Ce que l’éditeur nous dit :
Cette année, Amélie Nothomb fait sa rentrée avec un conte de fées virant à la tragédie grecque. "Le crime du comte Neville" raconte l'histoire d'une jeune châtelaine mal dans sa peau, qui cherche à se faire assassiner par son père, pour aider ce dernier à réaliser sans dommages la prédiction d'une voyante rencontrée à l'issue d'une fugue qui n'en est pas une.
Ce que j’en pense :
Un Amélie Nothomb parmi tant d’autres : farfelu, décalé, court. D’ailleurs il s’agirait plus d’une nouvelle que d’un roman, le prix de vente affiché pour la version broché ne se justifiant que très difficilement malgré le nom affiché sur la couverture (j’ai eu la chance de pouvoir l’emprunter, donc je rouspète mais en vrai je ne suis pas concernée). Rien de particulier à dire sur l’histoire, qui encore une fois est exactement ce à quoi l’on peut s’attendre de son auteur, qui objectivement sait écrire et sait raconter. Ainsi j’ai passé un bon moment de lecture, pas plus, pas moins. Je ne lui jette pas la pierre, on ne peut décemment pas écrire un chef-d’oeuvre chaque année.
Conclusion :
A lire pour les inconditionnels de l’auteur, superflu pour les autres.
A lire si vous voulez en savoir plus sur :
l’art de la réception
les preuves d’amour
les ressentis
les châtelains
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3 novembre 2015
6 octobre 2013
Amélie Nothomb : La nostalgie heureuse
Ce que l’éditeur nous dit :
Tout ce que l’on aime devient une fiction.
Ce que j’en pense :
Pour apprécier La Nostalgie Heureuse, il faut au préalable avoir lu et surtout aimé les deux oeuvres précédentes d’Amélie Nothomb au pays du soleil levant. Cela tombe bien car c’est précisément mon cas.
S’il faut avouer que ce livre ne brille pas par sa longueur, la qualité est là, de bout en bout (ce qui n’est pas toujours le cas avec cet auteur). Amélie Nothomb nous y raconte sa vie, ou plutôt un moment de sa vie, qui sous de très banales apparences déclenche chez elle mille émotions. J’ai pour ma part été très touchée, émue même. Amélie Nothomb est une femme singulière, atteinte de douce folie, mais aussi tellement attachante. J’ai particulièrement savouré la dernière partie de la lecture, alors qu’elle fait le bilan de son voyage, le nez collé au hublot et l’esprit dérivant. Les mots sont justes, magnifiquement bien choisis. Si je comprend parfaitement tous les reproches qui peuvent être adressés à l'auteur, rien ne pourrait remettre en cause son âme d’écrivain. Cela reviendrait à nier effrontément l’indéniable qualité de certains phrasés, et surtout une incroyable capacité à imager les émotions. Amélie est liée à sa plume.
Conclusion :
Un vrai régal.
A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- les séances photos
- le linge
- l’Everest
- les prénoms
Tout ce que l’on aime devient une fiction.
Ce que j’en pense :
Pour apprécier La Nostalgie Heureuse, il faut au préalable avoir lu et surtout aimé les deux oeuvres précédentes d’Amélie Nothomb au pays du soleil levant. Cela tombe bien car c’est précisément mon cas.
S’il faut avouer que ce livre ne brille pas par sa longueur, la qualité est là, de bout en bout (ce qui n’est pas toujours le cas avec cet auteur). Amélie Nothomb nous y raconte sa vie, ou plutôt un moment de sa vie, qui sous de très banales apparences déclenche chez elle mille émotions. J’ai pour ma part été très touchée, émue même. Amélie Nothomb est une femme singulière, atteinte de douce folie, mais aussi tellement attachante. J’ai particulièrement savouré la dernière partie de la lecture, alors qu’elle fait le bilan de son voyage, le nez collé au hublot et l’esprit dérivant. Les mots sont justes, magnifiquement bien choisis. Si je comprend parfaitement tous les reproches qui peuvent être adressés à l'auteur, rien ne pourrait remettre en cause son âme d’écrivain. Cela reviendrait à nier effrontément l’indéniable qualité de certains phrasés, et surtout une incroyable capacité à imager les émotions. Amélie est liée à sa plume.
Conclusion :
Un vrai régal.
