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13 juillet 2015

Brigid Schulte : Overwhelmed - Work, Love, and Play When No One Has the Time

Ce que l'éditeur nous dit :
Journalist Schulte manages to take a fairly pedestrian topic, the value of leisure in modern American society, and turn it into a compelling narrative on work, play, and personal achievement. Liberally peppered with her own experiences as a wife, mother, and Washington Post reporter, this artful blend of memoir and cultural exploration asks hard questions about how to create a well-lived life. Is leisure a waste of time, or the only time to “live fully present”? Are we more concerned about a purpose-driven experience, or bogged down in “banal busyness”? Schulte, juggling the demands of children and work while facing conflicts with her spouse over familial responsibilities, realizes that she is mired in busyness. Her discussions with a wide range of experts clarify her concerns and open her mind to the manufactured madness of a competitive culture and the false promise of the ruthlessly dedicated “ideal worker.” Schulte follows every lead to uncover why Americans are so determined to exhaust themselves for work and what has been lost in the process. For Lean In (2013) fans, and everyone who feels overwhelmed.

Ce que j’en pense :
Alors qu’il me semblait avoir complètement perdu le contrôle sur mon emploi du temps (et mon sommeil en particulier - quantitativement et qualitativement), j’ai cherché la solution dans les bouquins (logique). Nombres d’oeuvres existent sur le sujet, entre le mode Getting Things Done de David Allen (s’organiser), Fat, Forty and Fired de Nigel Marsh (faire une crise existentielle) ou en le Be Excellent at Anything de Tony Swartz (bien manger, bien dormir, faire de l’exercice et bien manager). Je n’avais que l’embarras du choix.
Ce qui m’a fait choisir Brigid Schulte au milieu de cette foule, c’est avant tout son approche féminine. Parce qu’il faut reconnaître que nos problématiques et notre façon d’aborder le monde ne sont pas identiques à celles des hommes, et parce que cela augurait d’un regard neuf sur le sujet. Une autre particularité est que, contrairement à ses confrères qui sont penchés sur les détails de notre quotidien, Brigid Schulte a d’abord étudié la question au niveau de la société. Parce qu’on aura beau faire tous les efforts possibles, ils seront toujours vains si l’on ignore les “contraintes inconscientes”. L’idée n’est pas de monter une révolution à l’issu de la lecture, mais de réaliser certains mécanismes pour être capable de s’en détacher, de modifier son approche, et oui peut-être de changer modestement le monde à son échelle.
A noter que cela concernera aussi bien les hommes que les femmes, car ce que la communauté impose aux femmes (inégalité professionnelle, culpabilisation par rapport aux enfants...) se retrouve en reflet dans ce qu’elle impose aux hommes (obligation de faire passer le travail avant la famille, impossibilité d’exprimer des sentiments...). Le monde ne sera jamais parfait, mais chacun devrait pouvoir trouver un certain équilibre en fonction de ses propres envies. A noter que toute cette vision est très américaine, mais certains travers de cette nation permettront également d’apprécier les qualités des nôtres.
Au fur et à mesure que j’avançais dans le livre, je craignais ne jamais voir les solutions venir. L’auteur persistait à faire état de bien des travers, tandis que j’attendais impatiemment savoir que faire de tout cela, concrètement. Et bien non, pas d’exercices journaliers, aucune méthodologie révolutionnaire ne seront révélés. Mais au final cela n’a pas d’importance (et pour ça, il y a toujours d’autres bouquins qui existent), car le but est véritablement une prise de conscience, presque une réflexion philosophique. C’est un bouquin que j’ai lu lentement, le posant et le reprenant, prenant le temps d’ingurgiter les informations et de les traduire sur ce qu’elles signifient pour moi. A l’issu du bouquin, si je n’ai pas radicalement changé mon mode de vie, je me sens plus apaisée, déculpabilisée de certains sujets, j’essaie de voir les choses différemment. Il y a du chemin à parcourir, mais c’est une porte très intéressante qui a été ouverte.

Conclusion :
Une approche différente et décidément très intéressante sur le sujet de la gestion du temps.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
le regard de la profession sur la femme sans enfant
le regard de la profession sur la mère de famille
le regard de la profession sur l’homme sans enfant
le regard de la profession sur le père de famille


14 septembre 2014

Armand Chauvel : The Green & the Red

Ce que l’éditeur nous dit :
She’s a vegetarian. He’s a carnivore. Will it be a table for one?
Meet Léa. She’s the idealistic owner and chef of La Dame Verte, a vegetarian restaurant struggling in a small French town in Brittany.
Meet Mathieu. He’s the carnivorous marketing director of the town’s biggest pork producer, which is trying to put Léa out of business to take over the restaurant's prime real estate.
When Léa and Mathieu first cross paths, it is under false pretenses—Mathieu is posing as a vegetarian, infiltrating the local animal rights community for information that will force Léa’s restaurant toward a swifter demise. And while Léa suspects that Mathieu isn’t all that he appears to be, she has no idea how deep his culinary deception goes. Neither of them can deny the attraction they feel for each other, and it seems as though they might be setting a table for two … until Léa learns the truth.
Translated from the French (Le Vert et Le Rouge), The Green and the Red is at once a romantic comedy and a comedy of errors—two people from different worlds coming together in a small French town immersed in the culture of food.

Ce que j’en pense :
La mondalisation je veux bien, mais quand il n’est possible de trouver un roman français que dans sa version traduite en anglais, c’est quand même qu’il y a un problème !
Pour ce qui est de la trame principale, Le Vert et le Rouge est digne des plus mauvaises comédies françaises. Ne pas espérer de surprise ou retournement de situation improbable, tout ce que vous pouvez imaginer en lisant la quatrième de couverture (pas besoin de réfléchir plus longtemps), va se produire (voire moins). Le vrai intérêt de ce bouquin se trouve en réalité dans les joutes verbales et argumentations livrées par à la fois les végétariens et par les carnistes, que j’ai trouvé tout à fait crédibles. Si on omet la fin, qui prend forcément le parti attendu, les deux parties sont bien représentées (on y voit à la fois le végétarien conscient mais tolérant, comme l’extrémiste vegan qui fait une grimace à l’idée que quelqu’un puisse faire un choix différent du sien, le carniste qui se pose des questions sur sa santé, comme celui qui rejette en bloc l’idée même d’un repas sans protéine animale). Et pour cela, ça vaut le coup de le lire.

Conclusion :
Parce que tous les points de vues méritent d’être entendus.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- les animaux de compagnie fuyards
- les opportunités au travail
- les employés impertinents
- les contraintes au travail