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6 décembre 2011

Jonathan Safran Foer : Faut-il manger les animaux ?

Ce que l’éditeur nous dit :
Comment traitons-nous les animaux que nous mangeons? Convoquant souvenirs d'enfance, données statistiques et arguments philosophiques, Jonathan Safran Foer interroge les croyances, les mythes familiaux et les traditions nationales avant de se lancer lui-même dans une vaste enquête. Entre une expédition clandestine dans un abattoir, une recherche sur les dangers du lisier de porc et la visite d'une ferme où l'on élève les dindes en pleine nature, J.S. Foer explore tous les degrés de l'abomination contemporaine et se penche sur les derniers vestiges d'une civilisation qui respectait encore l'animal. Choquant, drôle, inattendu, ce livre d'un des jeunes écrivains américains les plus doués de sa génération a déjà suscité passions et polémiques aux Etats-Unis et en Europe.

Ce que j’en pense :
Enfin un livre sur la question animale largement médiatisé, preuve que le monde commence à être prêt à se poser des questions. L’environnement fait aujourd’hui parti des sujets incontournables de l’actualité. En tant que particulier, on peut trier, on peut éviter de laisser couler l’eau du robinet, favoriser les transports en commun, etc. C’est mieux que rien, mais l’impact reste bien faible comparé aux volumes de pollution engendrés par les entreprises. Arrêter ou réduire sa consommation de viande, par contre, enfin un moyen simple et efficace de faire la différence, de limiter la déforestation, les gâchis en eaux, la pollution, etc. Si vous ne le faite pas pour vous, faite le pour la planète (ou pour vos enfants) et commencer par lire Faut-il manger des animaux ! ^^
Mais voilà que je révèle tout le contenu du livre, moi partisante de l’anti-spoiler. Mais c’est peut être le plus drôle avec ce genre de bouquin, qu’avant même de l’ouvrir on se doute déjà de ce que l’on va y trouver. La réponse est presque évidente. Pourtant il faudra faire l’effort de passer la couverture pour réellement prendre la mesure de ce qu’est l'élevage industriel. Des faits, des chiffres, l’expérience personnelle de l’auteur, rien de plus. Le but n’est pas de convaincre à tout pris de devenir végétarien, mais d’informer et de laisser chacun arriver à ses propres conclusions.

Conclusion :
Une très très bonne question, qui mérite largement que chacun se la pose.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- la santé
- l’environnement
- la morale
- le bon sens

24 mars 2011

Jonathan Safran Foer : Extrêmement fort et incroyablement près

Ce que l’éditeur nous en dit :
Oskar Schell est inventeur, entomologiste, épistolier, francophile, pacifiste, consultant en informatique, végétalien, origamiste, percussionniste, astronome, collectionneur de pierres semi-précieuses, de papillons morts de mort naturelle, de cactées miniatures et de souvenirs des Beatles. Il a neuf ans. Un an après la mort de son père dans les attentats du 11 septembre, Oskar trouve une clé. Persuadé qu'elle résoudra le mystère de la disparition de son père, il part à la recherche de la serrure qui lui correspond. Sa quête le mènera aux quatre coins de New York, à la rencontre d'inconnus qui lui révéleront l'histoire de sa famille. Après le choc de Tout est illuminé, cet étonnant objet littéraire et typographique explore à nouveau, mais sur un autre registre, les chemins d'une mémoire à jamais perdue. Quand tout a été oublié, il ne reste plus qu'à inventer.

Ce que j’en pense :
Dès les premières lignes, Jonathan Safran Foer accroche le lecteur en lui présentant son acteur principal : Oskar Schell. Je dois dire que je suis absolument fan de ce type de personnage, à l'instar d'un certain T.S. Spivet. Tous deux sont de jeunes garçons absolument brillants, portant sur le monde un regard à la fois naïf et très juste, mais également confrontés à une réalité bien difficile à affronter pour leurs jeunes âges : la perte d'un proche.
Mais là où Reif Larsen a su se contenter de frôler la tristesse (ce qui à mon sens ne faisait que la sublimer), Jonathan Safran Foer finit par s'y plonger tout entier.
En effet, le récit d'Oskar est entrecoupé du récit de ses grands-parents qui, à une autre époque, ont eux aussi fait face à la mort. C'est toute la douleur, la folie de l'inacceptable qui est alors décrite. L'expérience, qui aurait pu être poignante, m'a plutôt paru ennuyeuse. C'est un peu comme lire un article dans une langue inconnue : c'est intéressant au départ, parce qu'on reconnait quelques mots universels, mais bien vite, ne rien comprendre devient lassant.
Cela dit, je ne doute pas que d'autres que moi se sentiront plus proches des sentiments décrits par l'auteur. Extrêmement fort et incroyablement près n'en reste pas moins un beau récit, bien écrit et orignal, qui se lit d'une traite.

Conclusion :
Légèrement trop personnel, beau, déroutant, original et subtil.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- l’art de la carte de visite
- la marche à pied
- les immeubles
- l'ameublement