A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- les séances photos
- le linge
- l’Everest
- les prénoms
24 août 2012
Amélie Nothomb : Acide sulfurique
Ce que l’éditeur nous dit :
Concentration : la dernière-née des émissions télévisées. On enlève des gens, on recrute des kapos, on filme… Tout de suite, le plus haut score de téléspectateurs, l’audimat absolu qui se nourrit autant de la cruauté filmée que de l’horreur dénoncée.
Etudiante à la beauté stupéfiante, Pannonique est devenue CKZ 114 dans le camp de concentration télévisé. Le premier sévice étant la perte de son nom, partant de son identité. Zdena, chômeuse devenue la kapo Zdena, découvre en Pannonique son double inversé et se met à l’aimer éperdument. Le bien et le mal en couple fatal, la victime et le bourreau, la belle et la bête aussi. Quand les organisateurs du jeu, pour stimuler encore l’audience, décident de faire voter le public pour désigner les prisonniers à abattre, un tollé médiatique s’élève mais personne ne s’abstient de voter et Pannonique joue sa vie…
Ce que j’en pense :
Il y a deux types d’Amélie Nothomb : les géniaux et les autres. Celui-ci appartient clairement à la seconde catégorie. Mêler beauté et cruauté, dans un univers où l’horreur et perversité font légions, voici un thème en or pour l’auteur. Mais justement parce que c’est si attendu, l’effet de surprise n’est pas là. Ici l’écriture d’Amélie Nothomb ne se distingue pas, elle colle au texte. On dirait qu’elle a tout simplement suivi le pan de la mode, parlant de la télé réalité parce que c’est un sujet d'actualité. Comme tout le monde. Quelle déception de sa part, quelle prise de facilité. Au final, bien évidemment cela donne un livre qui se lit facilement, mais qui contrairement à ce que l’on aurait pu en espérer ne pousse pas spécialement à la réflexion. Vite lu, vite oublié.
Conclusion :
Acceptable mais sans plus.
A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- le mystère
- le marchandage
- la contradiction
Concentration : la dernière-née des émissions télévisées. On enlève des gens, on recrute des kapos, on filme… Tout de suite, le plus haut score de téléspectateurs, l’audimat absolu qui se nourrit autant de la cruauté filmée que de l’horreur dénoncée.
Etudiante à la beauté stupéfiante, Pannonique est devenue CKZ 114 dans le camp de concentration télévisé. Le premier sévice étant la perte de son nom, partant de son identité. Zdena, chômeuse devenue la kapo Zdena, découvre en Pannonique son double inversé et se met à l’aimer éperdument. Le bien et le mal en couple fatal, la victime et le bourreau, la belle et la bête aussi. Quand les organisateurs du jeu, pour stimuler encore l’audience, décident de faire voter le public pour désigner les prisonniers à abattre, un tollé médiatique s’élève mais personne ne s’abstient de voter et Pannonique joue sa vie…
Ce que j’en pense :
Il y a deux types d’Amélie Nothomb : les géniaux et les autres. Celui-ci appartient clairement à la seconde catégorie. Mêler beauté et cruauté, dans un univers où l’horreur et perversité font légions, voici un thème en or pour l’auteur. Mais justement parce que c’est si attendu, l’effet de surprise n’est pas là. Ici l’écriture d’Amélie Nothomb ne se distingue pas, elle colle au texte. On dirait qu’elle a tout simplement suivi le pan de la mode, parlant de la télé réalité parce que c’est un sujet d'actualité. Comme tout le monde. Quelle déception de sa part, quelle prise de facilité. Au final, bien évidemment cela donne un livre qui se lit facilement, mais qui contrairement à ce que l’on aurait pu en espérer ne pousse pas spécialement à la réflexion. Vite lu, vite oublié.
Conclusion :
Acceptable mais sans plus.
A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- le mystère
- le marchandage
- la contradiction
12 mars 2012
Amélie Nothomb : Biographie de la faim
Ce que l’éditeur nous dit :
L'auteur de Stupeur et tremblements (Grand Prix du roman de l'Académie française 1999) et de Métaphysique des tubes fait revivre ses souvenirs de petite enfance au Japon mais aussi à Pékin, à New York, au Bangladesh et autres lieux où l'a conduite la carrière d'un père diplomate. Au cœur du kaléidoscope : sa faim. Le mystère de la faim, la faim goinfre, joyeuse ou tragique et angoissante,
quête perpétuelle d'un accomplissement inaccessible, qui explique autant l'histoire des peuples que celle des individus. Les figures du père, d'une nourrice japonaise, d'une sœur tendrement aimée se dessinent aussi dans ce récit pudique et sincère, maniant l'humour noir et la provocation.
