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17 août 2015

Josh Trank : Les 4 fantastiques (The Fantastic 4)

Ce que le synopsis nous dit :
Adaptation moderne et résolument nouvelle de la plus ancienne équipe de super-héros Marvel, le film se concentre sur quatre jeunes génies qui se retrouvent projetés dans un univers alternatif et dangereux, qui modifie leurs formes physiques mais aussi leurs vies de façon radicale. Ils devront apprendre à maîtriser leurs nouvelles capacités et à travailler ensemble pour sauver la Terre d’un ancien allié devenu leur ennemi.

Ce que j’en pense :
Sur le principe je trouve plutôt opportun de faire un film qui prend vraiment le temps de nous présenter ses personnages, de développer les liens qui les unissent... tout ça.
D’ailleurs on trouve des exemples de très bon longs-métrages où la majorité de l’intrigue se situent en phase “recherche”, dans des laboratoires plutôt qu’en combat sur le terrain. Mais dans ce cas on appelle cela un film de science-fiction, pas un film d’action.
Le problème c’est que les quatre fantastiques n’assume aucune de ces deux catégories. L’unique scène de combat ne satisfera pas les amateurs de sensations fortes, tandis qu’il faut s’assoir sur l’aspect scientifique : hop hop hop deux schémas (dont on nous justifie quand même pourquoi ils ont l’air aussi simplistes), trois coups de soudure, des gens dont on nous assure qu’ils sont super intelligents (donc c’est bien qu’ils doivent faire des choses très compliqués), et TADA le projet est terminé. Mouais.
Si seulement tout cela avait été divertissant, je ne dis pas, mais là c’était juste long. A noter que je n'avais pas non plus accroché à la version de Tim Story de 2005, à croire que ces super héros ne sont pas faits pour moi.

Conclusion :
Maladroit et sans grand intérêt.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
les bulles
les maquettes
les selfies
les bouches d’aération




16 janvier 2014

Hirokazu Koreeda : Tel père, tel fils (Soshite Chichi ni Naru - そして父になる)

Ce que le synopsis nous dit :
Ryoata, un architecte obsédé par la réussite professionnelle, forme avec sa jeune épouse et leur fils de 6 ans une famille idéale. Tous ses repères volent en éclats quand la maternité de l'hôpital où est né leur enfant leur apprend que deux nourrissons ont été échangés à la naissance : le garçon qu’il a élevé n’est pas le sien et leur fils biologique a grandi dans un milieu plus modeste… 

Ce que j’en pense :
Ce n’est pas la première fois que le thème de l’échange des enfants est abordé, loin de là. Mais quand il s’agit d’un réalisateur japonais derrière la caméra, décrivant sa société, tout prend un autre sens. Ici la vraie question est celle de savoir ce qui définit la paternité. Etre père, qu’est ce que cela signifie ? Qu’est-ce qui compte vraiment, à quoi cela se mesure t-il ? Au temps passé ensemble, à la complicité, à des valeurs communes, à la ressemblance physique ou comportementale, aux liens du sang, un peu de tout ça, ou tout autre chose ? En tout cas la relation parents/enfants n’est jamais anodine.
Le film s’écoule lentement, au fil des saisons, prenant son temps pour nous narrer la complexité des relations qui unissent les différents protagonistes, loin d’être ennuyeux il nous plonge complètement dans le quotidien de ces deux familles plus qu’attachantes.

Conclusion :
Un film touchant.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- les ampoules
- les maquettes
- les roses
- les cerfs-volants