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16 août 2014

Greg Egan : Trois nouvelles

Ce que l’éditeur nous dit :
Greg Egan bâtit son futur en disséquant le présent avec une virtuosité aussi fascinante qu'implacable : nous voici prévenus...

Ce que j’en pense :
En apprenant à être moi (Learning to be me) 
Une nouvelle fascinante, qui pose une question aussi vieille que la philosophie, celle de tenter de définir ce qui fait l’humanité, avec des notions telles que l’âme, la conscience, l’individualité ou l’identité. Tout cela en moins de 25 pages, mais avec une vraie pertinence mais aussi une place aux rebondissements dans le récit. Ce texte, avec lequel je fais mon entrée dans l’univers de Greg Egan, laisse présager de très bonnes choses pour de futures lectures !

Mortelles ritournelles (Beyond the Whistle Test) 
Dans cette autre nouvelle, Greg Egan reprend la thématique du cerveau manipulé par la science et la manière dont cela influence la conscience et les comportements humain. Il y accuse de manière flagrante l’influence abusive dont les médias, et la publicité en particulier, ne se privent pas de faire usage. Peut-être à cause de cette carte que je trouve un peu facile de la “dénonciation” (dont je ne nie pas qu’elle soit justifiée cependant), j’ai moins accroché à cette lecture. Je retiendrais l'anecdote du test du concierge, le reste sera vite oublié.

De raisons d’être heureux ((Reasons To Be Cheerful)
Et on s’enfonce encore un peu plus dans les méandres du cerveau humain, pour au final toujours le même sujet : entre le corps et l’âme, où se situe la personnalité, l’individualité... Techniquement/biologiquement parlant, pourrions-nous décider d’être “une personne plutôt qu’une autre” ? La spécificité est ici de savoir où se situe le bonheur dans tout ça, savoir si en réalité il existe (rien que ça), dans la mesure où l’on pourrait très bien le réduire à une série de réactions nerveuses. Décidement Greg Egan se pose bien des questions (de manières presque redondante je trouve alors que chacune de ces trois nouvelles est extraite d’un recueil différent). Je ne sais pas si la qualité est réellement différente ou si c’est que l’effet de surprise est passé, mais c’est En apprenant à être moi que j’aurais largement le plus apprécier découvrir.

Conclusion :
Un auteur qui plonge au plus profond de l’humanité.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- les chirurgies novatrices
- les synapses
- l’amour
- l’étude du vivant


9 août 2014

Richard Linklater : Boyhood

Ce que le synopsis nous dit :
Chaque année, durant 12 ans, le réalisateur Richard Linklater a réuni les mêmes comédiens pour un film unique sur la famille et le temps qui passe. On y suit le jeune Mason de l’âge de six ans jusqu’ à sa majorité, vivant avec sa sœur et sa mère, séparée de son père. Les déménagements, les amis, les rentrées des classes, les premiers émois, les petits riens et les grandes décisions qui rythment sa jeunesse et le préparent à devenir adulte...

Ce que j’en pense :
A mon sens c’est ça du vrai cinéma. Au même titre qu’un Gravity (dans une catégorie très différente), Boyhood nous permet de vivre une expérience unique.
C’est juste fou de voir condensé en quelques heures ces personnes grandir, vieillir, adopter un nouveau style vestimentaire ou coupe de cheveux. L’évolution est bien sûr d’autant plus hallucinante chez les enfants, qui d’une année sur l’autre peuvent avoir pris seulement quelques centimètres ou avoir carrément changé du statut, passant de bébé à petit garçon/petite fille, puis un beau jour adolescents, avant de se diriger doucement vers les adultes qu’ils seront. L’histoire en soi n’a rien d’exceptionnelle, puisque c’est celle de la vie (et de ses inévitables questions existentielles), mais elle est ici sacrément bien racontée. Mille détails rendent le récit touchant et surtout très réaliste, dans les éléments que l’on retrouve, ou au contraire ceux qui se perdent, avec une mention spéciale sur les spécificités américaines (la taille des gobelets ou la présence d’armes à feu pour ne citer qu’elles).
Si certaines longueurs auraient pu être évitées (dans la dernière heure en particulier), elles seront bien vite oubliées, en faveur de ses personnages décidément très attachants.

Conclusion :
C’est fou la vie.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- les voitures d’occasion
- les études
- comment répondre à la question “quoi de neuf”
- la religion


15 juillet 2011

Edward O. Wilson : Anthill

Ce que l’éditeur nous dit :
Starred Review. A Pulitzer Prize–winning nonfiction author and Harvard entomology professor, Wilson (The Ants) channels Huck Finn in his creative coming-of-age debut novel. Split into three parallel worlds—ants, humans, and the biosphere—the story follows young Raff Cody, who escapes the humid summers in Clayville, Ala., by exploring the remote Nokobee wilderness with his cousin, Junior. In one adventure, sneaking onto the property of a reputed multiple murderer to peek at his rumored 1,000-pound pet alligator, 15-year-old Raff faces down the barrel of a rifle. Raff's aversion to game hunting, ant fascination, Boy Scout achievements, and Harvard education all support his core need to remain a naturalist explorer. A remarkable center section meticulously details the life and death of an ant colony. Nearing 30, Raff's desire to preserve the Nokobee reserve from greedy real estate developers galvanizes an effort to protect the sacred land and a surprise violent ending brings everything full circle. Lush with organic details, Wilson's keen eye for the natural world and his acumen for environmental science is on brilliant display in this multifaceted story about human life and its connection to nature. 

Ce que j’en pense :
Nostalgique de la fabuleuse saga de Bernard Werber (Les fourmis), de plus en plus concernée par le sujet de l'environnement (comme tout le monde j'espère) et cherchant à lire plus souvent en anglais, c'est en achat impulsif que j'ai mis Anthill dans mon panier au détour d'un aéroport.
Si je ne l'ai pas regretté, cette expérience prouve tout de même qu'il ne faut pas se fier à la seule 4ème de couverture (vivent les avis lecteurs !), qui promet parfois trop.
Au final une lecture sans rapport avec l'ambiance annoncée, même si le résultat est tout de même sympathique. Le point négatif principal est justement la platitude du récit. Il ne se passe pas grand chose... Finalement le sujet n’est pas moins que la biographie du Raff Cody, sa vie, ses origines, ses études, etc. E les fourmis dans tout ça ? Elles font partie des multiples rétrospections et détours qui perdent un peu. le lecteur Edward O. Wilson nous fait languir sur un faux suspense. Mais comment Cody va t-il sauver la terre menacée ma les vilains entrepreneurs ? La réponse est assez décevante et finalement un peu frustrante.

Conclusion :
Pas un regret mais un livre que je ne recommanderait pas

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- les sponsors
- les études
- les thèses
- la motivation