Idéal pour froncer les sourcils pendant deux heures.
A voir si vous voulez en savoir plus sur :
les tableaux vélédas
le bon moment pour décrocher son téléphone
la préparation de rendez-vous
les pubs
Wall Street. 2005. Profitant de l’aveuglement généralisé des grosses banques, des medias et du gouvernement, quatre outsiders anticipent l’explosion de la bulle financière et mettent au point… le casse du siècle ! Michael Burry, Mark Baum, Jared Vennett et Ben Rickert : des personnages visionnaires et hors du commun qui vont parier contre les banques … et tenter de rafler la mise !
Ce que j’en pense :
Entre le film à suspense et le documentaire The big short peine à se décider, pour finalement ne nous satisfaire sur aucun plan. Il s’agit ici de dénoncer les faiblesses des systèmes bancaires, en exposant au grand public ses grands rouages (comprendre : balancer en vrac le vocabulaire technique et quelques définitions). Le problème c’est qu’au lieu de prendre le temps de poser les choses et de laisser au spectateur une chance d’assimiler ces notions, tout s'enchaîne très vite, codes du thriller hollywoodien obligent. Rien n’est véritablement expliqué et l’histoire est pénible à suivre, tandis qu’on est rapidement soûlé par ce flot ininterrompu d’information. Même la mise en scène et la narration semblent confuses d’avoir voulu emprunter à trop de genres. Il aura suffit d’un quart d’heure pour que l’idée maîtresse du film soit posée, la suite n’étant qu’une maladroite tentative de rentrer dans le détail : on est loin du divertissement annoncé d’un Ocean’s eleven. Et si l’objectif était la prise de conscience, il est également raté, car je ne me suis pas sentie touchée par le sujet. A noter que j’étais accompagnée par une personne qui maîtrisait déjà le sujet, donc en principe mieux armée pour suivre ce film, mais qui a pourtant aussi peu apprécié la séance que moi.
Conclusion :
Idéal pour froncer les sourcils pendant deux heures.
A voir si vous voulez en savoir plus sur :
les tableaux vélédas
le bon moment pour décrocher son téléphone
la préparation de rendez-vous
les pubs
22 mai 2014
Joël Dicker : La vérité sur l'Affaire Harry Quebert
Ce que l’éditeur nous dit :
À New York, au printemps 2008, alors que l’Amérique bruisse des prémices de l’élection présidentielle, Marcus Goldman, jeune écrivain à succès, est dans la tourmente : il est incapable d’écrire le nouveau roman qu’il doit remettre à son éditeur d’ici quelques mois. Le délai est près d’expirer quand soudain tout bascule pour lui : son ami et ancien professeur d’université, Harry Quebert, l’un des écrivains les plus respectés du pays, est rattrapé par son passé et se retrouve accusé d’avoir assassiné, en 1975, Nola Kellergan, une jeune fille de 15 ans, avec qui il aurait eu une liaison. Convaincu de l’innocence de Harry, Marcus abandonne tout pour se rendre dans le New Hampshire et mener son enquête. Il est rapidement dépassé par les événements : l’enquête s’enfonce et il fait l’objet de menaces. Pour innocenter Harry et sauver sa carrière d’écrivain, il doit absolument répondre à trois questions : Qui a tué Nola Kellergan ? Que s’est-il passé dans le New Hampshire à l’été 1975 ? Et comment écrit-on un roman à succès ? Sous ses airs de thriller à l’américaine, La Vérité sur l’Affaire Harry Quebert est une réflexion sur l’Amérique, sur les travers de la société moderne, sur la littérature, sur la justice et sur les médias.
Ce que j’en pense :
Difficile de décrire La vérité du l’Affaire Harry Quebert, qui réinvente le roman policier (enfin je crois, ma base de référence en la matière étant très sommaire). Tout d’abord parce que si policiers il y a, ils ne sont que personnages secondaires. Ensuite parce qu’à aucun moment le livre ne se place dans le gore, le monstrueux ou l’effrayant. Au contraire, on nous parle d’amour, allant jusqu’à un sentimentalisme niaiseux à grand renfort de mauvaise poésie (le talon d’Achille du roman qui insiste parfois sur le Grand Amour de manière si puérile, alors que l’auteur sait parfaitement le décrire pour d’autres personnages). Le suspense est là, tangible (il faut bien cela pour tenir un lecteur en haleine sur près de 700 pages), mais pas prédominant non plus. Joël Dicker prend le temps de nous faire découvrir l’histoire personnelle de la plupart des protagonistes et c’est précisément cet aspect qui est fascinant, alors qu’il démultiplie les points de vue et les interconnexions avec une parfaite maîtrise de l’ensemble.
Pour terminer, si je me doutais que certaines révélations réservaient encore des surprises (facile à deviner quand il reste 200 pages à lire), à aucun moment je n’ai été capable de concevoir toute seule le fin mot de l’histoire.
Conclusion :
Un thriller hors du commun.
A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- les clients habitués
- les tableaux
- les carnets secrets
- les mouettes
À New York, au printemps 2008, alors que l’Amérique bruisse des prémices de l’élection présidentielle, Marcus Goldman, jeune écrivain à succès, est dans la tourmente : il est incapable d’écrire le nouveau roman qu’il doit remettre à son éditeur d’ici quelques mois. Le délai est près d’expirer quand soudain tout bascule pour lui : son ami et ancien professeur d’université, Harry Quebert, l’un des écrivains les plus respectés du pays, est rattrapé par son passé et se retrouve accusé d’avoir assassiné, en 1975, Nola Kellergan, une jeune fille de 15 ans, avec qui il aurait eu une liaison. Convaincu de l’innocence de Harry, Marcus abandonne tout pour se rendre dans le New Hampshire et mener son enquête. Il est rapidement dépassé par les événements : l’enquête s’enfonce et il fait l’objet de menaces. Pour innocenter Harry et sauver sa carrière d’écrivain, il doit absolument répondre à trois questions : Qui a tué Nola Kellergan ? Que s’est-il passé dans le New Hampshire à l’été 1975 ? Et comment écrit-on un roman à succès ? Sous ses airs de thriller à l’américaine, La Vérité sur l’Affaire Harry Quebert est une réflexion sur l’Amérique, sur les travers de la société moderne, sur la littérature, sur la justice et sur les médias.
Ce que j’en pense :
Difficile de décrire La vérité du l’Affaire Harry Quebert, qui réinvente le roman policier (enfin je crois, ma base de référence en la matière étant très sommaire). Tout d’abord parce que si policiers il y a, ils ne sont que personnages secondaires. Ensuite parce qu’à aucun moment le livre ne se place dans le gore, le monstrueux ou l’effrayant. Au contraire, on nous parle d’amour, allant jusqu’à un sentimentalisme niaiseux à grand renfort de mauvaise poésie (le talon d’Achille du roman qui insiste parfois sur le Grand Amour de manière si puérile, alors que l’auteur sait parfaitement le décrire pour d’autres personnages). Le suspense est là, tangible (il faut bien cela pour tenir un lecteur en haleine sur près de 700 pages), mais pas prédominant non plus. Joël Dicker prend le temps de nous faire découvrir l’histoire personnelle de la plupart des protagonistes et c’est précisément cet aspect qui est fascinant, alors qu’il démultiplie les points de vue et les interconnexions avec une parfaite maîtrise de l’ensemble.
Pour terminer, si je me doutais que certaines révélations réservaient encore des surprises (facile à deviner quand il reste 200 pages à lire), à aucun moment je n’ai été capable de concevoir toute seule le fin mot de l’histoire.
Conclusion :
Un thriller hors du commun.
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