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7 juillet 2016

Pierre Gripari : La sorcière de la rue Mouffetard et autres contes de la rue Broca

Ce que l’éditeur nous dit :
Il était une fois la ville de Paris. Il était une fois une rue Broca. Il était une fois un café kabyle. Il était une fois un Monsieur Pierre. Il était une fois un petit garçon qui s'appelait Bachir. Il était une fois une petite fille. Et c'est ainsi que, dans ce livre, vous allez faire la connaissance d'une sorcière, d'un géant, d'une paire de chaussures, de Scoubidou, la poupée voyageuse, d'une fée, et que vous saurez enfin la véritable histoire de Lustucru et de la mère Michel.

Ce que j’en pense :
Quelle délicieuse expérience que celle de redécouvrir un classique de son enfance. Je me souviens clairement de la couverture du folio junior (l’un des premiers que j’ai lu, suivi de nombreux autres) de mon exemplaire de La sorcière de la rue Mouffetard. A l’époque je n’avais encore jamais mis les pieds à Paris et j’ai éprouvé une grande émotion en voyant finalement la fameuse rue de mes propres yeux (mes grands-parents vivant juste à côté) un ou deux ans plus tard. Au final c’est surtout un lieu très touristique (je ne sais pas si c’est à cause du livre ou si l’auteur l’a choisie parce qu’elle était déjà connue) parmi tant d’autres, mais l’évocation de son nom me sera toujours associé à une certaine magie. Pour en revenir aux nouvelles, j’ai à nouveau apprécié le ton absurde de l’auteur et la diversité des textes. Si on trouve toujours des références à la rue Broca (la véritable clé du recueil, mais je ne sais pas pourquoi, celle-ci m’a moins marquée), les univers sont finalement très diversifiés. Avec mes yeux d’adulte (féministe), j’ai tout de même noté quelques détails qui m’ont gênée. Prenons pas exemple le conte de la mère Michelle : on nous explique comment celle-ci fini par épouser un homme qui lui fait la cour au moyen de chantage et de harcèlement. Juste après avoir lu Les crocodiles, c’est un peu difficile à accepter. Mais il s’agit d’une autre époque, d’autres mœurs et cela n’aura pas entaché le plaisir que j’ai eu à cette relecture.

Conclusion :
Voyage en enfance !

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
l’histoire de France pour les nuls
la prospérité
les étoiles
les tirelires



19 février 2014

J. Courtney Sullivan : Les débutantes (Commencement)

Ce que l’éditeur nous dit :
"Bree, Celia, April et Sally avaient quitté leurs chambres de bonne et emménagé à l'étage principal. Elles laissaient leurs portes ouvertes pendant la journée et criaient simplement pour se parler. Elles se vautraient sur les divans du salon après un repas du soir, se racontant des ragots et se lisant à voix haute des passages de New Yorker et de Vogue."
Elles se sont connues et aimées à l'université de Smith, haut leu de la culture féministe. Le temps, le mariage, la vie d'adulte les ont séparées, jusqu'à la disparition de l'une d'entre elles.
Face aux déceptions de l'existence, rien n'est plus précieux que les souvenirs et les amies des années de fac. Bree, Celia, April et Sally vont s'en rendre compte.

Ce que j’en pense :
Une couverture très girly, un prix décerné par un magasine féminin, et la perspective des déboires sentimentaux de quatre étudiantes en herbes... non très franchement je n’aurais jamais ouvert ce gros pavé si on ne me l’avait pas mis d’office entre les mains (à noter que le titre original sonnait déjà nettement moins niais).
Bonne surprise donc que de découvrir une histoire avec de vrais moments de vie (presque trop en fait), et surtout un livre bourré de références à la société américaine contemporaine, avec la volonté marquée de l’auteur de nous faire passer certains messages. Résolument tourné vers le féminisme, Les Débutantes nous indique ce long chemin restant à parcourir pour atteindre la véritable intégrité des femmes, y compris dans des pays “développés” tels que les États-Unis.
Concernant l’écriture à proprement parler et le détail de l’histoire, je ne décrirais pas non plus J. Courtney comme une grande écrivaine, qui cède souvent à certaines facilités stylistiques. Mais il faut avouer que l’ensemble se lit très bien, et finalement très vite, alors pourquoi pas.

