Ce que l’éditeur nous dit :
Délaissant momentanément les urgences de nos maux contemporains qui forment son quotidien, le Dr Pelloux se penche ici sur de curieux patients : quasi morts, et tous illustres. Et si leur agonie en disait plus sur l'époque que l'époque elle-même ? Partant de cette intuition, Patrick Pelloux s'est lancé dans une recherche inédite, à la fois médicale et historique : retracer, au plus près de la vérité clinique et du contexte politico-socioculturel, les derniers moments de ces personnalités qui ont fait l'Histoire. Le résultat en est trente chroniques – de Jésus à Churchill dans l'ordre chronologique –, écrites d'une plume aussi précise qu'un bistouri (pour la vérité des faits), mais également pleine de verve, d'empathie et, souvent, d'humour, voire d'une pointe d'ironie. On y croise des rois, bien sûr (Charles IX, Henri III, Henri IV, Louis XIV...), des révolutionnaires (Danton, Robespierre), des résistants (Jean Moulin), des savants (Marie Curie), mais aussi des soldats (à Waterloo ou le 6 juin 1944), des écrivains (La Fontaine, Voltaire, Balzac, Zola...), des saltimbanques (Molière, Fréhel, Laurel et Hardy), et même un canard (Satunin) et un faux philosophe (devinez son nom) ! À l'image de son titre emprunté à Molière, un livre très sérieux mais qui ne se prend pas au sérieux, dans lequel on se promène au gré des époques, des thèmes, des personnages, avec le plaisir rare d'apprendre en s'amusant.
Ce que j’en pense :
S’il y a une chose qu’on ne peut pas retirer à ce bouquin, c’est bien l’originalité de son sujet. A travers la manière (plus ou moins tragique, plus ou moins hygiénique, mais jamais d’un dernier soupir serein durant leur sommeil) dont ils passent de vie à trépas, Patrick Pelloux revient sur la vie (quelle ironie) de certains personnages ayant marqué l’histoire de France. Entre sarcasmes et descriptions méthodiques des symptômes, on nous parle beaucoup de saignées (et des anémies qui s’ensuivent), de nécroses ou de fluides corporels dont la présence n’inspire rien de très positif. Si on sent que Patrick Pelloux n’est pas écrivain de métier et maîtrise mal sa prose, notamment dans la répétition des termes (j’ai vu “agonie” trois fois en une seule page), mais pour ceux qui apprécient l’humour noir cela n'empêche pas certains passages d’être franchement drôles.
L’influence de la religion est aussi très présente : là où l’on découvre d’entre La Fontaine et Voltaire, lequel renoncera à ses principes de toute une vie face à la peur de l’inconnu, en faveur de la rassurante protection divine, et lequel inébranlable, refusera l’extrême onction jusqu'à son dernier souffle ? Quel suspense insoutenable, n’est-ce pas?
Conclusion :
Âmes sensibles s’abstenir, mais au moins ça se lit vite.
A lire si vous voulez en savoir plus sur :
les progrès de la médecine
les accessoires religieux
le déni
l’absence de soin qui arrange bien
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5 novembre 2014
9 août 2014
Richard Linklater : Boyhood
Chaque année, durant 12 ans, le réalisateur Richard Linklater a réuni les mêmes comédiens pour un film unique sur la famille et le temps qui passe. On y suit le jeune Mason de l’âge de six ans jusqu’ à sa majorité, vivant avec sa sœur et sa mère, séparée de son père. Les déménagements, les amis, les rentrées des classes, les premiers émois, les petits riens et les grandes décisions qui rythment sa jeunesse et le préparent à devenir adulte...
Ce que j’en pense :
A mon sens c’est ça du vrai cinéma. Au même titre qu’un Gravity (dans une catégorie très différente), Boyhood nous permet de vivre une expérience unique.
C’est juste fou de voir condensé en quelques heures ces personnes grandir, vieillir, adopter un nouveau style vestimentaire ou coupe de cheveux. L’évolution est bien sûr d’autant plus hallucinante chez les enfants, qui d’une année sur l’autre peuvent avoir pris seulement quelques centimètres ou avoir carrément changé du statut, passant de bébé à petit garçon/petite fille, puis un beau jour adolescents, avant de se diriger doucement vers les adultes qu’ils seront. L’histoire en soi n’a rien d’exceptionnelle, puisque c’est celle de la vie (et de ses inévitables questions existentielles), mais elle est ici sacrément bien racontée. Mille détails rendent le récit touchant et surtout très réaliste, dans les éléments que l’on retrouve, ou au contraire ceux qui se perdent, avec une mention spéciale sur les spécificités américaines (la taille des gobelets ou la présence d’armes à feu pour ne citer qu’elles).
