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7 novembre 2013

Jean-Pierre Jeunet : L'Extravagant voyage du jeune et prodigieux T.S. Spivet (The Young and Prodigious T.S. Spivet)

Ce que le synopsis nous dit :
T.S. Spivet, vit dans un ranch isolé du Montana avec ses parents, sa soeur Gracie et son frère Layton. Petit garçon surdoué et passionné de science, il a inventé la machine à mouvement perpétuel, ce qui lui vaut de recevoir le très prestigieux prix Baird du Musée Smithsonian de Washington. Sans rien dire à sa famille, il part, seul, chercher sa récompense et traverse les Etats-Unis sur un train de marchandises. Mais personne là-bas n’imagine que l’heureux lauréat n’a que dix ans et qu'il porte un bien lourd secret…

Ce que j’en pense :
Ce qui m’avait séduite dans l’oeuvre originale de Reif Larsen, c’était avant tout “l’univers”, la manière d’introduire avec brio digressions et illustrations dignent des plus grands aventuriers. J’avais aussi beaucoup apprécié la façon subtile et pudique dont le drame familial est abordé, en trame de fond faussement anodine. Par contre, j’avais un peu décroché au moment de l’histoire où le héros arrive “à destination”, cette fin dans le monde des grands étant moins bien écrite. Manque de bol, c’est sur cette partie que Jean-Pierre Jeunet a décidé de mettre l’accent... au détriment du reste.
Pour retrouver toute la vraie magie du l’univers de l’invention, il faut attendre le générique de fin. Ici le “terrible secret” nous ait balancé sans vergogne dès les premières scènes. On sent que le but est de tirer sur la corde sensible du spectateur, au point d’en devenir ridicule. L’interprète de T.S. Spivet se voit contraint de nous imposer des larmes de crocodiles toutes les 10 minutes, avec un jeu d’acteur toujours aussi épouvantable à chaque tentative. Certe on ne peut pas en attendre une performance égale à celle d’un adulte, mais est ce si difficile de trouver un enfant crédible lorsqu’il pleure ? Il est assez drôle de voir que le réalisateur consacre une large partie du film (alors qu’elle est plutôt courte dans le bouquin) à dénoncer les procédés de bons sentiments formatés (et surtout intéressés), alors que c’est précisément ce qu’il fait (et mal) !
Si j’ai aimé me souvenir de cette histoire qui m’avait enchanté, et même en pardonnant à Jean-Pierre Jeunet d’en avoir une vision très différente de la mienne, reste que un film long et souvent ennuyeux. Quelques scènes m’ont plu (celle de la caravane, ou de la rencontre avec Dominique Pinon par exemple) mais cela fait bien peu à sauver.

Conclusion :
Bof.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- Les personnages en carton
- Les ponts-levis
- Les carrioles
- Les lucioles


25 mars 2013

J.P. Nishi : A nous deux Paris

Ce que l’éditeur nous dit :
Quand un jeune Japonais découvre dans ses pérégrinations humoristiques et ironiques les travers de la vie parisienne. Il scrute et déchiffre en images notre quotidien dans ses moindres détails, comme le ferait un Florent Chavouet à Tokyo, et apprend à ses risques et périls les charmes de la France que nous découvrons dans ce livre comme dans un miroir.

Ce que j’en pense :
Il est toujours très drôle de voir la façon dont on est perçu par les autres. Ici il s’agit des Parisiens vus à travers les yeux d’un Japonais. Souvent JP Nishi cerne très justement nos comportements, d’autres fois il passe compléments à côté du pourquoi du comment. Oui il est vrai que les us et coutumes liées à la manière de se dire bonjour (nombre de bises et autres gestuelles) sont complexes. Oui c’est vrai que les parisiens tiennent très souvent la porte (il y a des exceptions, mais comparé au sud de la France on peut dire que c’est tout de même la règle). Et sa description des “fans du Japon” m’a beaucoup amusée, car tellement représentative du type de personnes que j’ai pu rencontré dans ce milieu. Par contre je suis assez septique sur la révélation (et surtout la raison) que nous aurions tous à dormir nus...
Dommage que le recueil soit si court, car par pour ma part je ne me lasse jamais de ce type d'anecdotes !

Conclusion :
Parce que c'est toujours rigolos les différences culturelles.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- la sauce sucrée
- les cartons
- les italiens
- la plomberie