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27 mai 2016

Jean-François Mallet : Simplissime light - Le livre de cuisine light le + facile du monde

Ce que l’éditeur nous dit :
200 recettes saines pour rester en forme? La promesse du livre ? Des recettes toujours simplissimes à réaliser (pas plus de 5 ingrédients) au quotidien et :- Sans produit agro-alimentaire- Pas de mauvaise graisse- Sans sucre raffiné- Pas trop de produits laitiers- Des cuissons à l'huile d'olive- Des sauces à l'eau- Des desserts sans sucre- Des terrines sans gras- Beaucoup de recettes à base de fruits et légumes ou viandes maigres et poissons. Pour chaque recette, retrouvez les mentions de :- l'apport en calories,- avec ou gluten,- avec ou sans lactose,- sans sucres ajoutés,- faible en matière grasse.

Ce que j’en pense :
J’étais à la base assez septique quant à la promesse faite par ce bouquin, n’étant pas le premier à prôner la simplicité. Nombre d’ouvrages se disant adressés aux débutants (plus jeune j’en avais acquis un spécialement destiné aux étudiants), se révèlent assez décevant, soit parce que pas vraiment pratiques à mettre en oeuvre (approches maladroites, beaucoup d’ingrédients par recette, longs à préparer), voire carrément inutiles au vu de leur banalité (merci je saurais me débrouiller toute seule pour faire des pâtes à la tomate).
Mais je dois avouer que Simplissime a réussi à sortir des sentiers battus, pour proposer un livre tout simplement pertinent. Pour chaque recette, d’un côté le résultat final en grand (de quoi mettre l’eau à la bouche) et de l’autre les photos des ingrédients. Non seulement c’est très visuel, mais effectivement les éléments de mises en œuvres très limités poussent à croire qu’il est facile d’y arriver. Ajoutons à cela les notions de sans gluten, vegan et autres qualificatifs (très à la mode dans cette ère de recherche du bien-être), qui permettront à toutes les habitudes alimentaires de trouver leur bonheur.
Anoter deux bémols tout de même : d’une part l’épaisseur de l’objet, qui rend la manipulation difficile lorsqu’on cuisine, les pages ayant fâcheuse tendance à tourner toute seule, ce qui aurait pu être évité avec un grammage moins important (cela aurait aussi été plus écologique). D’autres part je reste dubitative face à certaines recettes, qui s’avèrent finalement trop simples, l’auteur ayant notamment fait beaucoup d’impasse sur les condiments et autres (un soufflé chocolat noir + fraises + œuf, d’accord je veux bien qu’on recherche le light, mais ne manquerait-il pas de sucre dans cette recette). Un minimum de bon sens et d’improvisation sera donc nécessaire pour palier à ces restrictions.

Conclusion :
Un ouvrage bien pensé, qui tient ses promesses.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
le visual thinking
les calories
les régimes alimentaires

Sondage Bizz & Miel : cliquez ici, merci !!


26 février 2016

Alejandro González Iñárritu : The Revenant


Ce que le synopsis nous dit :
Dans une Amérique profondément sauvage, Hugh Glass, un trappeur, est attaqué par un ours et grièvement blessé. Abandonné par ses équipiers, il est laissé pour mort. Mais Glass refuse de mourir. Seul, armé de sa volonté et porté par l’amour qu’il voue à sa femme et à leur fils, Glass entreprend un voyage de plus de 300 km dans un environnement hostile, sur la piste de l’homme qui l’a trahi. Sa soif de vengeance va se transformer en une lutte héroïque pour braver tous les obstacles, revenir chez lui et trouver la rédemption.

Ce que j’en pense :
Il est grand temps que je décide d’éviter tout contact avec le travail d’Alejandro González Iñárritu, qui mis à part pour 21 grammes (et c’était il y a fort longtemps), ne m’a infligé que des moments désagréables. Alors oui on peut saluer le travail mené, le réalisme de certaines scènes, et la performance de quelques acteurs, les conditions de tournage ayant certainement été très difficiles. Mais cela ne suffit pas à faire un bon film.
Parce qu’au final c’est surtout long, avec des protagonistes sans profondeur (seul le personnage principal est passablement développé). Je veux bien qu’il s’agisse d’un monde dur, dans lequel la parole est superflue, mais il aurait été bienvenue d’utiliser d’autres formes d’expression des sentiments... Si DiCaprio incarne ici à merveille la douleur et le dépassement de soi, ses motivations ne sont que peu interprétées. On comprend qu’il cherche la vengeance, mais on ne le sent pas (défaut que j’attribue à la direction, pas à la qualité de son jeu).
Le réalisateur a beaucoup misé sur l’esthétisme, avec des paysages grandioses. Manque de bol le traitement qu’il a choisi ne m’a pas touchée, peut-être un manquement au niveau des jeux de lumières (ce qui peut se justifier dans un film qui nous vend la froideur sous toutes ses formes, l’absence d’espoir, mais du coup c’est un élément de moins pour séduire le spectateur). Encore une fois, j’ai compris que c’était beau, mais je ne l’ai pas ressenti.
Enfin, il y a cet acharnement incroyable, au-delà du raisonnable, beaucoup de violence. A un moment j’ai juste trouvé ça ridicule l’idée qu’un seul individu puisse subir autant, tandis qu’en parallèle les morts se multiplient sur des claquements de doigts. Et j'ai failli oublier le scénario : très cousu de fils blancs.