Si certaines longueurs auraient pu être évitées (dans la dernière heure en particulier), elles seront bien vite oubliées, en faveur de ses personnages décidément très attachants.
Conclusion :
C’est fou la vie.
A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- les voitures d’occasion
- les études
- comment répondre à la question “quoi de neuf”
- la religion
9 juin 2011
Lian Hearn : Le clan des Otori (3 volumes)
Ce que l’éditeur nous en dit :
Dans sa forteresse d’Inuyama, l’impitoyable seigneur Iida Sadamu, du clan des Tohan, assure sa protection grâce au “parquet du rossignol” qui conduit à sa chambre. Construit avec un art consommé, ce parquet chante au moindre effleurement d’un pied humain. Aucun assassin ne peut le franchir sans qu’Iida l’entende…
Au XVIème siècle, dans un Japon médiéval mythique, le jeune Takeo grandit dans un village tranquille, au sein d’une communauté qui condamne la violence. Mais cette communauté est victime de persécutions, et les habitants du village de Takeo sont massacrés par les hommes d’Iida. Sauvé et adopté par sire Shigeru, chef du Clan des Otori, le jeune garçon se trouve plongé dans un univers d’intrigues et de luttes violentes entre les clans de ce Japon féodal.
Animé par son désir de vengeance et son devoir de loyauté, transporté par l’intensité de son amour pour la belle Kaede, Takeo devra trouver sa propre voie.
Sa quête le conduira derrière les murailles d’Inuyama, où il devra franchir le parquet du rossignol… cette nuit-là le rossignol se taira-t-il ?
Ce que j’en pense :
La saga du Clan des Otori a déjà largement fait ses preuves au niveau international. Après lecture je comprends aisément cet engouement général, même si je m'attendais à une œuvre plus "adulte". Certes les volumes sont présents à la fois en section jeunesse et dans les rayons "pour les grands". Mais c'est également le cas du Seigneur des Anneaux, ce qui n'a jamais signifié qu'il agissait d'une lecture facile. Celle de Lian Hearn au contraire, connait cette fluidité spécifique aux romans adolescents.
Cette caractéristique se retrouve dans l'histoire elle-même, très romanesque, où les gentils et les méchants sont bien définis. C'est peut-être d'ailleurs la faiblesse de ce livre, qui manque des dimensions humaines qui peuvent vraiment emballer un lecteur.
Cela dit elle reste une lecture très agréable, dont l'univers de la chevalerie nippone fait toute l'originalité. L'auteur n'étant pas elle-même originaire de l'archipel, il est difficile de dire à quel point la retranscription culturelle qui nous est faites est représentative d'une réalité. Mais même si elle ne l'était qu'en partie, il est très intéressant de découvrir une façon de penser si différente de la nôtre. Là où nos héros sont ceux qui se battent jusqu'à leur dernier souffle, ici le suicide est monnaie courante et même encouragé au moindre déshonneur s'abattant sur soi ou ses proches.
Conclusion :
Une lecture facile et agréable pour la culture générale
A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- les religions
- la calligraphie
- le théâtre
- les artisans
Dans sa forteresse d’Inuyama, l’impitoyable seigneur Iida Sadamu, du clan des Tohan, assure sa protection grâce au “parquet du rossignol” qui conduit à sa chambre. Construit avec un art consommé, ce parquet chante au moindre effleurement d’un pied humain. Aucun assassin ne peut le franchir sans qu’Iida l’entende…
Au XVIème siècle, dans un Japon médiéval mythique, le jeune Takeo grandit dans un village tranquille, au sein d’une communauté qui condamne la violence. Mais cette communauté est victime de persécutions, et les habitants du village de Takeo sont massacrés par les hommes d’Iida. Sauvé et adopté par sire Shigeru, chef du Clan des Otori, le jeune garçon se trouve plongé dans un univers d’intrigues et de luttes violentes entre les clans de ce Japon féodal.
Animé par son désir de vengeance et son devoir de loyauté, transporté par l’intensité de son amour pour la belle Kaede, Takeo devra trouver sa propre voie.
Sa quête le conduira derrière les murailles d’Inuyama, où il devra franchir le parquet du rossignol… cette nuit-là le rossignol se taira-t-il ?
Ce que j’en pense :
La saga du Clan des Otori a déjà largement fait ses preuves au niveau international. Après lecture je comprends aisément cet engouement général, même si je m'attendais à une œuvre plus "adulte". Certes les volumes sont présents à la fois en section jeunesse et dans les rayons "pour les grands". Mais c'est également le cas du Seigneur des Anneaux, ce qui n'a jamais signifié qu'il agissait d'une lecture facile. Celle de Lian Hearn au contraire, connait cette fluidité spécifique aux romans adolescents.