Ce que j’en pense :
Décidément, c’est bien dans l’autobiographie que je préfère Amélie Nothomb. Sa façon si particulière de voir le monde, si délicieusement folle de penser, ne sont que preuves flagrantes de sont génie. Je ne suis pas certaine qu’il soit très agréable tous les jours de se trouver dans sa peau, peut être même loin de là, mais diable que cela doit être intéressant.
Ce roman peut se lire (ou se relire de multiple façon). Entre les analyses psychologiques et comportementales (ses faits et gestes à elle), sociologiques (les réactions des autres), ou encore anthropologiques (au travers des pays visités et comparés), il y a largement de quoi s’occuper. On peut aussi le dévorer sans réflexion, juste pour le plaisir de l’aventure et des mots, au rythme des surprises laissées par l’auteur à notre attention.
Conclusion :
Il est très probable que je le relise tôt ou tard.
A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- les nounous
- l’eau
- la Bulgarie
- les laveries
L'auteur de Stupeur et tremblements (Grand Prix du roman de l'Académie française 1999) et de Métaphysique des tubes fait revivre ses souvenirs de petite enfance au Japon mais aussi à Pékin, à New York, au Bangladesh et autres lieux où l'a conduite la carrière d'un père diplomate. Au cœur du kaléidoscope : sa faim. Le mystère de la faim, la faim goinfre, joyeuse ou tragique et angoissante,
quête perpétuelle d'un accomplissement inaccessible, qui explique autant l'histoire des peuples que celle des individus. Les figures du père, d'une nourrice japonaise, d'une sœur tendrement aimée se dessinent aussi dans ce récit pudique et sincère, maniant l'humour noir et la provocation.
Ce que j’en pense :
Décidément, c’est bien dans l’autobiographie que je préfère Amélie Nothomb. Sa façon si particulière de voir le monde, si délicieusement folle de penser, ne sont que preuves flagrantes de sont génie. Je ne suis pas certaine qu’il soit très agréable tous les jours de se trouver dans sa peau, peut être même loin de là, mais diable que cela doit être intéressant.
Ce roman peut se lire (ou se relire de multiple façon). Entre les analyses psychologiques et comportementales (ses faits et gestes à elle), sociologiques (les réactions des autres), ou encore anthropologiques (au travers des pays visités et comparés), il y a largement de quoi s’occuper. On peut aussi le dévorer sans réflexion, juste pour le plaisir de l’aventure et des mots, au rythme des surprises laissées par l’auteur à notre attention.
Conclusion :
Il est très probable que je le relise tôt ou tard.
A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- les nounous
- l’eau
- la Bulgarie
- les laveries
28 mai 2010
Amélie Nothomb : Péplum
Ce que l’éditeur nous dit :
Est-il possible que l'ensevelissement de Pompéi ait été un hasard, alors qu'il a été " le plus beau cadeau qui ait été offert aux archéologues " ? Selon la romancière, il s'agit d'un coup monté par les archéologues du futur. Cette supposition lui vaut justement d'être enlevée de sa chambre d'hôpital où elle vient de subir une opération. Lorsqu'elle se réveille, elle est en l'an... 2580. Elle consigne soigneusement son dialogue houleux avec le savant Celsius.
Entre cet homme fâché d'avoir été deviné et cette jeune femme énergique et furieuse contre ses ravisseurs s'instaure une vive et stimulante discussion sur le réel, le virtuel, le voyage dans le temps, la grande guerre du 26e siècle. Les devisants abordent aussi des questions de morale, de philosophie et d'art.
Ce que j’en pense :
Si le style court et incisif d’Amélie Nothomb m’a toujours plu, il en va différemment pour l’abus de dialogue. Malheureusement pour moi, si Péplum porte le qualificatif de « roman », il aurait aussi bien pu se classer parmi les « pièce de théâtre ». Quelques didascalies ponctuent l’échange interminable entre les deux protagonistes.
L’auteur a sûrement pris du plaisir à l’écriture. Thèse et antithèse. Elaborer des arguments allant à l’encontre de son propre raisonnement doit être un exercice intéressant. Mais cela ne signifie pas que cela puisses intéresser autrui.
Bien sûr dans ce flot de mots sont cachés quelques idées plaisantes, quelques phrases qui font sourire. Mais dans l’ensemble, Amélie Nothomb nous perd. Elle va d’une théorie à l’autre, sans réel fil conducteur, sans but précis. L’impression est celle d’assister à une conversation entre deux personnes de longue connaissance, qui auraient leur propre humour, leurs propres références incompréhensibles du commun des mortels : long et agaçant.
