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9 novembre 2015

Ridley Scott : Seul sur Mars (The Martian)

Ce que le synopsis nous dit :
Lors d’une expédition sur Mars, l’astronaute Mark Watney (Matt Damon) est laissé pour mort par ses coéquipiers, une tempête les ayant obligés à décoller en urgence. Mais Mark a survécu et il est désormais seul, sans moyen de repartir, sur une planète hostile. Il va devoir faire appel à son intelligence et son ingéniosité pour tenter de survivre et trouver un moyen de contacter la Terre. A 225 millions de kilomètres, la NASA et des scientifiques du monde entier travaillent sans relâche pour le sauver, pendant que ses coéquipiers tentent d’organiser une mission pour le récupérer au péril de leurs vies.

Ce que j’en pense :
Ayant beaucoup apprécié le livre d'Andy Weirs, je n'ai pas hésité longtemps avant d'aller voir son adaptation cinématographique. S’agissant d'une oeuvre très complexe, il fallait nécessairement tailler dans la masse de détails techniques, et je n'avais aucune attente quant à la réussite de l'entreprise. J'avais par ailleurs quelques réserves sur le choix de Matt Damon, qui m'avait déjà laissé de glace en tant que cosmonaute d'Interstellar (oui là il y a une référence, qu'est-ce que je suis drôle). Il me semble qu'un acteur moins connu aurait été plus opportun.
Et puis bonne surprise, Matt Damon s'intègre subtilement à cet univers, sans que son statut ne vienne nuire au rôle. J’ai trouvé également intelligente la manière dont le matériau de base a été utilisé, faisant bien passer l’ambiance générale, tout en restant cohérent dans sa narration. Le soin apporté à l’aspect scientifique est peut-être celui qui souffre le plus de cette transfiguration, ce qui était prévisible.
En contrepartie, l’équilibre sérieux/humour a bien été respecté, sans lequel le film aurait pu rapidement être ennuyeux.
Si je n’ai pas été spécialement éblouie par les paysages martiens, je dois dire que j’ai été contente de pouvoir visualiser certaines scènes, dont je n’avais pas forcement compris tous les tenants et aboutissants à la lecture (sur la fin en particulier), et là il s’agit d’une vraie plus-value de l’image !

Conclusion :
Une très bonne adaptation d’un très bon roman !

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
les pommes de terre
l’alphabet
l’eau
les bâches


17 juin 2012

Ridley Scott : Prometheus

Ce que le synopsis nous dit : 
Une équipe d’explorateurs découvre un indice sur l’origine de l’humanité sur Terre. Cette découverte les entraîne dans un voyage fascinant jusqu’aux recoins les plus sombres de l’univers. Là-bas, un affrontement terrifiant qui décidera de l’avenir de l’humanité les attend. 

Ce que j’en pense :
Éviter de regarder de trop près les synopsis et surtout éviter à tous prix les bandes annonces, voilà une habitude dont je suis plus que convaincue, afin de déjouer les trop nombreux spoilers qui menacent le spectateur. Cependant je dois bien admettre que cette méthode connaît ses limites. Par exemple, si j’avais réalisé qu’en fait Prometheus était une suite des Aliens (mais en fait pas vraiment, parce que finalement le réalisateur dit en avoir fait une histoire à part entière, même si moi je dis qu’il a surtout fait du recyclage), au grand jamais je n’aurais eu l’idée saugrenue d’aller le voir. Pour la simple et bonne raison que mon petit coeur fragile ne supporte pas le genre épouvante-horreur (non vraiment je ne vois pas l’intérêt de se faire peur intentionnellement, parfois au dépend de la qualité de plusieurs nuits de sommeil). Ceci dit, je ne n’ai pas ressenti de frisson particulier au visionnage de ce film (mais bon c’est sur le principe, ça ne change rien). On ne peut pas dire que je me soit ennuyée non plus. Le problème de Prometheus en fait c’est qu’ils ont complètement oublié de finir le scenario. J’imagine que les scénaristes ont dû s’endormir en cours de travail, pour finalement se réveiller en pensant qu’ils avaient terminé. Non vraiment, c’est pas sérieux. Lancer plein de pseudos énigmes pour ne répondre à aucune, c’est quand même un sacré laisser-aller... Ce qui rattrape la donne (et permet au film d’obtenir la moyenne) : les deux vidéos trailer absolument génialissimes (heureusement Michal Fassenberg joue toujours aussi bien, c’est déjà ça).

Conclusion : 
Erreur de parcours

A voir si vous voulez en savoir plus sur : 
- les balles anti-stress en forme d’oeuf
- les agrafes
- les normes d’hygiène
- les sas


24 mai 2010

Ridley Scott : Robin des bois (Robin Hood)

Ce que le synopsis nous dit :
À l’aube du treizième siècle, Robin Longstride, humble archer au service de la Couronne d’Angleterre, assiste, en Normandie, à la mort de son monarque, Richard Cœur de Lion, tout juste rentré de la Troisième Croisade et venu défendre son royaume contre les Français.
De retour en Angleterre et alors que le prince Jean, frère cadet de Richard et aussi inepte à gouverner qu’obnubilé par son enrichissement personnel, prend possession du trône, Robin se rend à Nottingham où il découvre l’étendue de la corruption qui ronge son pays. Il se heurte au despotique shérif du comté, mais trouve une alliée et une amante en la personne de la belle et impétueuse Lady Marianne, qui avait quelques raisons de douter des motifs et de l’identité de ce croisé venu des bois.
Robin entre en résistance et rallie à sa cause une petite bande de maraudeurs dont les prouesses de combat n’ont d’égal que le goût pour les plaisirs de la vie. Ensemble, ils vont s'efforcer de soulager un peuple opprimé et pressuré sans merci, de ramener la justice en Angleterre et de restaurer la gloire d'un royaume menacé par la guerre civile. Brigand pour les uns, héros pour les autres, la légende de "Robin des bois" est née.
 

Ce que j’en pense :
Un synopsis qui se veut poignant, laissant deviner la tournure choisie pour cette nouvelle version des aventures de Robin des Bois. Car si Robin est un archer, il tire tout au plus une dizaine de fois au cours du film, au profit du maniement de l’épée. S’il vise aussi bien que Legolas, il est étonnant de voir qu'il est autant habile au combat rapproché. Ainsi, nous découvrons : Robin fait du cheval, Robin joue au seigneur, Robin gère des terres, Robin fin stratège de guerre, et enfin Robin hors la loi. Un homme complet ! Mais après tout pourquoi pas ?
Je suis un peu moqueuse, mais le résultat est tout de même un très bon film historico-chevaleresque. Car si le héros à la capuche (représenté tel quel dans une scène tout de même) tient de la légende, Philippe Auguste ou Aliénor d’Aquitaine ont quant à eux bien existé.
Les acteurs principaux, qui ont fait leurs preuves dans le style, sont sans reproches. Cate Blanchett porte toujours bien la robe en toile et la tresse. Rusell Crowe est toujours aussi doué pour jouer le guerrier inexpressif qui cache un grand cœur.
Bref, tous les ingrédients ont été réunis, et le résultat est là.

Conclusion :
Un sans faute, pour un film très sympathique.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- les rapports diplomatiques France/Angleterre
- le tir à l’arc
- l’hydromel