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17 septembre 2012

Desmond Morris : Le singe nu

Ce que l’éditeur nous dit :
Non, déclare le zoologiste Desmond Morris, nous ne sommes pas une espèce nouvelle née du processus de l'évolution, nous sommes toujours des singes. Et il le démontre. Eliminant les sociétés primitives encore existantes comme étant des « ratés de l'évolution », il observe le singe nu moderne, arboricole, sorti des forêts et devenu carnivore, sous l'angle de la sexualité, de l'éducation, de la combativité et de la recherche du confort (où il assimile hardiment la quête des poux chez les primates aux menus propos mondains dans un effet scientifico-comique irrésistible).Pour élaborer cette thèse originale, il lui a suffi d'étudier le comportement humain dans la même optique que celui des animaux, et en utilisant le même vocabulaire. Le résultat est extraordinaire de précision scientifique, de logique... et d'humour. Quand on se regarde dans une glace, après avoir lu ce livre, on ne se voit plus de la même façon.Arthur Koestler.

Ce que j’en pense :
Il parait que ce livre est écrit avec humour. Il doit s’agir d’un humour de scientifique, car je n’ai pas trouvé. Certes l’idée même est assez originale, mais elle n’en est pas moins traitée avec beaucoup de sérieux et ce qui la rend si intéressante.
Se poser des questions sur qui nous étions et comment nous en sommes arrivés là, permet de faire le point sur l’homme tel qu’il est aujourd’hui et pourquoi pas sur celui que chacun d’entre nous voudrait être demain. En effet toute la première partie de cet essai décrit les origines de l’homme, son évolution comportementale et physique pour arriver à l’être qu’il est à ce jour. Il rappelle surtout le nombre de questions auxquelles aucune réponse ferme n’existe, les théories allant bon train pour tenter d’expliquer (même en tenant compte du fait que depuis son écriture en 1971 certains sujets ont évolués, car il reste encore énormément à découvrir).
Le problème, que personnellement j’attribue tout autant à la date de publication qu’au conventionnalisme universitaire des scientifiques, c'est que ce livre est parfois ennuyeux. Les descriptions minutieuses sont sans fin, les détails et les exemples décrits pour appuyer une théorie soporifiques. Ce livre mériterait peut être une remise à jour assortie d’une version plus “grand public”, car le fond est là est pourrait intéresser tout le monde.

Conclusion :
Qui sommes nous : un sujet passionnant très bien abordé mais dans un style parfois assomant.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- la pilosité
- les fruits
- le territoire
- l’amour


1 août 2011

Simonetta Greggio : Étoiles

Ce que l’éditeur nous dit :
Stella adorait quand Gaspard faisait fondre dans un gaspacho des glaçons aux feuilles de basilic. Et, quand elle avait de l'appétit, il lui composait des nourritures plus consistantes, jouant sur des associations de saveurs simples : des rondelles de pomme de terre tièdes sur lesquelles il avait amoureusement déposé des pétales de truffe, une noix de Saint-Jacques en carpaccio avec une larme d'oursin sur une feuille de roquette, arrosée de trois gouttes d'huile d'olive. " Fable moderne sous le soleil de Provence, ode à l'amour et à la gastronomie, Etoiles est suivi d'un carnet de recettes

Ce que j’en pense :

Étoiles nous parle de la séparation, et plus précisément de la fin de la vie telle qu’elle existe au sein du couple, de la nécessité de se reconstruire. Ce thème, qui n’aura de cesse de tourmenter certains esprits, est pour la plupart du temps abordé dans le sens du déchirement, de la haine et autres émotions négatives. Au contraire, Simonetta Greggio prend cette situation subie comme l’occasion d’un nouveau départ dans le sens le plus positif qu’il soit : réapprendre à s’étonner, à s’extasier, à profiter des petites joies quotidiennes et de la liberté retrouvée. Loin d’être un hymne au célibat, Étoiles est un ode à la joie de vivre.
Au final ce sont 147 pages de bonheur qui nous sont proposées, celui ci prenant tour à tour la forme de l’odeur du sud, celle de la saveur d’un plat harmonieusement composé, ou encore d’un simple sourire.
Si du point de vue strict de la romance, cette courte histoire n’a que très peu d’intérêt, c’est pour le sentiment de légèreté qu’elle procure qu’elle se dévore.

Conclusion :

Un bon interlude entre deux lectures, pour se mettre un peu de baume au cœur (et l’eau à la bouche).

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- les fruits
- les légumes
- les sauces
- le subtil mélange des saveurs