Conclusion :
A lire pour « compléter sa collection d’Amélie Nothomb » ou passer le temps. Sans grand intérêt au demeurant.
A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- Pompéi
- L’archéologie
- Le futur
- Les écrivains
Est-il possible que l'ensevelissement de Pompéi ait été un hasard, alors qu'il a été " le plus beau cadeau qui ait été offert aux archéologues " ? Selon la romancière, il s'agit d'un coup monté par les archéologues du futur. Cette supposition lui vaut justement d'être enlevée de sa chambre d'hôpital où elle vient de subir une opération. Lorsqu'elle se réveille, elle est en l'an... 2580. Elle consigne soigneusement son dialogue houleux avec le savant Celsius.
Entre cet homme fâché d'avoir été deviné et cette jeune femme énergique et furieuse contre ses ravisseurs s'instaure une vive et stimulante discussion sur le réel, le virtuel, le voyage dans le temps, la grande guerre du 26e siècle. Les devisants abordent aussi des questions de morale, de philosophie et d'art.
Ce que j’en pense :
Si le style court et incisif d’Amélie Nothomb m’a toujours plu, il en va différemment pour l’abus de dialogue. Malheureusement pour moi, si Péplum porte le qualificatif de « roman », il aurait aussi bien pu se classer parmi les « pièce de théâtre ». Quelques didascalies ponctuent l’échange interminable entre les deux protagonistes.
L’auteur a sûrement pris du plaisir à l’écriture. Thèse et antithèse. Elaborer des arguments allant à l’encontre de son propre raisonnement doit être un exercice intéressant. Mais cela ne signifie pas que cela puisses intéresser autrui.
Bien sûr dans ce flot de mots sont cachés quelques idées plaisantes, quelques phrases qui font sourire. Mais dans l’ensemble, Amélie Nothomb nous perd. Elle va d’une théorie à l’autre, sans réel fil conducteur, sans but précis. L’impression est celle d’assister à une conversation entre deux personnes de longue connaissance, qui auraient leur propre humour, leurs propres références incompréhensibles du commun des mortels : long et agaçant.
Conclusion :
A lire pour « compléter sa collection d’Amélie Nothomb » ou passer le temps. Sans grand intérêt au demeurant.
A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- Pompéi
- L’archéologie
- Le futur
- Les écrivains
6 janvier 2010
Amélie Nothomb : Le fait du Prince
Ce que l’éditeur nous en dit :Un homme vole l’identité d’un inconnu.
« Il y a un instant, entre la 15ème et la 16eme gorgée de champagne où tout homme est un aristocrate ».
Ce que j’en pense :
J’ai commencé cette lecture avec en tête le commentaire suivant « les deux premiers tiers sont géniaux, le dernier est nul », que je suis heureuse d’avoir écouté.
Fidèle à son habitude, l’auteur entre sans préambule dans le vif du sujet, nous plongeant immédiatement dans cet univers si particulier qui est le sien. Les personnages principaux sont décalés, avec des idées et des manières de penser plus farfelues les une que les autres.
Ici, tout commence par une simple conversation entre deux hommes qui ne se connaissent pas. Le premier explique au second que la meilleure réaction face à une mort impromptue chez soi est de conduire innocemment le défunt à l’hôpital, où le décès sera constaté. Pur hasard, le lendemain un inconnu sonne chez notre personnage principal, pour y mourir quelques minutes plus tard. Après maintes hésitations, il décide finalement de prendre l’identité et la vie du mort. Et on finirait presque par trouver cette réaction naturelle. C’est là toute la magie d’Amélie Nothomb, qui se poursuit au fil du roman.
L’intrigue se construit, une énigme se pose. Le lecteur avide de connaître le fin mot de l’histoire, tourne frénétiquement les pages.
Et plouf. C’est la fin, certes, mais Amélie oublie de nous révéler le pot aux roses. Les délais d’éditions ont-ils joués contre elle, ou n’y avait elle juste pas pensé ? Un sentiment de bâclé en tout cas.
En conclusion :
Une lecture sympathique et la joie de retrouver ce style si particulier.
Cet opus ne marquera probablement pas la carrière de l’auteur, et mieux vaut s’attendre à être déçu pour apprécier pleinement ces 169 pages.
A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- le champagne
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