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16 novembre 2014

Christopher Nolan : Interstellar

Ce que le synopsis nous dit :
Le film raconte les aventures d’un groupe d’explorateurs qui utilisent une faille récemment découverte dans l’espace-temps afin de repousser les limites humaines et partir à la conquête des distances astronomiques dans un voyage interstellaire.

Ce que j’en pense :
Christopher Nolan et des vaisseaux spatiaux... Sans surprise, j’attendais la sortie d’Interstellar avec une impatience grandissante. C’est sans compter sur l’un de mes amis qui a réussi, à grand renfort de bouquins qui ont l’air géniaux que je ne comprends pas et de visites à la cité des sciences, à me plonger dans le vaste sujet qu’est l’univers. Il faut dire que le terrain avait déjà été bien travaillé par Alexandre Astier (❤) (son Exoconférence est une véritable merveille, durant laquelle j’ai littéralement pleuré de rire) et une récente visite au Futuroscope (le film Mission Huble en particulier). Bref maintenant je suis obligée de lire des trucs sur la résonance orbitale, les pouponnières d'étoiles ou le test de Turing et Interstellar tombait à pic.
Si les prémices de mon exploration ne me permettent pas vraiment de juger de la véracité des données scientifiques prodiguées par le film (et d’ailleurs au fond on s’en fiche), celui-ci a plus que satisfait mon envie de “voir les étoiles”. Toutes les scènes dans l’espaces sont absolument magnifiques, avec de belles mises en perspectives sur les échelles de grandeur. Pour le scénario par contre de grandes inégalités dans la durée, avec des scènes trop en longueur et d’autres saisissantes (même en sachant qu’il est rare de tuer le personnage principal en milieu de séance, j’ai à plusieurs reprises eu “peur” pour lui). La carte sentimentale aurait également gagné à être un peu moins utilisée vers la fin du film, gâchant presque la beauté de certaines séquences antérieures (la plupart de celles entre Murphy enfant et son père, ou celle dans laquelle Cooper découvre les vidéos de ses enfants qui sont tout simplement poignantes).

Conclusion :
Un film plein d’imperfections, à l’image de notre savoir et de la beauté de notre monde.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
La fin du monde
La relativité
Les équations
La gravité

31 juillet 2012

Christopher Nolan : The dark knight rises

Ce que le synopsis nous dit :
Il y a huit ans, Batman a disparu dans la nuit : lui qui était un héros est alors devenu un fugitif. S'accusant de la mort du procureur-adjoint Harvey Dent, le Chevalier Noir a tout sacrifié au nom de ce que le commissaire Gordon et lui-même considéraient être une noble cause. Et leurs actions conjointes se sont avérées efficaces pour un temps puisque la criminalité a été éradiquée à Gotham City grâce à l'arsenal de lois répressif initié par Dent.
Mais c'est un chat – aux intentions obscures – aussi rusé que voleur qui va tout bouleverser. À moins que ce ne soit l'arrivée à Gotham de Bane, terroriste masqué, qui compte bien arracher Bruce à l'exil qu'il s'est imposé. Pourtant, même si ce dernier est prêt à endosser de nouveau la cape et le casque du Chevalier Noir, Batman n'est peut-être plus de taille à affronter Bane…


