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22 mars 2015

Robert Schwentke : Divergente 2, l'insurrection (Insurgent)

Ce que le synopsis nous dit :
Dans un monde post apocalyptique où la société a été réorganisée autour de 5 factions (Audacieux, Érudits, Altruistes, Sincères et Fraternels), Tris a mis au jour un complot mené par la faction dominante, les Érudits, dirigés par Jeanine. Abandonnant une ville à feu et à sang, à la recherche d’alliés, Tris et Quatre sont désormais traqués par les autorités. Jeanine décrète la loi martiale pour anéantir les Divergents, tandis que la guerre entre les factions prend de l’ampleur. Pourquoi les Divergents sont-ils une menace pour la société ? La découverte d’un objet mystérieux, hérité du passé, pourrait bien bouleverser l’équilibre des forces…

Ce que j’en pense :
Quand on a passé un bon moment devant le premier film, c’est tout naturellement que l’on se rend voir la suite... quelle arnaque. Côté scénario, toujours aussi peu de surprise, au point que ça en devient lassant, à l'exception de quelques personnages aux changements de position inexplicables. N’ayant pas lu le roman, je suppose ici que soit celui-ci ne fournissait qu’un matériau de base trop léger, ou au contraire que certains éléments d’éclaircissement ont été supprimés du script. Niveau image j’ai beaucoup apprécié toutes les vues tournées en aérien, beaucoup moins les balayages latéraux rendus complètement flous par la 3D. Si cette dernière est souvent superflue (les films n’étant pas conçus pour en exploiter le potentiel), c’est la première fois qu’elle est carrément dommageable à mon expérience cinématographique. Je noterai aussi beaucoup de scènes où l’usage du numérique a été mal intégré, perdant le spectateur dans des considérations techniques : désormais dubitatif, ce dernier ne profite plus du tout de l’histoire qui lui est contée. Et non, même la carrure / belle gueule / performance de Theo James ne suffisent pas à rattraper le coup...

Conclusion :
Mouais.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
les paradoxes
les mensonges
la famille
les cauchemars





27 janvier 2015

Tricia Peele : Du sang dans les pétunias (42 nuances de rouge, épisode 1)

Ce que l’éditeur nous dit :
Vous voulez de la violence, du drame, du sexe, du sang et de la chlorophylle ? L'idée de croiser dans une même aventure un savant fou, un playboy millionnaire et un pétunia, tous psychopathes et obsédés sexuels, vous titille les papilles ? Rejoignez Tricia Peele, héroïne de ce thriller horrifico-érotico-écolo-SF, dans des aventures trépidantes.
"Du sang dane les pétunias" est le premier épisode de la série littéraire "42 nuances de rouge". Cette dernière vous propose un détournement de la chick lit et un hommage potache aux films de série B voire de série Z, aux pulps américains et aux romans de gare. 

Ce que j’en pense :
J’ai découvert ce court roman à Geekopolis, sur le stand du Grand Ordre de la serviette. Cette association qui “a pour but de promouvoir l'esprit et l'humour british en France”, organise des événements tels que le jour de la serviette (en référence au roman H2G2 de Douglas Adams). Convaincue par la teneur du stand, autant que par des extraits plutôt drôles du texte, et voulant “faire un petit geste”, je me suis décidée à investir dans ce roman... dont je me suis empressée de me débarrasser dès que je l’ai eu terminé. Certes cela m’a détendu un jour durant lequel, malade, il correspondait à mes capacités intellectuelles du moment, mais même avec le cerveau dans les choux je n’ai pu que constater à quel point il était mauvais. Non pas que je m’attendais à de la grande littérature alors que l’auteur ne se vante pas d’avoir écrit autre chose qu’un postache, mais cela n’exclut pas un minimum de finesse d’esprit, et surtout devrait avoir pour ambition d’être amusant. Or la quatrième de couverture était le seul passage amusant. Le contenu est dépourvu d’intérêt, reprenant vaguement les codes de certains genres mais sans les exploiter. Le postache voudrait que l’on les tourne en dérision, ce qui n’est pas véritablement fait ici, l’auteur se contentant de les effleurer. J’espère que personne n’osera publier une suite (ou mieux, que Tricia Peele rendra service à tous en ne l’écrivant pas).

Conclusion :
Nul.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
les surnoms
les concepts d’amitié
les mensonges
les résidences secondaires