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30 mai 2015

Brad Bird : À la poursuite de demain (Tomorrowland)

Ce que le synopsis nous dit :
Casey, une adolescente brillante et optimiste, douée d’une grande curiosité scientifique et Frank, un homme qui fut autrefois un jeune inventeur de génie avant de perdre ses illusions, s’embarquent pour une périlleuse mission. Leur but : découvrir les secrets d’un lieu mystérieux du nom de Tomorrowland, un endroit situé quelque part dans le temps et l’espace, qui ne semble exister que dans leur mémoire commune... Ce qu’ils y feront changera à jamais la face du monde… et leur propre destin !

Ce que j’en pense :
Alors que tout le monde se précipite pour aller voir Mad Max (que non, je n’ai pas l’intention de voir, c’est mon choix et c'est définitif), j’ai préféré miser sur une valeur sûre pour se mettre un peu de baume au cœur, avec la dernière production des studios Disney (et George Clooney, que je n’ai pas été si surprise de trouver là - cf. The descendants).
Difficile de parler de ce film sans spoiler, mais de toute manière c’est le type de contenu que l’on voit plutôt pour son univers que pour l’effet de surprise. Et là justement on en prend plein les mirettes, au côté d'une Britt Robertson émerveillée, franchement c’est chouette. Le ton à la fois naïf et plein d’espoir nous permet un véritable voyage dans le temps (mais cette fois dans le passé de notre enfance), dans l’esprit Walt Disney. Enfin j’ai apprécié “la morale de cette histoire”, peut-être un peu simpliste, voir facile, mais tout de même très jolie (et sûrement pas si loin de la réalité).

Conclusion :
Un très joli moment en honneur de l’imagination.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
Les plages
Les casquettes
Les prédictions
Les champs de blé





8 septembre 2013

François Ozon : Jeune & Jolie

Ce que le synopsis nous dit :
Le portrait d’une jeune fille de 17 ans en 4 saisons et 4 chansons.

Ce que j’en pense :
Jeune & Jolie fait partie de ces films miroirs, envoûtants et tout en pudeur, qui pourront laisser des impressions très différentes selon les émotions et l’état d’esprit qui animent chaque spectateur au moment de la séance. Tout se joue dans les non-dits : dans le regard profond mais impassible de Marine Vacth, dont le personnage semble presque indifférent à sa propre situation, ou dans celui de Géraldine Pailhas, mère torturée par l’incompréhension face aux choix de sa fille. Et c’est précisement cette incertitude qui amenera à s’attacher, ou non, à cette histoire.
Aucune raison logique ne semble justifier l’activité de la demoiselle et chacun est libre de projeter son propre véçu pour tenter de trouver une explication. Pour moi, les enjeux de sexualité et le pouvoir qu’elle confère sont la clé de voute du film, quand pour d’autres il s’agira peut être d’un besoin de se confronter aux interdits qui aurait tout aussi bien s’exprimer dans la drogue.
Si l’idée est là, on reste tout de même bien loin de la pornographique. Aujourd’hui bien des films grand publics montrent des scènes plus explicites que celles que l’on trouvera dans Jeune & Jolie. Loin de prôner la prostitution, il faut bien avouer une certaine ironie dans la perfection des images.

Conclusion :
Un film sublime, au sens propre comme au figuré.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- les plages
- les chemisiers
- les dépositions
- les fêtes

4 avril 2013

Gianni Amelio : Le premier homme

Ce que le synopsis nous dit :
Août 1957. Un écrivain célèbre d’une quarantaine d’années, Jacques Cormery, rend visite à sa mère qui demeure à Alger. La ville est en état de guerre. Il se souvient de ses années d’écolier, de ses amis européens et algériens et de M. Bernard, cet instituteur qui l’a projeté vers une vie inconcevable pour un enfant né dans une famille pauvre et analphabète. Fidèle à son passé, que peut-il faire pour réconcilier ceux qui comme lui, pieds-noirs et algériens, sont nés sur le même sol, mais que le mouvement de l’histoire a transformés en ennemis héréditaires ?