Ce que j’en pense :
Christopher Nolan s’est planté en beauté, la comparaison avec ses précédents films étant d’autant plus cruelle. Il est curieux de constater que dans l’ultime épisode d’une trilogie consacré à Batman, on voit si peu le dit super-héros. C’était un peu le cas de Dark Knight également, mais cela y constituait un véritable atout. En effet, si c’est l’un des rares film d’action que j’ai voulu revoir, c’est en grand partie grâce au fabuleux personnage du Joker. Ce film là était vraiment génial et plaçait la barre très haute.
Quatre ans plus tard, la magie est partie. Pourtant le casting n’était pas mal non plus : Bane, un gros vilain plutôt pas mal ; John Blake, un petit gentil attachant ; Catwoman, interprétée par une Anne Hathaway tout à fait épatante, qui n’a aucune peine à sortir de ses habituels personnages de films romantiques (je passerai ici sur une Marion Cottillard qui me parait tout aussi fade que de routine, nous épargnant pour une fois son nez coulant). C’est dans le scénario que tout pêche. A part quelques retournements de situations, il ne se passe dans l’ensemble pas grand chose et les incohérences sont nombreuses. Le pire est tout de même de nous infliger ce mauvais compte à rebours. Christopher Nolan devrait avoir honte d’avoir validé une telle absurdité.
Pour ma part je ne suis pas allé jusqu’à l’ennui et ne regrette pas de l’avoir vu, mais je comprend tout de même les notes générales qu’à reçu ce film.

Conclusion :
A voir pour compléter la trilogie, mais ne pas se faire trop d’illusions.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- les deux roues
- les otages
- les ponts


1 août 2010

Christopher Nolan : Inception

Ce que le synopsys nous dit :
Dom Cobb est un voleur expérimenté – le meilleur qui soit dans l’art périlleux de l’extraction : sa spécialité consiste à s’approprier les secrets les plus précieux d’un individu, enfouis au plus profond de son subconscient, pendant qu’il rêve et que son esprit est particulièrement vulnérable. Très recherché pour ses talents dans l’univers trouble de l’espionnage industriel, Cobb est aussi devenu un fugitif traqué dans le monde entier qui a perdu tout ce qui lui est cher. Mais une ultime mission pourrait lui permettre de retrouver sa vie d’avant – à condition qu’il puisse accomplir l’impossible : l’inception. Au lieu de subtiliser un rêve, Cobb et son équipe doivent faire l’inverse : implanter une idée dans l’esprit d’un individu. S’ils y parviennent, il pourrait s’agir du crime parfait. Et pourtant, aussi méthodiques et doués soient-ils, rien n’aurait pu préparer Cobb et ses partenaires à un ennemi redoutable qui semble avoir systématiquement un coup d’avance sur eux. Un ennemi dont seul Cobb aurait pu soupçonner l’existence.

Ce que j’en pense :

Une fois de plus, Christopher Nolan nous offre un film tout simplement génial.
Côté scénario, loin d'égaler l'ingéniosité de Matrix, Inception a su entrer dans la même catégorie. Certains pourront même y voir un soupçon de plagia, mais combien de films peuvent se toiser d'être totalement originaux ? Même le grand Matrix nous offre son quart d'heure de déjà vu, avec Néo dans le rôle de la princesse endormie et Trinity dans celui du prince. Une faiblesse bien facilement pardonnable...
Spécifique des films du réalisateur, l'histoire est complexe mais propose une réelle explication à la fin. Une seconde lecture permettra d'apprécier le détail, sans le pouvoir d'en changer la compréhension globale. Un bon équilibre : immersion totale durant la séance, sans frustration à la sortie.
Côté mise en scène, quelques déjà vus encore, telle qu'une course poursuite enneigée qui rappelle fortement un James Bond, mais dont la réalisation s'imbrique tellement bien dans le film... Les mises en scènes sont bluffantes, non pas par prouesses technologiques (les plans à effets spéciaux ne sont d'ailleurs pas si nombreux pour un blockbuster américain), mais parce quelles exploitent totalement les possibilités du scénario. J'ai en particulier aimé la scène de l'ascenseur...
Pour terminer, un beau casting, avec Leonardo DiCaprio dans un rôle qui lui va comme un gant. Son personnage a d'ailleurs beaucoup de ressemblances avec celui qu'il interprétait dans Shutter Island.

Conclusion :
2h28 qui passent en un instant. J'en redemande.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- Les rêves
- L’architecture
- Le subconscient
- Les substances chimiques