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13 juin 2015

Marie Kondō : La magie du rangement (人生がときめく片づけの魔法)

Ce que l’éditeur nous dit :
Mettre de l’ordre dans votre intérieur afin d’améliorer votre quotidien et changer littéralement votre vie : voilà de quoi il s’agit ! Vous êtes dubitatif ? Laissez-vous surprendre par la méthode de Marie Kondo qui a déjà séduit plus de 2 millions de lecteurs dans le monde.
Cet essai pratique est une invitation à poser un nouveau regard sur votre vie, à vous centrer sur l’essentiel, sur ce qui vous rend heureux. Comment ? En mettant de l’ordre dans votre intérieur. Pourquoi un tel intérêt pour le rangement ? Parce que la vie commence seulement (véritablement) une fois que l'on a fait du tri.

Ce que j’en pense :
Je triche un peu avec ce livre, que je n’ai pas véritablement lu de bout en bout. Un ami m’en a parlé, puis j’ai fait de nombreuses recherches internet, avant d'obtenir le bouquin en librairie pour compléter mon étude... avant de me lancer moi-même. Il semble qu’un phénomène soit né de cet essai, alors que le web regorge d’articles et vidéos de personnes partageant leur expérience dans le “make over” de leur intérieur. On peut même trouver des séries complètes, avec un épisode par pièce. Cela permet d’apprécier les différentes manières d'interpréter la méthodologie, mais surtout de constater le résultat visuellement. Sur bien des aspects, pas de surprise, il s’agit avant tout de faire un gros tri et de se débarrasser du superflu (plus facile à dire qu’à faire). Étant une personne qui aime naturellement ranger et organiser (même si je suis trèèèèèès loin de la quasi maniaquerie de Marie Kondo), de nombreux points m’ont semblé n’être que du bon sens (ce qui ne les rend pas inutiles pour autant, il est bon de se remémorer les basiques de temps à autre). Mais j’ai eu une révélation sur deux points : le fait de ne garder que des choses qui nous procurent du plaisir (j’ai trouvé ça ridicule lorsque je l’ai lu pour la première fois, mais finalement cela facilite bien des décisions), et surtout le rangement vertical. C’est pour moi sur ce point que s’opère la véritable magie.
J’ai donc consacré quelques heures à réorganiser mon placard en fonction, et c’est vrai qu’il parait maintenant plus joli, plus aéré, plus fonctionnel, et que chaque vêtement a maintenant a place qui lui est dûe (fini les dessous de piles délaissés).
A voir comment si reste toujours aussi formidable à l’usage, mais pas question de retour arrière !

Conclusion :
Ben oui, c’est magique.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
les boites
les espaces
la bonne quantité
le bien-être intérieur




2 décembre 2014

Peter Watts : Vision aveugle (Blindsight)

Ce que l’éditeur nous dit :
La Terre a été prise " en photo " depuis l'espace. Les mystérieux visiteurs sont-ils sur cet artefact découvert dans notre système solaire ? Le vaisseau Thésée part en mission. A son bord, cinq membres d'équipage recrutés avec soin : une linguiste aux personnalités multiples, un biologiste qui s'interface aux machines, une militaire pacifiste et un observateur, Siri Keeton, capable de déchiffrer à la perfection le langage corporel de ses interlocuteurs. Leur commandant est lui aussi bien étrange : c'est un homo vampiris, autrement dit, un vampire aux facultés intellectuelles remarquables. Pourtant, malgré leurs aptitudes exceptionnelles, rien ne peut les préparer à ce qu'ils vont découvrir lors de ce voyage terrifiant... 

Ce que j’en pense :
Comme dirait la personne qui m’a collé ce bouquin entre les mains “il faut un peu de temps pour digérer le morceau”. Tout à fait d’accord. Mais contrairement à lui qui l’a dévoré d’une traite, il m’a également fallu me forcer à prendre mon temps pour le parcourir, ralentir mon rythme de lecture, faire des pauses régulières pour consulter Wikipédia, réfléchir, relire plusieurs fois certains passages, poser des questions à “l’expert”, tout ça. Non pas que le style soit indigeste, loin de là, mais plutôt qu’il est extrêmement riche, avec des tournures de phrases inhabituelles, un vocabulaire vaste (la langue française recèle bien des mots inexploités par les auteurs) et surtout des termes techniques souvent méconnus de la novice que je suis. Cela peut paraître idiot mais ce fut pour moi un vrai exercice que de réaliser que les théories abordées se basaient toutes sur des faits scientifiques réels, et que donc non l’auteur n’allait pas me les expliquer (contrairement à la plupart des fictions qui élaborent leurs propres logiques). Ça, c’est pour la forme.
Et le fond maintenant. Ouais, très franchement, il se peut que je n’aie toujours pas “digéré le morceau”, et je suis à peu près certaine d’être passée à côté de plus d’une subtilité. Mais si l’on s’en tient à la partie que j’ai pu saisir : waow ! Des idées très intéressantes sur les égocentriques d’humains que nous sommes, notamment. Cela vaut vraiment l’effort de rentrer dedans et d’essayer de comprendre. Je ne sais pas si j’aurais envie de le relire un jour, en espérant mieux en apprécier les nuances, en attendant je compte bien en discuter encore un peu...

Conclusion :
Finalement ça passe très bien !

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
je
le langage
les tumeurs
les boites chinoises

6 mai 2013

Derek Cianfrance : The Place Beyond the Pines

Ce que le synopsis nous dit :
Cascadeur à moto, Luke est réputé pour son spectaculaire numéro du «globe de la mort». Quand son spectacle itinérant revient à Schenectady, dans l’État de New York, il découvre que Romina, avec qui il avait eu une aventure, vient de donner naissance à son fils… Pour subvenir aux besoins de ceux qui sont désormais sa famille, Luke quitte le spectacle et commet une série de braquages. Chaque fois, ses talents de pilote hors pair lui permettent de s’échapper. Mais Luke va bientôt croiser la route d’un policier ambitieux, Avery Cross, décidé à s’élever rapidement dans sa hiérarchie gangrenée par la corruption. Quinze ans plus tard, le fils de Luke et celui d’Avery se retrouvent face à face, hantés par un passé mystérieux dont ils sont loin de tout savoir…

Ce que j’en pense :
Derek Cianfrance nous propose un découpage original, en trois parties quasi distinctes, qui peut être un peu déroutant mais fonctionne très bien. Si le genre en est totalement différent, on y retrouve un peu ce principe utilisé dans Cloud Atlas sur les conséquences de nos actions présentes sur le futur. Pour ma part j’apprécie toujours autant.
The place behond the pines  est un film prenant, porté par d’excellents acteurs et pas seulement ceux se trouvant sur l’affiche, sur laquelle Dane DeHaan par exemple aurait eu le mérite de figurer. Et il faut bien avouer que Ryan Gosling transcende complètement son rôle (je m’apprête à me faire des ennemis mais je l’ai trouvé bien meilleur, car offrant un plus large palette de - très justes - sentiments, que dans Drive).
Le film se repose beaucoup sur une ambiance particulière, qui reste à fil tendu tout au long de la séance. Il s’agit d’une vision de la vie, de certaines vies en tout cas, par vraiment fatidique mais un peu dérangeante, qui laisse une sensation étrange même après le retour à la réalité.

Conclusion :
Un film prenant.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- les caravanes
- les lunettes de soleil
- les sacs à dos
- les boites de rangement