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25 avril 2015

Michael Cunningham/Stephen Daldry : Les heures (The hours)

Ce que l’éditeur nous dit :
Clarissa, Virginia et Laura : trois femmes, trois journées particulières dont les heures résonnent de subtils et sublimes échos jusqu'à l'incroyable révélation finale. Ce roman magistral, porté par la grâce, est hanté par le génie et les démons de Virginia Woolf. Adapté avec un immense succès au cinéma, il a reçu les prestigieux prix Pulitzer et Pen Faulkner Award. 

Ce que j’en pense :
Quelle oeuvre bien singulière que celle des Heures, dans son format écrit originel aussi bien que dans son adaptation cinématographique. Le roman, assez court au final (ce qui ne n'empêche beaucoup de profondeur), n’a quasiment rien perdu une fois transcrit à l’écran, au contraire. L’angle de vue est légèrement décalé de l’un à l’autre : alors que Stephen Daldry met l’accent sur le mal-être des trois héroïnes (les craquages, les pleurs, etc), Michael Cunningham se focalise quant à lui sur l’attrait que la mort exerce sur elles, telle la promesse d’une douce délivrance (le résultat est certes le même, mais le cheminement est différent). Quand l’écrit permet beaucoup plus d’introspection, l’image a su mieux mettre en avant les parallèles entre ces trois femmes et montre plus explicitement les liens qui les rattachent. Quel que soit le support, quelle fascinante épopée que cet éternellement recommencement de l’histoire, quel bel hommage à la littérature, là où l’écrivain, le personnage et le lecteur se croisent...
Seul petit bémol : j’avais un souvenir extrêmement fort des Heures, lu/vu à la sortie du film en 1998, tandis que cette redécouverte m’a moins transportée, sûrement à cause d’un état d’esprit différent (car il ne semble pas que l’un ou l’autre ait mal vieilli). Ce qui n’a pas changé : à l’époque cela m’avait donné envie de découvrir Virginia Woolf, ce n’est toujours pas fait mais c’est toujours prévu.

Conclusion :
Une histoire immuable.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
les fleurs
les gâteaux
les mots
l’envie de bien faire




30 juin 2012

Okakura Kakuzô : Le Livre du thé

Ce que l’éditeur nous dit :
Depuis près d'un siècle, Le Livre du thé qui offre une introduction des plus subtiles à la vie et à la pensée asiatiques s'adresse à toutes les générations. Et ce grand classique, qui a permis naguère de jeter un pont entre l'Orient et l'Occident, n'a rien perdu de sa force et peut encore éclairer notre modernité. Le trait de génie d' Okakura fut de choisir le thé comme symbole de la vie et de la culture en Asie le thé comme art de vivre, art de penser, art d'être au monde. Il nous parle d'harmonie, de respect, de pureté, de sérénité. Et de sagesse. Que nous contemplions l'évolution de la voie du thé à travers l'histoire, ou que nous nous projetions dans le siècle qui s'annonce, il convient encore et toujours de nous tourner vers Le Livre du thé.

Ce que j’en pense :
Ce livre nous offre une très intéressante ouverture sur la culture japonaise et sa manière de pensée (très liée à l’histoire chinoise, même si aujourd’hui les différences sont largement marquées). Ce rappel, par exemple, qu’au départ les japonais était vus par les européens comme des tribus barbares, parce vivant en quasi autarcie jusqu’à il y a peu, est assez amusante.
Mais je dois dire que je pensais être plus emballée par cette lecture. Pourtant assez courte, la préface et la postface étant aussi importantes que le texte en lui même, j’ai eu du mal à en venir à bout. Il faut dire que le mode de pensée va avec les pensées taoïstes, courant de pensée que je respecte mais qui ne me touche pas particulièrement. Et puis bien sûr, il y a aussi beaucoup de descriptifs, comme par exemple sur les services utilisés ou les modes de préparations en vigueur selon les époque.

Conclusion :
Intéressant dans le fond, mais difficile à lire dans la forme.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- l’infusion
- la simplicité
- la perfection