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31 mars 2015

Mark Burton et Richard Starzak : Shaun le mouton (Shaun the Sheep Movie)

Ce que le synopsis nous dit :
Lorsque qu’une blague de Shaun entraîne accidentellement le fermier jusqu’à la Grande Ville, Shaun, Bitzer et le reste du troupeau se retrouvent embarqués dans une aventure complêêêêtement inattendue en plein grande ville… Shaun arrivera-t-il à retrouver le Fermier dans cette ville étrangère et inconnue avant de s’y perdre pour toujours ?

Ce que j’en pense :
Je ne l'aurais pas pensé a priori, mais Shaun le mouton s’est révélé être l'un des meilleurs films que j'ai vu depuis le début de l’année. Enfin un vrai divertissement qui permet de passer un bon moment, enfin un film drôle, devant lequel on rit (on rit vraiment, à de nombreuses reprises, et pas un simple sourire esquissé de temps à autre), dont on sort de bonne humeur.
Adapté à tous les publics, les petits comme les grands, j'ai aussi apprécié le message universel proposé : si les protagonistes peuvent avoir des dialogues, ils n’utilisent pas de langue à proprement parler pour plutôt s'appuyer sur des mimes, des expressions, des images, ce qui est à mon sens est plus parlant que tous les mots du monde.
A l'heure de la prolifération de la 3D, Mark Burton et Richard Starzak prennent le contre-pied et se délectent des possibilités de la 2D, jouant avec la perspective pour créer du comique de situation. Et, on ne la dira jamais assez, qu'est-ce que c’est drôle...

Conclusion :
Tout simplement hilarant.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
les sacs à dos
les sauts
les regards fixes
les coupes de cheveux





3 mars 2015

Alejandro González Iñárritu : Birdman

Ce que le synopsis nous dit :
À l’époque où il incarnait un célèbre super-héros, Riggan Thomson était mondialement connu. Mais de cette célébrité il ne reste plus grand-chose, et il tente aujourd’hui de monter une pièce de théâtre à Broadway dans l’espoir de renouer avec sa gloire perdue. Durant les quelques jours qui précèdent la première, il va devoir tout affronter : sa famille et ses proches, son passé, ses rêves et son ego…
S’il s’en sort, le rideau a une chance de s’ouvrir...

Ce que j’en pense :
Au sortir de cette séance je me suis sentie flouée, arnaquée de ces deux heures de ma vie si mal investies et que je ne récupérerai jamais. Quelle grosse erreur de ma part, en allant voir un film dégoulinant de récompenses (quand on voit qu’en gros 6 longs-métrages se partageaient les nominations des oscars, toutes catégories confondues, il serait temps de réaliser le peu de crédibilité que l’on peut-y accorder), d’imaginer que j’allais passer un bon moment.
Sur le principe, je suis plutôt partante pour le déjanté. Ce qualificatif, qui peut prendre de nombreuses formes (de préférence celles auxquelles on s’attend le moins), fonctionne à merveille dans un 9 mois ferme, un nouveaux sauvages, Gone girl ou encore un Very bad trip. Ainsi, j’espérais que Birdman soit drôle : il fut grotesque. L’ensemble n’est qu’une auto-contemplation ultra nombrilliste (rappelons que Alejandro González Iñárritu a écrit, réalisé et produit, exactement comme son personnage principal) sur la “situation” d’acteur déchu (bouh, bouh, bouh, pauvre superstar en mal de première page), qui se paye le culot de nous prendre un vrai ancien super héros (ça à l’air important “le vrai”, dans tout ça, ou “à la recherche de l’authenticité perdue”) pour interpréter sa propre histoire. Ça aurait pu être une prise de recul, une autodérision intéressante : c’est juste ridicule, systématiquement prévisible et surtout ennuyeux à regarder.
Par soucis d'honnêteté, je précise que, contrairement à moi, les deux personnes avec qui j’étais ce jour-là ont aimé (même si je ne comprend pas pourquoi). J'ai hésité à accorder deux étoiles au lieu d’une, parce que je reconnais l’intérêt de quelques (rares) scènes et le soin apporté à la mise en scène (même si oui, au bout de la quarantième fois on a bien compris qu’il maîtrisait le plan-séquence et qu’il savait coordonner des percussions). N'empêche qu’à mon humble avis, ce film aurait mieux trouvé sa place dans une poubelle que dans une salle de cinéma.

Conclusion :
Je regrette toujours ces deux heures de ma vie qu’on m'a volées.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
l’alcool
le vide
les fleurs
les cheveux