Conclusion :
Si le tournage a sûrement été pénible pour les acteurs, le visionnage l’a également été pour le spectateur que je suis.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
les cabanes
les baignades
l’absence de cuisson
l’absence de sens olfactif



25 avril 2014

Philippe de Chauveron : Qu’est-ce qu’on a fait au bon Dieu ?

Ce que le synopsis nous dit :
Claude et Marie Verneuil, issus de la grande bourgeoisie catholique provinciale sont des parents plutôt "vieille France". Mais ils se sont toujours obligés à faire preuve d'ouverture d'esprit...Les pilules furent cependant bien difficiles à avaler quand leur première fille épousa un musulman, leur seconde un juif et leur troisième un chinois.
Leurs espoirs de voir enfin l'une d'elles se marier à l'église se cristallisent donc sur la cadette, qui, alléluia, vient de rencontrer un bon catholique.

Ce que j’en pense :
La très bonne surprise de ce film est que tout ne se trouve pas révélé dans la bande-annonce, loin de là. A grands renfort de tous les clichés possibles et imaginables (même les sports “typiques” y passent), il démarre avec un incroyable enchaînement de blagues, qui n’a pas manqué de déclencher l’hilarité de la salle. Si le rythme est un peu moins soutenu dans la seconde moitié, l’attention reste conservée jusqu’au bout, avec un dénouement prévisible mais bien amené. Et puis il faut avouer que le sujet est bien trouvé, car oui la France est (et a toujours été, rappelons-le, même si les origines ethniques se sont élargies avec l’avancée des moyens de transport) une terre d’accueil et de mixité, ce qui contribue largement à sa richesse.

Conclusion :
Un film qui saura séduire toutes les populations !

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- la zumba
- la pêche
- la peinture
- la cuisine


11 novembre 2013

Cléa : Veggie - Je sais cuisiner végétarien

Ce que l’éditeur nous dit :
Les raisons de réduire ou supprimer les produits d'origine animale de notre alimentation ne manquent pas : c'est bon pour la santé, pour le portefeuille, pour l'environnement, et pour les papilles ! Clea, la célèbre blogueuse, auteur de nombreux livres de cuisine bio, nous guide dans l'élaboration de repas sans viande ni poisson. Vous découvrirez que cuisiner végétarien, c'est s'ouvrir à un monde d'ingrédients qu'on ne soupçonnait pas forcément jusque-là. Grâce aux conseils nutritionnels du docteur Bernard-Pellet, vous apprendrez aussi à les associer dans des menus complets et équilibrés. Clea nous transmet de réels savoir-faire : composer des assiettes complètes, des plats uniques rapides pour toutes les occasions (du pique-nique au réveillon) et tous les publics, depuis les copines au régime jusqu'aux ados affamés. Des plats mythiques de la cuisine végétarienne, comme le tofu laqué au beurre de cacahuète, sont présentés pas à pas en photos ; faire aimer les légumes aux enfants ! Essayez la betterave sublimée dans des brioches roses, les coquillettes en gratin à la ratatouille et au sésame ; recevoir différemment, autour d'une raclette végétarienne, de veggie burgers ou d'un wok comme à Bali ; finir en beauté avec des desserts gourmands et équilibrés : mousse au chocolat végétale, pudding de tapioca à l'abricot et au lait d'amande...

Ce que j’en pense :
Objectivement, il y a peu de chance que quelqu’un peu habitué à cuisiner (végétarien), trouve dans son placard tous les éléments de bases nécessaires aux recettes de Cléa. Il faudra effectivement s’équiper en poudre d’amande, en farine d’épeautre ou encore en panais, qu’il sera plus probable de trouver en magasins bio qu’en supermarché lambda (encore que, les rayons commencent à s'étoffer). Mais quel plaisir de découvrir tous ces nouveaux produits, toutes ces nouvelles combinaisons, tous ces nouveaux goûts ! Véritable source d’inspiration et très bien présenté, comportant des recettes originales et faciles à réaliser, ce livre saura répondre aux envies les plus diverses et variées. C’est justement lorsque manque un ingrédient que sa propre créativité est mise en marche, très fier d’avoir remplacé le riz par du quinoa :) (oui, ça compte).
Je l’ai offert à plusieurs personnes, végétariens débutants, passionnés de cuisine/nutrition, ou encore proches paniqués à l’idée de concevoir un dîner sans viande (mais qu’est ce que je vais faire à manger !?). Toutes y ont trouvé leur bonheur.

