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20 septembre 2014

Catherine Dufour : Le goût de l’immortalité

Ce que l’éditeur nous dit :
Mandchourie, an 2113.
La ville de Ha Rebin dresse ses tours de huit kilomètres dans un ciel jaune de toxines. Sous ses fondations grouille la multitude des damnés, tout autour s'étendent les plaines défoliées de la Chine.
Le brillant Cmatic est mandaté par une transnationale pour enquêter sur trois nouveaux cas d'une maladie qu'on croyait éradiquée depuis un siècle. Ses recherches le mènent à Ha Rebin, où il rencontre une adolescente étrange. Avec elle, il va tenter de mener à bien sa mission dans un monde qui s'affole : décadence américaine, pandémie sanglante, massacres génétiques, conquêtes planétaires et montée de l'extrémisme vaudou. Et affronter le rêve le plus fou de l'humanité : l'immortalité, ou ce qui y ressemble...
Combien d'entre nous sont vraiment assez sages pour souhaiter échapper à la grande roue ? La vie est une drogue terrible.

Ce que j’en pense :
Tous les auteurs ont des obsessions, certains chez qui elles sont plus marquées que chez d’autres. Concernant Catherine Dufour, il s’agit clairement des zombies, thématique que je ne pensais pourtant pas retrouver en lisant Le goût de l’immortalité, et encore moins sous cette forme.
Dès les premières pages, le style est incisif, maîtrisé et plein de promesses. Néanmoins, je me suis rapidement lassée de ce ton plein de rancoeur (tout en admirant la capacité de Catherine Dufour à tenir la cohérence de l’angle de narration jusqu’à la dernière page). Mais le fond du problème se situe dans la tournure des événements. Le roman croise les histoires de vies, multiplie les intrigues personnelles et politiques, se paye le luxe d’une société dystopique, et nous fait voyager aux quatre coins du globe, avec un soupçon de morts-vivants donc: autant d’éléments traités sans failles pris de manière indépendante, mais avec un résultat tellement décevant une fois assemblés les uns aux autres. Tout ça pour ça. Mouais.

Conclusion :
Une écrivaine qui mérite largement son titre de professionnelle, mais une romancière qui a encore des progrès à faire.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- les piscines
- les épidémies
- les étages
- les colliers de fleurs


10 décembre 2013

Catherine Dufour : Je ne suis pas une légende

Ce que l’éditeur nous dit :
A l'époque ou Malo rencontra son premier vampire, il frôlait la dépression. 
Après deux ans de bons et loyaux services en tant que Life Time Value Manager chez Johnson & Johnson, une persistante absence de cravate doublée d'une regrettable propension à quitter le bureau en sifflotant sitôt son travail bouclé lui avait valu une mise au placard définitive. Dans les premières semaines de sa relégation, il essaya d'inverser la vapeur : il mit une cravate noire imprimée de petits ours rouges et passa de longues heures supplémentaires près de la machine à café.
Peine perdue.
Il était trop tard.
Beaucoup trop tard.

Ce que j’en pense :
Hommage (ou parodie?) du roman de Richard Matheson, “Je suis une légende”, Catherine Dufour nous offre ici une histoire à contresens, avec un anti-héro n’ayant rien demandé à personne et se cachant dans une cabine de parking sous-terrain (tandis que Will Smith, interpréte de l’une des adaptations cinématographiques de cette histoire, campait dans une maison suréquipée, NDLR). A noter que j’ai été, durant toute la lecture, persuadée avoir à faire à des zombies, alors qu’il s’agissait en réalité de vampires... Je lis peut-être trop d’histoires de morts-vivants .
Assez fan des personnages principaux malgré eux et emballée par une écriture efficace, la lecture s’est tout de suite révélée sympathique. Pourtant je dois dire que je suis restée un peu bête de voir arriver la dernière ligne sans autre préambule. Tout ça pour ça ?

Conclusion :
Une lecture sympathique mais qui sera vite oubliée.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- les cafés
- les parking
- l’entreprise