Cette caractéristique se retrouve dans l'histoire elle-même, très romanesque, où les gentils et les méchants sont bien définis. C'est peut-être d'ailleurs la faiblesse de ce livre, qui manque des dimensions humaines qui peuvent vraiment emballer un lecteur.
Cela dit elle reste une lecture très agréable, dont l'univers de la chevalerie nippone fait toute l'originalité. L'auteur n'étant pas elle-même originaire de l'archipel, il est difficile de dire à quel point la retranscription culturelle qui nous est faites est représentative d'une réalité. Mais même si elle ne l'était qu'en partie, il est très intéressant de découvrir une façon de penser si différente de la nôtre. Là où nos héros sont ceux qui se battent jusqu'à leur dernier souffle, ici le suicide est monnaie courante et même encouragé au moindre déshonneur s'abattant sur soi ou ses proches.
Conclusion :
Une lecture facile et agréable pour la culture générale
A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- les religions
- la calligraphie
- le théâtre
- les artisans
3 mai 2010
Emmanuel Benbihy : New-York, I Love You
Ce que le synopsis nous dit :
Depuis l'invention du cinéma, New York n'a jamais cessé de fasciner les cinéastes, qui y puisent d'infinies émotions dans des décors aussi spectaculaires qu'uniques. Des gratte-ciel miroitants aux parcs et aux rues qui sont comme autant de mondes, la ville a été immortalisée dans des milliers de films à travers des centaines d'atmosphères différentes.
Ce que j’en pense :
Ayant découvert New-York il y a peu, et gardé une excellente image de Paris, Je t’aime, c’est tout naturellement que je suis allé voir la dernière production d’Emmanuel Benbihy. Et bien j’en suis ravie.
Force est de constater que New-York, I love you est différent de son prédécesseur. Autant que peuvent l’être ces deux ville.
Si le thème est le même, la façon de le traiter ne l’est pas. Tout d’abord, les courts-métrages sont ici présentés de façon homogène, avec plus de continuité et des piqures de rappel entre les épisodes. Ce choix est assez représentatif d’une réalité. Si à Paris, chaque quartier a sa propre couleur et ses habitants leurs propres mœurs, New-York est présenté comme un tout. Un New-Yorkais est avant tout un New-Yorkais.
Autre choix tout aussi à propos : de Paris, on nous montrait du beau, du féerique, mais aussi du triste, du nostalgique ou de l’injuste. A New-York, si la palette d’émotion est au rendez-vous, le happy-ending est beaucoup plus fréquent, à l’image du rêve américain.
D’ailleurs, il est facile de comprendre pourquoi les films de Scarlett Johansson et Andrey Zvyagintsev (visibles sur Youtube) ont été coupés au montage. Il a manqué à ces deux réalisateur un ingrédient mystérieux, celui qui fait se dire au spectateur : « oui, c’est ça, je suis à New-York ».
Conclusion :
Vivement, la sortir au cinéma de Rio, eu te amo.
A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- l’amour
- la religion
- les taxis
- la rue
Depuis l'invention du cinéma, New York n'a jamais cessé de fasciner les cinéastes, qui y puisent d'infinies émotions dans des décors aussi spectaculaires qu'uniques. Des gratte-ciel miroitants aux parcs et aux rues qui sont comme autant de mondes, la ville a été immortalisée dans des milliers de films à travers des centaines d'atmosphères différentes.
Ce que j’en pense :
Ayant découvert New-York il y a peu, et gardé une excellente image de Paris, Je t’aime, c’est tout naturellement que je suis allé voir la dernière production d’Emmanuel Benbihy. Et bien j’en suis ravie.
Force est de constater que New-York, I love you est différent de son prédécesseur. Autant que peuvent l’être ces deux ville.
Si le thème est le même, la façon de le traiter ne l’est pas. Tout d’abord, les courts-métrages sont ici présentés de façon homogène, avec plus de continuité et des piqures de rappel entre les épisodes. Ce choix est assez représentatif d’une réalité. Si à Paris, chaque quartier a sa propre couleur et ses habitants leurs propres mœurs, New-York est présenté comme un tout. Un New-Yorkais est avant tout un New-Yorkais.
Autre choix tout aussi à propos : de Paris, on nous montrait du beau, du féerique, mais aussi du triste, du nostalgique ou de l’injuste. A New-York, si la palette d’émotion est au rendez-vous, le happy-ending est beaucoup plus fréquent, à l’image du rêve américain.
D’ailleurs, il est facile de comprendre pourquoi les films de Scarlett Johansson et Andrey Zvyagintsev (visibles sur Youtube) ont été coupés au montage. Il a manqué à ces deux réalisateur un ingrédient mystérieux, celui qui fait se dire au spectateur : « oui, c’est ça, je suis à New-York ».
Conclusion :
Vivement, la sortir au cinéma de Rio, eu te amo.
A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- l’amour
- la religion
- les taxis
- la rue
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