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13 février 2014

Stephen Frears : Philomena

Ce que le synopsis nous dit :
Irlande, 1952. Philomena Lee, encore adolescente, tombe enceinte. Rejetée par sa famille, elle est envoyée au couvent de Roscrea. En compensation des soins prodigués par les religieuses avant et pendant la naissance, elle travaille à la blanchisserie, et n’est autorisée à voir son fils, Anthony, qu’une heure par jour. À l’âge de trois ans, il lui est arraché pour être adopté par des Américains. Pendant des années, Philomena essaiera de le retrouver. Quand, cinquante ans plus tard, elle rencontre Martin Sixmith, journaliste désabusé, elle lui raconte son histoire, et ce dernier la persuade de l’accompagner aux Etats-Unis à la recherche d’Anthony.

Ce que j’en pense :
Fenêtre ouverte sur une époque, réflexion ouverte sur la religion catholique (notamment son penchant marqué pour la culpabilisation), voici ce que nous propose Philomena. Un sujet pas très amusant, mais qui trouve très bien son équilibre émotionnel entre la bonne humeur perpétuelle de son héroïne et la gravité des situations. Philomena est un film vraiment touchant, porté par ses personnages féminins avant tout : si le talent de Judi Dench n’est plus à prouver, les scènes interprétées par Sophie Kennedy Clark sont peut-être les plus émouvantes. Il est vrai cependant qu’on verse quelquefois dans la larme facile, et que toute la partie “dénonçant” les vilains journalistes plus intéressés par le profit que par l’humain sonne légèrement faux (voire hypocrite), mais bon comme tout cela est basé sur une histoire vraie, il est possible que cela soit la manière dont cela a été véçu par les protagonistes originaux...

Conclusion :
Un film intéressant et touchant.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- les miroirs déformants
- les buffets à volonté
- les romans à l’eau de rose
- “one in a million”



18 août 2010

Stephen Frears : Tamara Drewe

Ce que le synopsis nous dit :
Avec son nez refait, ses jambes interminables, son job dans la presse people, ses aspirations à la célébrité et sa facilité à briser les cœurs, Tamara Drewe est l'Amazone londonienne du XXIe siècle.
Son retour au village où vécut sa mère est un choc pour la petite communauté qui y prospère en paix.
Hommes et femmes, bobos et ruraux, auteur de best-sellers, universitaire frustré, rock star au rancart ou fils du pays, tous sont attirés par Tamara dont la beauté pyromane et les divagations amoureuses éveillent d'obscures passions et vont provoquer un enchaînement de circonstances aussi absurdes que poignantes.

Ce que j’en pense :
Concernant le rythme et l’ambiance, Tamara Drewe rappelle ceux d’une série télévisée. Quatre saisons, ou quatre épisodes où les relations entre protagonistes évoluent lentement mais sûrement.
L’humour, les personnages, les paysages et surtout la chute finale sont tout à fait anglais. Aucun véritable éclat de rire, mais un ensemble plutôt agréable. Les personnages sont attachants et tout à fait crédibles. Chapeau bas en particulier à l’adolescente excentrique plus vraie que nature.
Mais la vraie originalité de ce film réside dans la capacité de dissimuler des sujets sérieux par le prétexte d’une comédie. Car se sont avant tout les relations humaines qui sont décrites, les peurs et les difficultés de chacun de prendre les bonnes décisions, de mener sa vie au mieux. Les erreurs font partie des étapes nécessaires pour avancer dans la vie, mais si certains savent en tirer des conclusions et avancer, pour d’autre il faudra tomber plusieurs fois pour savoir se relever. Et ça, ce n’est pas toujours drôle.

Conclusion :
Un film plaisant, dans un style inattendu.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- La chirurgie esthétique
- Les écrivains
- Les magasines people
- Les vaches