Conclusion :
Certainement pas le coup de cœur de l’année, mais un roman plus qu’honorable et instructif.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- les reportages
- la pression familiale
- les belles-mères
- les histoires sans lendemain


18 mars 2013

Steven Spielberg : Lincoln

Ce que le synopsis nous dit :
Les derniers mois tumultueux du mandat du 16e Président des États-Unis. Dans une nation déchirée par la guerre civile et secouée par le vent du changement, Abraham Lincoln met tout en œuvre pour résoudre le conflit, unifier le pays et abolir l'esclavage. Cet homme doté d'une détermination et d'un courage moral exceptionnels va devoir faire des choix qui bouleverseront le destin des générations à venir.

Ce que j’en pense :
Oui le thème est intéressant. Surtout en tant que française, si je voyais vaguement à quoi faisait référence la guerre de sécession (je ne m’étais presque pas endormie devant Autant en emporte le vent), le détail restait flou. Desquels entre les démocrates et les républicains défendaient quoi et pour quelles raisons, quel était alors le statut de Lincoln ou même l’époque exacte, tout cela je ne le savais pas et j’ai pu l’apprendre (ou tout au moins le deviner) grâce à ce dernier Spielberg. Pour tout le reste, il y a wikipédia.
En effet, le film donne très peu d’explication, jetant sans ménagement le spectateur dans un flots d’intrigues politiques qu’il n’a pas les moyens de comprendre. Il faudrait aller voir le film en connaissant déjà les noms de tous les membres du parlement de l’époque (j’ai du mal à croire que l’américain moyen les connaisse, alors des français n’en parlons pas). En cela de nombreuses scènes sont impossibles à suivre et l’ensemble est assez long.

Conclusion :
Utile pour la culture générale même si insuffisant

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- le juste prix
- les histoires
- les télégrammes
- les feux de bois


12 juillet 2011

Michael Bay : Transformers 3 - La Face cachée de la Lune (Transformers: Dark of the Moon)

Ce que le synopsis nous dit :
Un événement mystérieux lié à notre passé éclate au grand jour. C’est la guerre qui menace aujourd’hui notre Terre ; une guerre d’une telle ampleur que l’aide des Transformers pourrait, cette fois, ne pas suffire à nous sauver.

Ce que j’en pense :
Non mais franchement, est ce qu’une seule personne a pu être intriguée par ce synopsis au point d’avoir envie d’aller voir le film ? Transformers compte décidément sur sa seule renommée pour remplir ses salles...
Pour ma part j’avais vu les deux premiers opus chez moi, deux soirs d’intense fatigue. La nullité des dialogue et du scénario étant parfaitement adaptée à ce type de situation (qui permet même de trouver ça drôle). J’attendais donc avec impatience de découvrir la nullité du troisième. Et bien je n’ai pas été déçue ! C’est toujours aussi rempli des bons sentiments du bon soldat américain, d’incongruités et de scènes d’actions dans tous les sens. Par contre c’est beauuuuucoup trop long, point fatidique qui rend cet épisode mois “regardable” que les précédents.
A noter par contre, la précision dans les fameuses “transformation”. Il semble que les animateurs aient vraiment tentés de les rendre cohérentes, chaque éléments de l’engin faisait bel et bien parti du transformers. Et ce soucis du détail a dû être d’autant plus difficile respecter étant donner le nombre incroyables de robots qui défilent à l’écran. Cela dit, le spectateur n’en profite que très peu, au vue de la rapidité des actions...

Conclusion :
Mouai bof.
ps : Megan Fox manque

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- les collections automobiles
- la face cachée de l’histoire
- quand tout le monde meurt (non ceci n’est pas un spoiler)

24 mai 2010

Ridley Scott : Robin des bois (Robin Hood)

Ce que le synopsis nous dit :
À l’aube du treizième siècle, Robin Longstride, humble archer au service de la Couronne d’Angleterre, assiste, en Normandie, à la mort de son monarque, Richard Cœur de Lion, tout juste rentré de la Troisième Croisade et venu défendre son royaume contre les Français.
De retour en Angleterre et alors que le prince Jean, frère cadet de Richard et aussi inepte à gouverner qu’obnubilé par son enrichissement personnel, prend possession du trône, Robin se rend à Nottingham où il découvre l’étendue de la corruption qui ronge son pays. Il se heurte au despotique shérif du comté, mais trouve une alliée et une amante en la personne de la belle et impétueuse Lady Marianne, qui avait quelques raisons de douter des motifs et de l’identité de ce croisé venu des bois.
Robin entre en résistance et rallie à sa cause une petite bande de maraudeurs dont les prouesses de combat n’ont d’égal que le goût pour les plaisirs de la vie. Ensemble, ils vont s'efforcer de soulager un peuple opprimé et pressuré sans merci, de ramener la justice en Angleterre et de restaurer la gloire d'un royaume menacé par la guerre civile. Brigand pour les uns, héros pour les autres, la légende de "Robin des bois" est née.
 