Conclusion :
A must-have.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- les oléagineux
- les légumes oubliés
- les algues
- les farines complètes


1 octobre 2012

Duong Thu Huong : Terre des oublis

Ce que l’éditeur nous dit :
Alors qu'elle rentre d'une journée en forêt, Miên, une jeune femme vietnamienne, se heurte à un attroupement : l'homme qu'elle avait épousé quatorze ans auparavant et qu'on croyait mort en héros est revenu. Entre-temps Miên s'est remariée avec un riche propriétaire terrien, Hoan, qu'elle aime et avec qui elle a un enfant. Mais Bôn, le vétéran communiste,
réclame sa femme. Sous la pression de la communauté, Miên retourne vivre avec son premier mari. Au fil d'une narration éblouissante, l'auteur plonge dans le passé de ces trois personnages, victimes d'une société pétrie de principes moraux et politiques, tout en évoquant avec bonheur la vie quotidienne de son pays, ses sons, ses odeurs, ses couleurs... Terre des oublis, roman de l'après-guerre du Viêt-Nam, est un livre magistral.

Ce que j’en pense :
J’avais déjà tenté la lecture de ce livre il y a quelques années, mais stoppée après une vingtaine de pages car trop gênée par l’écriture au présent. Après avoir visité le Viêt Nam j’ai donné une seconde chance à Terre des Oublis. Cette fois l’écriture s’est plutôt montrée un atout qu’une faiblesse insurmontable. La lumière est portée tour à tour sur les trois protagonistes. Tous sont pris dans ce tourbillon infernal de la vie, à la fois bourreaux et victimes des deux autres malgré eux. Ce principe permet de comprendre le point de vue de chacun, rendant toute prise de partie impossible. Chaque personnage est à la fois comprehensible et coupable.
Ajoutons à cela un portrait de différents aspects du Viet Nam, les différences villes et campagnes, les divergences de situations économiques, les oscillations entre pressions sociales muettes et pensés individuelles, le contraste entre les régions touchées par la guerre et les autres, etc. On compense ainsi un peu ce manque de nos scolarités françaises, durant lesquelles je pense qu’on ne nous a pas suffisamment parler de tous ces conflits qui ont touchés le sud est de l’Asie au siècle dernier.

Conclusion :
Un livre touchant et très juste.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- la cuisine
- les petites rues
- les hammacs
- la famille

21 mars 2011

Kathryn Stockett : La couleur des sentiments

Ce que l’éditeur nous en dit :
Chez les Blancs de Jackson, Mississippi, ce sont les Noires qui font le ménage, la cuisine, et qui s'occupent des enfants. On est en 1962, les lois raciales font autorité. En quarante ans de service, Aibileen a appris à tenir sa langue. L'insolente Minny, sa meilleure amie, vient tout juste de se faire renvoyer. Si les choses s'enveniment, elle devra chercher du travail dans une autre ville. Peut-être même s'exiler dans un autre Etat, comme Constantine, qu'on n'a plus revue ici depuis que, pour des raisons inavouables, les Phelan l'ont congédiée. Mais Skeeter, la fille des Phelan, n'est pas comme les autres. De retour à Jackson au terme de ses études, elle s'acharne à découvrir pourquoi Constantine, qui l'a élevée avec amour pendant vingt-deux ans, est partie sans même lui laisser un mot. Une jeune bourgeoise blanche et deux bonnes noires. Personne ne croirait à leur amitié ; moins encore la toléreraient. Pourtant, poussées par une sourde envie de changer les choses, malgré la peur, elles vont unir leurs destins, et en grand secret écrire une histoire bouleversante. Passionnant, drôle, émouvant, La Couleur des sentiments a conquis l'Amérique avec ses personnages inoubliables. Vendu à plus de deux millions d'exemplaires, ce premier roman, véritable phénomène culturel outre-Atlantique, est un pur bonheur de lecture.

Ce que j’en pense :
La couleur des sentiments est actuellement disponible dans quasiment toutes les bibliothèques de Paris, bien souvent via liste d'attente. A défaut d'être un bon livre, cela indiquait au moins qu'il s'agissait d'un "must read". Et bien je n'ai pas été déçue.
Kathryn Stockett nous offre une histoire intéressante et bien écrite, avec une flopée de personnages tous très attachants. Le style et fluide, le récit vivant et aucun temps mort ne vient perturber la lecture.
Si dans notre société la question des inégalités est intemporelle (car non, les hommes ne naissent toujours pas égaux en statut social, moyens financiers ou chances d'éducation), il en va différemment pour les discriminations raciales, au niveau légal en tout cas. Ayant grandit dans un milieu où la diversité culturelle et la pluralité des origines va de soi, il m'est toujours aussi surprenant de réaliser qu'il y a 50 ans encore tous n'avaient pas les mêmes droits. C'est pourtant ce type de quotidien qui nous est merveilleusement décrit ici, à une époque où la différenciation était l'unique vérité possible.
Il est d'ailleurs amusant de noter que La couleur des sentiments se déroule dans un univers entièrement féminin, ces dames n'ayant pourtant eu le droit de vote que quelques années auparavant. Il semble que les concepts aient besoin de temps pour pouvoir se généraliser.

Conclusion :
A lire absolument, ne serait ce que pour le point de vue historique et social.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- l’argenterie
- les sanitaires
- la cuisine
- la climatisation