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9 juin 2014

Robert Stromberg : Maléfique (Maleficent)

Ce que le synopsis nous dit :
Maléfique est une belle jeune femme au cœur pur qui mène une  vie idyllique au sein d’une paisible forêt dans un royaume où règnent le bonheur et l’harmonie. Un jour, une armée d’envahisseurs menace les frontières du pays et Maléfique, n’écoutant que son courage, s’élève en féroce protectrice de cette terre. Dans cette lutte acharnée, une personne en qui elle avait foi va la trahir, déclenchant en elle une souffrance à nulle autre pareille qui va petit à petit transformer son cœur pur en un cœur de pierre. Bien décidée à se venger, elle s’engage dans une bataille épique avec le successeur du roi, jetant une terrible malédiction sur sa fille qui vient de naître, Aurore. Mais lorsque l’enfant grandit, Maléfique se rend compte que la petite princesse détient la clé de la paix du royaume, et peut-être aussi celle de sa propre rédemption…

Ce que j’en pense :
Quelle bonne idée que de revisiter un grand classique en modifiant le point de vue de la narration, laissant ainsi apparaître les événements sous un jour nouveau (bien que légèrement arrangés pour l’occasion). Un bon exemple est toute l’ironie de cette Aurore niaise à souhait (la pauvre, l’une des bonnes fées la condamne à la béatitude éternelle), brillamment interprétée. A contrario, le jeu d’actrice d’Angélina Jolie est mauvais ; si le conte appelle à un jeu plus forcé et théâtral il doit pour autant rester crédible. Mais la meilleure partie reste probablement l’univers qui a été réinventé pour l’occasion, à la fois féerique, magique, dangereux, au milieu duquel règne une Maléfique ultra stylisée qui fera rêver plus d’un cosplayeur. Pour terminer, l’interprétation musicale de Lana Del Rey, dont la voix grave, très exhalée et toute en retenue se marie à merveille au rythme de la grosse caisse, parachève l'envoûtement dont le spectateur est victime.

Conclusion :
Classique et ensorcelant.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- la magie
- les surnoms affectueux
- les cailloux


25 juillet 2012

Chris Renaud : Le Lorax (Dr. Seuss' The Lorax)

Ce que le synopsis nous dit :
Pour conquérir le cœur de sa jolie voisine, Audrey, Ted va s’échapper de Thneedville, un monde totalement artificiel où toute végétation a définitivement disparu, pour partir en quête d’un arbre vivant. Ted va rencontrer le Gash-pilleur, un vieil ermite aigri reclus dans sa cabane au milieu de nulle part, et découvrir la légende du Lorax, cette créature aussi renfrognée que craquante qui vit dans la magnifique vallée de Truffala et lutte avec ardeur pour la protection de la nature. Avec l’aide de sa grand-mère, Mamie Norma, Ted va devoir déjouer les pièges de O’Hare et ses sbires pour rapporter à Audrey la dernière graine d’arbre vivant au monde. Sans le savoir, le jeune garçon va transformer le destin de Thneedville.

Ce que j’en pense :
Pour la petite anecdote, j’avais manqué de peu de voir ce film en très large avant première en mars dernier, lorsque que j’étais au Viêt Nam. Malheureusement, l’emploi du temps n’ayant pas concordé avec les horaires des séances et un changement de pays quelques jours plus tard (la Chine quant à elle ne le proposant pas encore), le projet avait été suspendu. Jusqu’à aujourd’hui.
Je ne suis pas du tout déçu d’avoir patienté, car le Lorax est un film bien sympathique et très coloré, avec des jeux de texture très réussis (les améliorations en la matière semblent exponentielles d’année en année). Si l’on en croit les deux tiers des noms “bien de chez nous” qui défilent au générique, il semble que nos chers compatriotes y aient largement contribué malgré l'estampillage uniquement américain du film.
Le message clé est clairement en faveur de l’écologie. Mais j’ai trouvé cela finalement plus subtil que certains films anti société de consommation que l’on aura pu voir dernièrement. Les personnages de la forêt sont trop mignons pour être vrais, tout comme cette représentation d’arbres tout doux. Mais pourquoi pas ?
A défaut de faire l’unanimité parmi les adultes, cela plaira sans conteste aux plus petits, et puis un peu de “douceur dans ce monde de brut” n’a jamais fait de mal à personne.

Conclusion :
Un petit film bien amusant.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- le camping
- les cailloux
- les choeurs
- les graffitis

23 avril 2012

A.J. Jacobs : L'année où j'ai vécu selon la Bible

Ce que l’éditeur nous dit :
Ne vous y trompez pas : A. J. Jacobs n'est pas un religieux. C'est un juif new-yorkais tout ce qu'il y a de plus laïque qui, au départ de cette aventure, ne sait pas grand-chose de la Bible. Mais frappé par la résurgence de la foi et le nombre croissant d'Américains déclarant prendre les Ecritures au pied de la lettre, il s'est mis à douter. Serait-il possible qu'il passe à côté d'une expérience humaine essentielle ? Pour en avoir le coeur net, il va lire la Bible et tenter de la suivre aussi littéralement que possible. Observer les dix commandements. Aimer son prochain. Mais aussi ne pas se raser les coins de la barbe, jouer de la harpe à dix cordes, lapider les adultères, dire la vérité en toute circonstance... au grand dam de ses proches. Empreint de respect autant que d'irrévérence, le voyage spirituel qui découle de cette expérience et des rencontres qui la jalonnent est à la fois drôle et profond, personnel et universel. Que vous soyez croyant, agnostique ou athée, il pourrait bien changer votre regard sur le livre le plus influent de l'Histoire.

