Ce que le synopsis nous dit :
Le Paris des années 20. Marguerite Dumont est une femme fortunée passionnée de musique et d’opéra. Depuis des années elle chante régulièrement devant son cercle d’habitués. Mais Marguerite chante tragiquement faux et personne ne le lui a jamais dit. Son mari et ses proches l’ont toujours entretenue dans ses illusions. Tout se complique le jour où elle se met en tête de se produire devant un vrai public à l’Opéra.
Ce que j’en pense :
Drôle ou triste selon sous quel angle on choisit de se placer, sans doute les deux à la fois, l’histoire de cette Marguerite Dumont est touchante. Convaincue depuis longtemps du talent d’interprète de Catherine Frot, je n’ai pas été surprise de voir la palette d’émotion qu’elle parvient à faire passer à l’écran. On la trouve ridicule, on la prend en pitié, on s’attache à elle, tout comme les protagonistes qui l’entourent, tentés de l’utiliser pour finalement succomber à sa naïveté. Bien souvient les intentions sont floues, la frontière entre abus et bienveillance semblant bien mince. Ces personnages secondaires d’ailleurs, qui peinent à trouver leur place. Leurs histoires sont abordées, sans être réellement traités, pour finalement sembler tomber là comme un cheveux sur la soupe.
L’univers des années 20 est pour sa part rès réussi, telle une version plus sage de Gatsby le magnifique où l’argent coule à flot et la réalité semble oin des considérations de chacun. Je soulignerai en particulier l’utilisation intelligente de l'élément photographique.
Conclusion :
Une jolie mélodie.
A voir si vous voulez en savoir plus sur :
les souffleurs
les barbes
la fumée
les éléments de décor
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3 octobre 2015
3 novembre 2011
Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud : Poulet aux prunes
Ce que le synospis nous dit :
Téhéran, 1958. Depuis que son violon tant aimé a été brisé, Nasser Ali Khan, un des plus célèbres musiciens de son époque, a perdu le goût de vivre. Ne trouvant aucun instrument digne de le remplacer, il décide de se mettre au lit et d'attendre la mort. En espérant qu'elle vienne, il s'enfonce dans de profondes rêveries aussi mélancoliques que joyeuse, qui, tout à la fois, le ramènent à sa jeunesse, le conduisent à parler à Azraël, l'ange de la mort, et nous révèlent l'avenir de ses enfants... Au fur et à mesure que s'assemblent les pièces de ce puzzle, apparaît le secret bouleversant de sa vie : une magnifique histoire d'amour qui a nourri son génie et sa musique...
Ce que j’en pense :
Gardant un excellent souvenir de Persepolis, je m’attendais avec Poulet aux Prunes à en découvrir la “suite”. Il n’en fut rien car les deux histoires que peu de points communs (mais si l’origine auto-biographique et la présence de Téhéran figurent indéniablement de la patte de Marjane Satrapi).
Ici, la politique passe au second plan, pour se pencher plutôt sur la torture de l’artiste. En ce sens, on pourrait plutôt le comparer à Gainsbourg – vie héroïque, mais raconté à la manière d’un conte. D’ailleurs, le film commence comme un conte Persan. De ce type de “littérature”, se retrouvent également l’indispensable narrateur (avec la très belle voix d’Edouard Baer), la structure et surtout cette poésie si particulière. Nous sommes plongés dans un univers merveilleux, d’amour, de musique, de personnages imaginaires et mystérieux, retranscris par l’utilisation du dessin (sous de nombreuses formes). Mais la réalité est également bien présente, avec des être de chairs et d’os, avec leurs peines et leur triste réalité, noyés dans un nuage de fumée mélancolique. Finalement, il ne reste qu’à se laisser porter.
Conclusion :
Déroutant et poétique.
A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- la fumée
- les bus
- les cigarettes
- les commerçants
Téhéran, 1958. Depuis que son violon tant aimé a été brisé, Nasser Ali Khan, un des plus célèbres musiciens de son époque, a perdu le goût de vivre. Ne trouvant aucun instrument digne de le remplacer, il décide de se mettre au lit et d'attendre la mort. En espérant qu'elle vienne, il s'enfonce dans de profondes rêveries aussi mélancoliques que joyeuse, qui, tout à la fois, le ramènent à sa jeunesse, le conduisent à parler à Azraël, l'ange de la mort, et nous révèlent l'avenir de ses enfants... Au fur et à mesure que s'assemblent les pièces de ce puzzle, apparaît le secret bouleversant de sa vie : une magnifique histoire d'amour qui a nourri son génie et sa musique...
Ce que j’en pense :
Gardant un excellent souvenir de Persepolis, je m’attendais avec Poulet aux Prunes à en découvrir la “suite”. Il n’en fut rien car les deux histoires que peu de points communs (mais si l’origine auto-biographique et la présence de Téhéran figurent indéniablement de la patte de Marjane Satrapi).
Ici, la politique passe au second plan, pour se pencher plutôt sur la torture de l’artiste. En ce sens, on pourrait plutôt le comparer à Gainsbourg – vie héroïque, mais raconté à la manière d’un conte. D’ailleurs, le film commence comme un conte Persan. De ce type de “littérature”, se retrouvent également l’indispensable narrateur (avec la très belle voix d’Edouard Baer), la structure et surtout cette poésie si particulière. Nous sommes plongés dans un univers merveilleux, d’amour, de musique, de personnages imaginaires et mystérieux, retranscris par l’utilisation du dessin (sous de nombreuses formes). Mais la réalité est également bien présente, avec des être de chairs et d’os, avec leurs peines et leur triste réalité, noyés dans un nuage de fumée mélancolique. Finalement, il ne reste qu’à se laisser porter.
Conclusion :
Déroutant et poétique.
A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- la fumée
- les bus
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