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4 février 2013

Mari Okazaki : Effleurer le ciel

Ce que l’éditeur nous dit :
Le jour où Ery, une lycéenne comme les autres, décide de suivre un beau jeune homme croisé dans un parc, elle met sans le savoir le pied dans un univers implacable : celui du patinage artistique. Dès son inscription à un club, sa vie prend un nouveau tournant, dans un monde qui ne lui est finalement pas si étranger…

Ce que j’en pense :
A l’occasion du thème “Romance et érotisme” sélectionné pour le mois de février dans le challenge Sur les pages du Japon, je me suis dit que c’était l’occasion de découvrir un One shot. La sélection s’est donc faite, grâce aux conseils de ma soeur, parmi les ouvrages proposés par ma bibliothèque municipale (qui est toute neuve et bien fournie).
Je suis partie avec un a priori assez négatif, imaginant une histoire très mièvre. Au final elle se lit bien, même si la naïveté y est assez présente. De même, si e monde du patinage ne pas totalement enchanté, il ne m’a pas déplut non plus. Même appréciation moyenne pour le dessin, joli mais pas marquant.
La petite nouvelle qui se trouve à la fin du manga est un gros plus car plus fraîche et originale, sans compter sur les amusantes anecdotes personnelles de l’auteur qui la ponctue.

Conclusion :
Pas la découverte de l’année, loin de là, mais un petit divertissement sans prétention.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- le retrouvailles
- les étirements
- les flaques
- les objectifs




28 septembre 2012

Haruki Murakami : Autoportrait de l'auteur en coureur de fond

Ce que l’éditeur nous dit :
Le 1er avril 1978, Murakami décide de vendre son club de jazz pour écrire un roman. Assis à sa table, il fume soixante cigarettes par jour et commence à prendre du poids. S'impose alors la nécessité d'une discipline et de la pratique intensive de la course à pied. Ténacité, capacité de concentration et talent : telles sont les qualités requises d'un romancier. La course à pied lui permet de cultiver sa patience, sa persévérance. Courir devient une métaphore de son travail d'écrivain. 
Courir est aussi un moyen de mieux se connaître, de découvrir sa véritable nature. On se met à l'épreuve de la douleur, on surmonte la souffrance. Corps et esprit sont intrinsèquement liés. 
Murakami court. Dix kilomètres par jour, six jours par semaine, un marathon par an. Il court en écoutant du rock, pour faire le vide, sans penser à la ligne d'arrivée. Comme la vie, la course ne tire pas son sens de la fin inéluctable qui lui est fixée...

Ce que j’en pense :
Il y a peu de temps, je me suis à décidée à courir “sérieusement”. Ma définition de ce terme n’est pas exactement la même que celle d’Haruki Murakami (pour qui cela signifie “presque tous les jours”), mais l’idée de fond est là. Jusqu’alors mes expériences de semi-marathon se jouaient sur des impulsions, provoquées par les ocassions qui se présentaient à moi, donc sans entraînements véritables. Franchir la ligne d’arrivée était le seul objectif, et déjà une grande source de satisfaction.
Aujourd’hui j’ai décidé de prendre les choses autrement, en me fixant des objectifs concrets sur le long terme. Dans ce cadre, lire l’essai de l’un de mes auteurs favoris sur le sujet m’a paru tout à fait approprié.
Il est tout à fait intéressant de découvrir cet auteur de plus près, parlant de lui à le première personne. Mais si ce n’est pas exactement la même chose, cela confirme à quel point les livres peuvent refléter (au moins en partie) la personnalité de ceux qui les écrivent. Ce que Murakami pense de la course, de sa situation d’auteur et de la vie en général, concorde parfaitement avec l’ambiance de ses bouquins. Incroyable aussi sa capacité à mettre autant de profondeur en si peu de pages et concernant un sujet si “futile”.
Par ailleurs, je dois dire que j’aime sa façon de voir les choses, d’accepter les faiblesses et les difficultés que la vie impose. On peut les voir comme des barrières infranchissables ou bien les accepter et faire de son mieux avec, voire même les considérer comme des opportunités d’avancer.
Même si j’ai parfois souffert avec lui durant certains passages, cela a confirmé mon envie de considérer la course comme l’un de ces challenge qui permettent d’avancer dans la vie.

Conclusion :
Le marathon ? Peut être un jour...

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- les objectifs
- les réflexions
- les raisons


7 septembre 2012

Emmanuel Carrère : Limonov

Ce que l’éditeur nous dit :
« Limonov n’est pas un personnage de fiction. Il existe. Je le connais. Il a été voyou en Ukraine ; idole de l’underground soviétique sous Brejnev ; clochard, puis valet de chambre d’un milliardaire à Manhattan ; écrivain branché à Paris ; soldat perdu dans les guerres des Balkans ; et maintenant, dans l’immense bordel de l’après-communisme en Russie, vieux chef charismatique d’un parti de jeunes desperados. Lui-même se voit comme un héros, on peut le considérer comme un salaud : je suspends pour ma part mon jugement. C’est une vie dangereuse, ambiguë : un vrai roman d’aventures. C’est aussi, je crois, une vie qui raconte quelque chose. Pas seulement sur lui, Limonov, pas seulement sur la Russie, mais sur notre histoire à tous depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale ».

Ce que j’en pense :
Certes Edouard Limonov n’est pas un enfant de coeur, loin de là. Mais à travers les yeux d’Emmanuel Carrère, pour qui il est un peu un héros, on en vient peut être pas à adhérer, mais tout du moins à le comprendre. Même sans avoir la moindre affinité avec ses valeurs, on peut bien avouer qu’au moins Limonov à eu le cran de rester toujours fidèle à lui même et pour cela l’admirer un peu.
Toute la force de ce livre tient au fait que l’auteur a su s’y placer. Loin de faire du nombrilisme, le fait de nous donner d’ajouter au récit des anecdotes personnelles permet de mieux comprendre le point de vue abordé, donc de l’accepter tel quel.
Bien sûr, l’écriture claire n’y est pas non plus pour rien. Emmanuel Carrère nous donne à travers la biographie d’une personne, l’histoire de la Russie, nous permettant là encore de comprendre un peu mieux ce pays. On sent qu’il aime et maîtrise sont sujet, qu’il a consacré des heures de recherches pour la rédaction de chaque paragraphe, mais que sans jamais “étaler son savoir”, il nous restitue l’essentiel. Moi qui ne connaissais quasiment pas un des noms évoqués, je ne me suis sentie à aucun moment perdue. Le seul risque est de vouloir en savoir plus.

Conclusion :
Beaucoup de travail pour une oeuvre qui mérite d’être reconnue et un héros à connaître.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- les objectifs
- les mondanités
- les soubrettes
- les expatriations