Ce que j’en pense :
Un beau film, très instructif à plusieurs niveaux. Il permet d’appréhender la fin de la colonisation Algérienne, sujet qui touche particulièrement mes origines familiales. Le premier homme m’a permis de visiter une Alger une n’existe plus, mais dans laquelle j’ai tout de même reconnu les blouses que portait mon arrière grand-mère.
La position est intéressante car elle présente différent points de vue, sans juger. A ce titre il s’agit également d’une fenêtre ouverte sur une époque durant laquelle éducation et enfance n’avaient pas la même signification qu’aujourd’hui (avec tous les aspects positifs et négatifs qui peuvent en être retirés, encore une fois il ne s’agit pas de juger).
Enfin, il s’agit de la biographie d’un grand auteur, son amour pour sa famille (sa mère en particulier), l’un de ses professeur et surtout pour son pays. Autant d’éléments qui permettent comprendre un peu mieux ses idées et ses écrits.
Si j’ai réalisé aujourd’hui que roman inachevé ne signifiait pas forcément roman sans fin (parce qu’après tout rien n’oblige à écrire de façon linéaire), je dois tout de même dire que le rideau est tombé trop abruptement sur ce film. Mais quand un tel projet est porté par des acteurs d’exception, que demander des plus ?

Conclusion :
Une page de l’histoire de France que l’on devrait ouvrir plus souvent.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- les punitions
- la plage
- les photos de classe
- les cigarettes


29 juillet 2012

Tôru Fujisawa : GTO - Great Teacher Onizuka (25 tomes)

Ce que l’éditeur nous dit :
Onizuka, c'est le nom de famille d'Eikichi, un zonard de banlieue qui a fait les quatre cents coups que font tous les adolescents laissés pour compte d'une société japonaise gangrenée par la crise économique et qui doute de ses valeurs. Son temps libre, il le passe à fumer des cigarettes sous les escaliers des centres commerciaux pour reluquer les petites culottes des filles qui les dévalent. Pourtant, ce voyou-là va avoir une révélation. Une aventure sentimentale lui fait découvrir une réalité : c'est que les lycéennes préfèrent coucher avec leurs profs chauves et adipeux plutôt qu'avec les garçons de leur âge, mignons certes, mais sans les attraits d'une vie facile.Il décide alors de devenir enseignant. Il accède à un stage où il est confronté à des élèves qui sont à peu près aussi âgés que lui et qui se révèlent être aussi voyous qu'il a pu l'être. Pour se faire respecter, il décide de leur répliquer dans le même registre, disons "musclé". Il sera assez vite idolâtré par ceux-ci et, à la fin de son contrat, il prend conscience qu'il a enfin un rôle à jouer dans la société. Ses aventures sentimentales ne se concrétisent pas pour autant car son statut d'enseignant rend l'approche des filles délicate et les pièges sont nombreux.

Ce que j’en pense :
Durant ma “jeunesse”, j’ai lu le nombreux mangas. Aujourd’hui, je consacre bien moins de temps à ce type de littérature. A l’occasion challenge Sur les pages du Japon du mois de juillet, j’ai donc décidé de revenir sur l’un de ceux qui m’avait le plus plu, relisant au passage quelques tomes.
Il semble que l’univers du lycée devait être plus parlant à la jeune fille (pure et innocente bien sûr) de l’époque, qu’à la jeune adulte (cadre dynamique essayant de préserver bon gré mal gré sa pureté et son innocence) que je suis aujourd’hui. Si j’ai apprécié de retrouver ces personnages rangés dans un coin de ma mémoire, je me suis vue bien moins “passionné” qu’alors. J’ai peut être aussi été plus gênée par l’omniprésence des sous vêtements de lycéennes (ça marche, mon innocence se régénère ! A moins qu’il ne s’agisse d’une fermeture d’esprit... Enfin, tant que je ne commence pas à penser que “c’était mieux avant” tout va bien).
Cela dit il faut bien admettre que cette série tente de se pencher sur des “vrais” thème de société, abordant le mal être de l’adolescence japonaise (ici bien souvent à cause d’un contexte familial inadéquate), mettant en avant des notions telles que l’entraide ou l’amitié, mais démontrant surtout que l’habit ne fait pas toujours le moine en ce qui concerne l’être humain.
Rien que pour la référence national que représente cette série, elle vaut le coût d’être au moins feuilletée. A titre d’exemple, on remarquera que lorsqu’un manga apparaît dans un drama, il y a 95% de chance qu’il s’agisse de celui ci (je le sait parce que je suis bien “obligée” de regarder des séries de temps en temps pour améliorer ma compréhension orale du japonais. Bon et puis parce que plus d’un équivaut en qualité à un Grey’s Anatomy ou un Being Erica).
Enfin, le dessin est assez appréciable.

Conclusion :
Un phénomène de société qui conquerra au moins le coeur des moins des 20 ans.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :

- les motos
- les dessous d’escaliers
- le karaté
- les plages