Ce que j’en pense :
Un synopsis qui se veut poignant, laissant deviner la tournure choisie pour cette nouvelle version des aventures de Robin des Bois. Car si Robin est un archer, il tire tout au plus une dizaine de fois au cours du film, au profit du maniement de l’épée. S’il vise aussi bien que Legolas, il est étonnant de voir qu'il est autant habile au combat rapproché. Ainsi, nous découvrons : Robin fait du cheval, Robin joue au seigneur, Robin gère des terres, Robin fin stratège de guerre, et enfin Robin hors la loi. Un homme complet ! Mais après tout pourquoi pas ?
Je suis un peu moqueuse, mais le résultat est tout de même un très bon film historico-chevaleresque. Car si le héros à la capuche (représenté tel quel dans une scène tout de même) tient de la légende, Philippe Auguste ou Aliénor d’Aquitaine ont quant à eux bien existé.
Les acteurs principaux, qui ont fait leurs preuves dans le style, sont sans reproches. Cate Blanchett porte toujours bien la robe en toile et la tresse. Rusell Crowe est toujours aussi doué pour jouer le guerrier inexpressif qui cache un grand cœur.
Bref, tous les ingrédients ont été réunis, et le résultat est là.

Conclusion :
Un sans faute, pour un film très sympathique.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- les rapports diplomatiques France/Angleterre
- le tir à l’arc
- l’hydromel

16 mars 2010

Lorànt Deutsch : Métronome - L'histoire De France Au Rythme Du Métro Parisien

Ce que l’éditeur nous en dit :
Saviez-vous que la Lutèce des origines ne se situait pas sur l'île de la Cité, mais à Nanterre ? Que les derniers combattants gaulois massacrés par les Romains reposent sous la tour Eiffel ? Que les vestiges de la première cathédrale de Paris se trouvent sous le parking d'un immeuble moderne du Ve arrondissement ? Au fil de ses découvertes, Lorànt Deutsch vous emmènera vers ce qui fut le Pont-au-Change, ancêtre de la Bourse, puis chez ce bistrotier qui entasse ses bouteilles dans une cellule de la Bastille sauvée de la destruction, et tout au long des rues où se cachent des trésors que vous ne soupçonniez pas. Une promenade captivante, où défilent les seigneurs alliés comme les princes rebelles, et tout ce qui a forgé le pays. Vous verrez s'ériger des murailles contre l'envahisseur, s'agiter l'Église, s'imposer les marchands, s'ébrouer les artistes, l'Université s'installer sur des ballots de paille place Maubert, le peuple de Paris se soulever - violent, sanglant, emblématique -, et se construire ainsi toute l'histoire de France.

Ce que j’en pense :
Retracer l’histoire de Paris, et a fortiori celle de la France, sur 20 siècles en moins de 400 pages était un pari risqué. Et si Laurent Deutsch profite de sa renommée en tant qu’acteur, le lecteur celui peut se montrer d’autant plus critique sur ses talents d’écrivain. J’ai trouvé que le résultat était plutôt réussi, et surtout très instructif.
Chaque chapitre est associé à une station de métro, avec une présentation de son quartier dans un premier temps. Une seconde approche tente de retracer les grands événements historiques s’étant écoulés durant le siècle associé. Dans ce sens, les premiers chapitres peuvent paraître rébarbatifs. De virils guerriers se rencontrent, s’affrontent, quelques morts plus tard chacun récolte son butin… avant de recommencer. J’imagine que ces récits seront plus appréciés par les « petits » garçons. Par la suite, Laurent Deutsch arrive à jouer entre généralités et anecdotes, permettant se mieux se laisser happer par les événements.
Le passage du point de vue architectural à celui historique est dans son ensemble harmonieux, et les quelques digressions faites nécessaires.  Seul point de doute, Laurent Deutsch utilise systématiquement la forme affirmative.  Les nombreux raccourcis qu’il prend pour alléger son récit auraient plus d’une fois mérité le conditionnel.

En conclusion :

Une très bonne lecture, un incontournable pour tous ceux qui veulent enfin connaître l’histoire de France et tous les amoureux de Paris. 

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- Paris
- l’histoire de France
- l’influence la religion sur l’histoire
- l’architecture