Ce que j’en pense :
Complétement euphorisée par ma lecture précédente, j’ai décidé de remettre le couvert avec un nouveau sujet de société : la religion. Tout aussi intéressant, même si l’auteur souffre un peu de la comparaison avec Coline Beavan. Car je pense personnellement qu’A.J. Jacobs est, disons psychologiquement moins stable que son confrère (que se soit dans sa relation avec son fils, sa femme, ou bien les microbes par exemple). Par contre, le gros point fort réside dans les nombreuses rencontres qu’il va faire au cours de cette année, toutes plus épatantes les unes que les autres.
J’imagine que l’on peut aborder cette lecture de bien des manières. Pour ma part, deux grandes réflexions en ressortent :
Tout d’abord, que la bible (et donc par extension la Religion) est à la fois faillible et universelle. On peut y trouver tout et son contraire, du « meilleur » au plus farfelu. Entre les décodages au premier degré et les mille et une interprétations que l’on peut en faire, tout est possible, tout a déjà été écrit. Je pourrais par exemple décréter que les extra-terrestres existent en m’appuyant sur la bible, car je suis sûre que je trouverai forcément quelque part un passage qui étaye cette théorie.  Il n’existe donc personne sur cette Terre, pas même le plus dévoué des  pratiquants, qui puisse affirmer sans mentir qu’il suit « toutes les règles ». Pas possible. Cela confirme donc ma propre théorie que la religion est à disposition de chacun pour en faire sa propre mixture (c’est ainsi que l’on peut avoir été baptisé et ne pas manger de porc, et que le monde continue de tourner pour autant :D).
La seconde est précisément de réaliser (ou se remémorer) le mode de pensée si unique de chacun. Je fais ici référence aux innombrables courants religieux qui existent. Parmi ceux cités dans ce livre, ce sont les créationnistes qui gagnent haut la main la manière la plus éloignée de penser de la mienne. Le fait que cette église, avec autant de moyens et d’adhérents, existe,  est déjà  absolument fascinant. J’imagine que la plupart d’entre nous fréquente d’autres personnes « qui leur ressemblent », et encore sans être toujours d’accord sur tout. Ici, A. J. Jacobs nous fait rencontrer plein « d’autres » groupes, avec chacun sa propre logique, voire en contradiction pure et dure les uns avec les autres, alors qu’à la base ils ont lu le même livre. Je trouve que cela donne à réfléchir sur l’ouverture d’esprit que l’on devrait essayer d’avoir pour être « plus en accord et en acceptation avec le monde » (amen ).

Conclusion :
A lire, pour la culture générale autant que pour la réflexion.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
-    Les œufs
-    Les magiciens
-    Les petits cailloux
-    Les dinosaures

11 novembre 2011

Radu Mihaileanu : La source des femmes

Ce que le synopsis dit :
Cela se passe de nos jours dans un petit village, quelque part entre l'Afrique du Nord et le Moyen-Orient. Les femmes vont chercher l'eau à la source, en haut de la montagne, sous un soleil de plomb, et ce depuis la nuit des temps. Leila, jeune mariée, propose aux femmes de faire la grève de l'amour : plus de câlins, plus de sexe tant que les hommes n’apportent pas l’eau au village.
Ce que j’en pense :
Avant toute chose, petit message personnel : j’ai dernièrement ajouté à mes billets la “nationalité” des films et livres critiqués. Résultats des courses : 75% de mes lectures sont française (et 20% américaines), et 75% de mes séances cinéma américaines (et 20% françaises). Bravo pour l’ouverture culturelle... J’étais donc ravie d’aller voir La source des femmes, film se passant en Afrique du Nord et tourné en arabe, comme un bon départ pour améliorer mes statistiques. Et là, horreur en ouvrant la fiche allocine : c’est un film français. Je pense qu’en fait on a simplement pas le choix...

Revenons au sujet principal. La source des femmes répond assez bien à ce que l’on attend de lui : c’est un beau film, juste ce qu’il faut de féministe, avec de beaux paysages et dont on ressort satisfait. Certes, certaines situations semblent se résoudre un peu trop facilement (avec l’imam ou bien le journaliste par exemple), mais après tout pourquoi pas. En vrai aussi les gens ouverts d’esprits existent, et puis ce n’est pas comme si les difficultés rencontrées avaient été négligées. Et oui, quelques passages font traîner en longueur, mais parallèlement les chants, les danses ou tout simplement les gestes du quotidiens, nous transportent dans ce petit village hors du temps, où l’humour n’a pas été oublié.

Conclusion :
Un film qu’on oubliera vite mais très appréciable.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- le réseau téléphonique
- Shéhérazade
- les petits cailloux