TRY ME
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2 juillet 2016

Bifrost n° 77 (2015) : Dossier Mélanie Fazi

Ce que l’éditeur nous dit :
Me voilà seul dans la maison, et les souvenirs reviennent.
Les miens, ceux de mon été ici, celui de mes huit ans, l’été de personne d’autre. Pas celui d’Hugo. Le mien. Tout a commencé par l’image de la gouvernante en train de m’entraîner le long d’un des couloirs de l’étage, surgie de nulle part alors que j’empruntais le couloir en question. Puis des moments précis avec Carl, des jeux, des discussions, la certitude très nette que je l’admirais, que j’adorais sa présence mais qu’il n’était pas vraiment là, pas tout à fait comme nous. Certains souvenirs sont anodins. D’autres sont des bribes isolées qui ne riment à rien.  J’ai des flashes d’une grande salle rouge et de jeux impossibles…

Ce que j’en pense :
A l’occasion du CRAAA, j’ai ouvert (ou plutôt tourné les pages virtuelles de ma liseuse) pour la première fois un numéro du magazine Bifrost. Depuis le temps le temps que je traîne sur le site du Bélial (dont j’abuse des ressources gratuites), il était temps. J’ai sans hésitation jeté mon dévolu sur l’édition consacrée à Mélanie Mazi, ce qui m’a donné le plaisir immense de lire une autre de ses nouvelles. Alors que ces derniers mois je me suis activée à découvrir la cinématographie des années 60, et les réalisations d’Alfred Hitchcock en particulier, ce récit basé sur l’univers du film Rebecca tombé à point nommé (je n’ai plus qu’à voir l’original). Bref j’ai adoré La Clé de Manderley.
Par contre, j’ai un peu moins apprécié le texte de Greg Egan (contrairement à mes expériences précédentes avec l’auteur et me suis totalement désintéressée de celui de Stéphane Beauverger (du coup pas sûr que je lise son Déchronologue un jour).
Dans la suite du numéro, j’ai pu découvrir de nombreuses critiques littéraires, ce que j’ai trouvé bien sur le principe, mais pas facile à utiliser dans le format epub. Je préfère largement lire les chroniques d’autres blogs ou sur des sites type Babelio quand un ouvrage particulier attire mon attention. Les éditions nous proposent également un listing de toutes les sorties littéraires du genre. J’avoue que je ne vois pas trop comment utiliser ce type d’information, peut-être parce que mes lectures ne se cantonnent pas au genre SFFF et qu’encore une fois je préfère sélectionner au gré des découvertes. Tellement d’ouvrages existent déjà que je n’ai pas besoin de suivre de si près les dernières publications. Idem pour l’actualité qui est partagée.
Enfin, j’ai été forte surprise de la longue interview de l’auteur invitée qui a été réalisée, extrêmement complète. J’imagine qu’il s’agit d’une mine d’or pour les écrivains en herbe qui se posent des questions sur leur « carrière », l’expérience des pairs étant toujours la bienvenue. N’étant pas dans ce cas de figure, j’ai intentionnellement omis quelques passages…

Conclusion :
Coup de cœur pour la nouvelle de M. Fazi, mais pas convaincue par le magazine Bifrost.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
Les personnages
Les projecteurs
Les héritages
Les objets du décor



16 août 2014

Greg Egan : Trois nouvelles

Ce que l’éditeur nous dit :
Greg Egan bâtit son futur en disséquant le présent avec une virtuosité aussi fascinante qu'implacable : nous voici prévenus...

Ce que j’en pense :
En apprenant à être moi (Learning to be me) 
Une nouvelle fascinante, qui pose une question aussi vieille que la philosophie, celle de tenter de définir ce qui fait l’humanité, avec des notions telles que l’âme, la conscience, l’individualité ou l’identité. Tout cela en moins de 25 pages, mais avec une vraie pertinence mais aussi une place aux rebondissements dans le récit. Ce texte, avec lequel je fais mon entrée dans l’univers de Greg Egan, laisse présager de très bonnes choses pour de futures lectures !

Mortelles ritournelles (Beyond the Whistle Test) 
Dans cette autre nouvelle, Greg Egan reprend la thématique du cerveau manipulé par la science et la manière dont cela influence la conscience et les comportements humain. Il y accuse de manière flagrante l’influence abusive dont les médias, et la publicité en particulier, ne se privent pas de faire usage. Peut-être à cause de cette carte que je trouve un peu facile de la “dénonciation” (dont je ne nie pas qu’elle soit justifiée cependant), j’ai moins accroché à cette lecture. Je retiendrais l'anecdote du test du concierge, le reste sera vite oublié.

De raisons d’être heureux ((Reasons To Be Cheerful)
Et on s’enfonce encore un peu plus dans les méandres du cerveau humain, pour au final toujours le même sujet : entre le corps et l’âme, où se situe la personnalité, l’individualité... Techniquement/biologiquement parlant, pourrions-nous décider d’être “une personne plutôt qu’une autre” ? La spécificité est ici de savoir où se situe le bonheur dans tout ça, savoir si en réalité il existe (rien que ça), dans la mesure où l’on pourrait très bien le réduire à une série de réactions nerveuses. Décidement Greg Egan se pose bien des questions (de manières presque redondante je trouve alors que chacune de ces trois nouvelles est extraite d’un recueil différent). Je ne sais pas si la qualité est réellement différente ou si c’est que l’effet de surprise est passé, mais c’est En apprenant à être moi que j’aurais largement le plus apprécier découvrir.

Conclusion :
Un auteur qui plonge au plus profond de l’humanité.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- les chirurgies novatrices
- les synapses
- l’amour
- l’étude du vivant