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30 octobre 2015

Joe Wright : Peter Pan

Ce que le synopsis nous dit :
Proposant un nouveau regard sur l'origine des personnages légendaires créés par J.M. Barrie, le film s'attache à l'histoire d'un orphelin enlevé au Pays Imaginaire. Là-bas, il vivra une aventure palpitante et bravera maints dangers, tout en découvrant son destin : devenir le héros connu dans le monde entier sous le nom de Peter Pan.

Ce que j’en pense :
Si je n’ai pas vu l’intégralité de sa filmographie, j’ai jusque là toujours été convaincue par le travail de Joe Wright. A mon avis, le problème majeur de ce film est que Keira Knightley ne joue pas dedans. C’est la seule explication que je vois pour justifer une telle différence de niveau. Non pas que j’aie passé un mauvais moment, ce Pan étant somme toute distrayant. Mais il faut avouer aussi qu’on y trouve beaucoup de n’importe quoi : incohérences et absurdités de scénario, courses-poursuites rocambolesques, une notion des échelles et de l’espace très flexible, et beaucoup de prises de position faciles. Étrange également dont la manière dont ce monde féerique ne parait pas si “magique” que ça, au sens où il ne dépasse pas le stade du joli décors auquel on fait vaguement attention. Dans les points positifs, j’ai bien aimé le concept de chorale géante, même si sa saveur s’altère par une trop longue durée d’utilisation, ou encore la scène du trampoline. Et bravo aux maquilleurs, Hugh Jackman était méconnaissable.

Conclusion :
Ce n’est pas du grand cinéma.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
les chuchotements
les chocolats
les planques
les téléphériques




16 décembre 2012

Joe Wright : Anna Karenine (Anna Karenina)

Ce que le synopsis nous dit :
Russie, 1874, la belle et ardente Anna Karénine jouit de tout ce à quoi ses contemporains aspirent : mariée à Karénine, un haut fonctionnaire du gouvernement à qui elle a donné un fils, elle a atteint un éminent statut social à Saint-Pétersbourg. À la réception d’une lettre de son incorrigible séducteur de frère Oblonski, la suppliant de venir l’aider à sauver son mariage avec Dolly, elle se rend à Moscou. Au cours de son voyage, elle rencontre la comtesse Vronski que son fils, un charmant officier de la cavalerie, vient accueillir à la gare. Quelques brefs échanges suffisent pour éveiller en Anna et Vronski une attirance mutuelle.

Ce que j’en pense :
Difficile de se faire une opinion claire sur ce film, à la fois enchanteur et déconcertant. D’une part nous avons la magie d’une mise en scène théâtrale, à la fois drame et ballet, des costumes divins, de très bons acteurs et une histoire incroyablement prenante, dont on entr'aperçoit sans trop de peine pourquoi elle a fait la renommée de son auteur. D’un autre côté nous avons un film assez en longueur, étourdissant par ses plans parfois trop mouvants (surtout lorsqu’on se trouve assis au premier rang), des choix difficiles à saisir quand au temps consacrés aux différents protagonistes, des passions déchirantes frôlant parfois l’absurde (toujours l’anti-romantisme en moi qui parle).
Ce qui est certain c’est que cette adaptation ne m’a pas donné envie de découvrir le roman original, mais qu’elle a tout de même éveillée assez d’intérêts en moi pour aller farfouiller le net à la recherche d’analyses de texte. Force est d’avouer toute la force et le nombres de sujets forts qui sont abordés, je me suis également aperçue de certaine divergence entre la vision que je m’étais faite de certains personnages (notamment Vronski), l’importance que j’accordais à d’autres (en particulier l'antagonisme entre les différents couples présentés) et ce que j’ai découvert lors de mes lecture. La Russie a décidément le chic pour éveiller toutes les passions. 

Conclusion :
Une expérience originale et enivrante.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- les valses
- les trains
- les crinolines
- l’amour