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28 avril 2015

Tim Sliders : Timeville

Ce que l’éditeur nous dit :
David Cartier fait partie des chefs étoilés les plus réputés de la planète et Anna Cartier est une brillante chirurgienne. Ce soir, David et Anna ont signé les papiers de leur divorce, et David s'apprête à passer une dernière nuit dans son ancienne maison. Mais à son réveil, le décor a radicalement changé et son téléphone portable a disparu. Un hurlement à l'étage lui indique que sa fille Agathe vient de découvrir sa nouvelle coiffure à la Tina Turner et son immonde pyjama Duran Duran. Quant à Tom, le petit dernier, il se demande pourquoi la télé n'a que trois chaînes et où sont passés ses DVD préférés. Seule Anna semble comprendre l'impossible réalité. La petite famille a voyagé dans le temps... et se retrouve au tout début des années 80, précisément à l'époque où Anna et David se sont rencontrés et juré un amour éternel... Qui les a envoyés là et dans quel but ? Et surtout comment feront-ils pour supporter cette cohabitation forcée et... rentrer en 2012 ? Bienvenue dans la mystérieuse Timeville ! La ville de tous les temps et de tous les possibles...

Ce que j’en pense :
Si je n’ai pas d’information officielle sur l’auteur qui se cache derrière le pseudonyme de Tim Sliders, j’y ai pour ma part retrouvé de nombreuses similitudes, tant sur le style que sur le choix de la thématique, avec Tonino Benacquista (qui est également scénariste, comme par hasard...). La différence notable est l’absence du petit je ne sais pas quoi qui me met toujours un peu mal à l’aise, ce petit mal-être caché au fond que l’on retrouve chez l’auteur de Malavita (quoique). L’action démarre au quart de tour, plongeant tout de suite le lecteur au coeur de l’action. Si l’on sait dès les premières lignes qu’il ne sera pas fait démonstration de grande littérature, on s’attend tout du moins à être diverti. Une modeste ambition que Timeville réalise haut la main. Certes le tout est un peu facile, convenu, plutôt prévisible... mais cet hommage aux années 80 n’en est pas moins très plaisant. Et c’est déjà pas mal !

Conclusion :
Parfait pour se reposer l’esprit entre deux pavés.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
les ratages d’avion
les lady(s)
les diagnostiques
les magrets (comme quoi c’est pas une bonne idée d'en manger)





19 août 2014

Luc Besson : Lucy

Ce que le synopsis nous dit :
A la suite de circonstances indépendantes de sa volonté, une jeune étudiante voit ses capacités intellectuelles se développer à l’infini. Elle « colonise » son cerveau, et acquiert des pouvoirs illimités.

Ce que j’en pense :
Il semble que les avis soient très partagés concernant Lucy. Pour ma part, à une période durant laquelle je lis du Greg Egan, je découvre qu’en fait la danse contemporaine ça peut être très bien et j’écoute en boucle du Sigur Rós, cela ne pouvait que me plaire. Et c’est peu dire que j’ai adoré.
Luc Beson nous propose un film certes très mégalo et avec un parti-pris tout à fait contestable, mais au moins il exploite vraiment son matériau de base. Il nous entraîne ainsi dans l’origine même de la vie, le tout et le rien, l’infiniment petit et l’immense, l’ultra-spécifique et l’universel. Rien que ça. Pour cela il s’appuie sur le jeu incroyable d’une Scarlett Johannson, qui crève l’écran tout du long (si certains acteurs tels que Mink-sik Choi ou Amr Waked ne s’en sortent pas si mal, j’ai trouvé la prestation de Morgan Freeman tout à fait inutile).
Que dire d’autre à part que j’ai été subjuguée, que je ne me suis pas ennuyée une seule minute, que la mise en scène est bien dosée, que c’est beau, et qu’en plus on a même droit à une course poursuite (il fallait bien la caser celle-là).

Conclusion :
Après tous les navets qui se prennent pour des chefs d’oeuvres, un vrai retour aux sources qui fait du bien.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- les clés USB nouvelle génération
- la médecine moderne
- là où le personnel navigant oublie qu’en fait il peut ouvrir de l’extérieur
- les métaphores du monde animal


14 février 2012

Alexander Payne : The Descendants

Ce que le synopsis nous dit :
A Hawaii, la vie d’une famille bascule. Parce que sa femme vient d’être hospitalisée suite à un accident de bateau, Matt King tente maladroitement de se rapprocher de ses deux filles, Scottie, une gamine de dix ans vive et précoce, et Alexandra, une adolescente rebelle de dix-sept ans. Il se demande aussi s’il doit vendre les terres familiales, les dernières plages tropicales vierges des îles, héritées de ses ancêtres hawaiiens. Quand Alexandra lui révèle que sa mère avait une liaison, le monde de Matt vacille. Avec ses deux filles, il part à la recherche de l’amant de sa femme. Durant une semaine essentielle, au fil de rencontres tour à tour drôles, perturbantes et révélatrices, il va finalement prendre conscience que sa principale préoccupation est de reconstruire sa vie et sa famille…

Ce que j’en pense :
On se sent bien, lorsque l’on sort de la séance de The descendants. Pas euphorique, loin de là, mais apaisé. Le film est très juste, abordant des sujets lourds (les déchirements familiaux, l’affrontement avec la mort, etc.) tout en plaçant savamment des notes d’humour ici et là, créant immédiatement l’empathie du spectateur. Pas de gentils contre des méchants, mais juste des gens comme les autres, avec leurs défauts et leurs qualités, qui essaient de vivre au mieux leur vie. Oui, décidément très attachants.
Ce sentiment vient aussi notamment de la merveilleuse interprétation de George Clooney, pourtant loin de ses rôles en costume sur mesure habituels, et de la pourtant très jeune Shailene Woodley.

Et puis, vision pas si paradisiaque mais tout de même d’une beauté à couper le souffle de cette nature Hawaïenne est pour le moins originale.

Conclusion :
Un très beau film, à la fois simple et très puissant.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- les tongues
- l’avion
- les crèmes glacées
- l’espionnage