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4 octobre 2013

Woody Allen : Blue Jasmine

Ce que le synopsis nous dit :
Alors qu’elle voit sa vie voler en éclat et son mariage avec Hal, un homme d’affaire fortuné, battre sérieusement de l’aile, Jasmine quitte son New York raffiné et mondain pour San Francisco et s’installe dans le modeste appartement de sa soeur Ginger afin de remettre de l’ordre dans sa vie.

Ce que j’en pense :
Blue Jasmine est un Woody Allen typique. Dès les premières minutes, le générique, se police d'écriture si caractéristique et sa musique jazzy nous plongent dans l'univers du réalisateur. La construction est bien pensée, alternant entre temps présent et flash back sans aucune transition mais sans jamais perdre le spectateur. L'autre élément notable est le jeu d'actrice de Cate Blanchett, bluffante. Elle colle extrêmement bien à cette femme à la fois très digne, fière et élégante, mais également complètement perdue. Elle rend à merveille le paradoxe qui l'anime, entre une force de caractère démesurée et une fragilité mal dissimulée. Il faut avouer que Woody Allen n'a pas son pareil lorsqu'il s'agit de dresser des portraits, ses personnages étant toujours très travaillés. Cela dit dans l'ensemble le film reste très classique dans son genre et ne marquera pas outre mesure. On passe un moment sympathique, mais dont on ne ressort pas transcendé.

Conclusion :
Agréable, mais il manque le petit truc.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- les valises
- les antiquaires
- la valeur des gens
- l'informatique


23 septembre 2013

Edgar Wright: Le Dernier pub avant la fin du monde (The World's End)

Ce que le synopsis nous dit :
L’histoire débute le 22 juin 1990 dans la petite ville anglaise de Newton Haven : cinq adolescents au comble de l’âge ingrat fêtent la fin des cours en se lançant dans une tournée épique des pubs de la ville. Malgré leur enthousiasme, et avec l’absorption d’un nombre impressionnant de pintes de bière, ils ne parviennent pas à leur but, le dernier pub sur leur liste : The World’s End (La Fin du Monde). Une vingtaine d’années plus tard, nos cinq mousquetaires ont tous quitté leur ville natale et sont devenus des hommes avec femme, enfants et responsabilités, à l’alarmante exception de celui qui fut un temps leur meneur, Gary King, un quarantenaire tirant exagérément sur la corde de son adolescence attardée. L’incorrigible Gary, tristement conscient du décalage qui le sépare aujourd’hui de son meilleur ami d’antan Andy, souhaite coûte que coûte réitérer l’épreuve de leur marathon alcoolisé. Il convainc Andy, Steven, Oliver et Peter de se réunir un vendredi après-midi. Gary est comme un poisson dans l’eau. Le défi : une nuit, cinq potes, douze pubs, avec un minimum d’une pinte chacun par pub. À leur arrivée à Newton Haven, le club des cinq retrouve Sam, la soeur d’Oliver pour qui Gary et Steven en pincent toujours. Alors que la fine équipe tente, tant bien que mal, d’accorder le passé avec le présent, une série de retrouvailles avec de vieilles connaissances et des lieux familiers les font soudain prendre conscience que le véritable enjeu, c’est l’avenir, non seulement le leur, mais celui de l’humanité entière, et arriver à «La Fin du Monde» devient le dernier de leurs soucis...

Ce que j’en pense :
Le film commence l’air de rien, avec cet homme qui vit toujours dans le passé de ses 20 ans et qui décide de réunir à nouveau la bande de potes de l’époque. Cela n’étonnera personne de constater que chacun a grandit, construit sa vie, et que passé 40 ans l'enthousiasme est loin d’être débordant quand il s’agit d’aller se mettre une grosse mine dans un trou paumé. Ce qui l’est plus, c’est lorsqu’un certain évenement change la donne. Là cela devient n’importe quoi. J’ai mis cinq bonnes minutes avant de réaliser que c’était désormais ça la réalité du film, pas seulement la conséquence imaginatives d’un protagoniste en proie aux effets de l’alcool.
Bien sûr dès cet instant le n’importe quoi, bien parti sur sa lancée, ne s’arrête pas avant le générique final. Lors de la dernière scène j’ai presque eu l’impression d'assister à un épisode de Dr. Who (non ce n’est pas une bonne chose, c’est juste très bizarre). Du même réalisateur, j’avais récemment découvert Scott Pilgrim, qui réservait également son lot de surprises et loufoqueries. Sauf que là au moins c’était drôle.

Conclusion :
Bof.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- les chaînes de restauration
- les bagues
- les antiquités
- l’ajustement des membres

2 juin 2011

Woody Allen : Midnight in Paris

Ce que le synopsis nous en dit :
Un jeune couple d’américains dont le mariage est prévu à l’automne se rend pour quelques jours à Paris. La magie de la capitale ne tarde pas à opérer, tout particulièrement sur le jeune homme amoureux de la Ville-lumière et qui aspire à une autre vie que la sienne.

Ce que j’en pense :
Midnight in Paris est avant toute un magnifique film publicitaire pour la ville. Le ton est donné dès l'ouverture, avec des images de tous les lieux "à visiter" de la capitale.
Paris ici, Paris là, Paris sous la pluie, ses parisiens et ses touristes qui défilent, son périphérique aux heures de pointe,etc. Paris telle qu'elle est vraiment (merveilleuse).
Les personnages principaux par contre sont loin de représenter monsieur et madame toulemonde. Car passée l'introduction, ce ne sont plus que restaurants étoilés et magasins de luxes qui constituent le décor. Une chaise à 1800€ passerait (presque) pour une affaire.
Mais Midnight in Paris, c'est surtout le Paris culturel, celui qui attire depuis toujours artistes et penseurs venus du monde entier. Woody Allen ne lésine ni sur les moyens, ni sur les références : il nous propose un casting hors du commun (tant au niveau des acteurs, que des "actés"), un véritable flot de personnalités. C'est le moment de parfaire sa culture générale.
Bref on ne s'ennuie pas. Et c'est sans compter sur l’aspect fantastique du film... Décidément Woody Allen a encore bien plus d'un tour dans son sac ! On remarquera d'ailleurs que si le réalisateur n'apparaît pas dans cet opus, c'est vraiment tout comme, car Owen Wilson l'imite à la perfection.

Conclusion :
Le rendez vous annuel à ne pas manquer.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- une époque
- les artistes
- les voitures avec chauffeur
- les antiquités