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13 mars 2013

Agnès Jaoui : Au bout du conte

Ce que le synopsis nous dit :
Il était une fois une jeune fille qui croyait au grand amour, aux signes, et au destin ; une femme qui rêvait d’être comédienne et désespérait d’y arriver un jour ; un jeune homme qui croyait en son talent de compositeur mais ne croyait pas beaucoup en lui. Il était une fois une petite fille qui croyait en Dieu. Il était une fois un homme qui ne croyait en rien jusqu’au jour où une voyante lui donna la date de sa mort et que, à son corps défendant, il se mit à y croire.

Ce que j’en pense :
Dès que j’ai croisée son affiche farfelue dans le métro, j’ai eu envie d’aller voir Au bout du conte. Je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre mais j’en suis ressortie enchantée. Une certaine magie est au rendez vous, tous les personnages du conte de fée sont bien présents, y compris le cavalier noir, mais les princesses ne sont pas toutes aussi pures et innocentes qu’elles voudraient nous le faire croire. C’est drôle, c’est léger, c’est inattendu (sauf le jeu de Jean-Pierre Bacri) et cela n’hésite pas à s’aventurer en marge des sentiers battus. Cela change des ces comédies romantiques pré-formatées. Le genre en laissera sûrement plus d’un dubitatif, personnellement j’en redemande.

Conclusion :
Un film qui a comblé mes espérances.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- les fleurs
- les scooters
- les prédictions
- le permis de conduire


12 septembre 2011

Valérie Donzelli : La guerre est déclarée

Ce que le synopsis nous dit :
Un couple, Roméo et Juliette. Un enfant, Adam. Un combat, la maladie. Et surtout, une grande histoire d'amour, la leur...

Ce que j’en pense :
Une histoire de couple ou comment être à deux, face aux épreuves de la vie : telle est la question posée par Valérie Donzelli (et Jérémie Elkaïm), à laquelle elle apporte une réponse absolument magnifique. Certes, pas de surprises particulières dans ce film, mais juste une tranche de vie, le partage d’une expérience.  A l’écran, le spectateur découvre un couple hyper complice, soudé, dont chaque membre est rendu plus fort par l’autre malgré toutes les difficultés mises sur leur chemin. Rien que pour la beauté de cette relation, se rappeler que le rapport aux autres peut ressembler à ça, que l’espèce humaine est capable de choses bien (à condition que chacun est le recul nécessaire sur sa façon d’être et sache se remettre en question) ce film vaut la peine d’être vu.
Et la conclusion, d’autant plus cruelle qu’elle fut la même pour les deux acteurs dans la vraie vie, est tout simplement horrible. Comment peut on avoir été si proche et tout de même en arriver là ? Même aujourd’hui en interview, le lien très fort qui existe entre ses deux personnes est flagrant. Reste une très belle amitié, qui vaut largement nombre de relations, mais quand même c’est bien dommage.

Conclusion :
Beau et énervant

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- les hôpitaux
- les scooters
- le Figaro
- la mer

21 avril 2011

Carlos Saldanha : Rio

Ce que le synopsis nous dit :
Blu, un perroquet bleu d’une espèce très rare, quitte sa petite ville sous la neige et le confort de sa cage pour s’aventurer au cœur des merveilles exotiques de Rio de Janeiro. Sachant qu’il n’a jamais appris à voler, l’aventure grandiose qui l’attend au Brésil va lui faire perdre quelques plumes ! Heureusement, ses nouveaux amis hauts en couleurs sont prêts à tout pour réveiller le héros qui est en lui, et lui faire découvrir tout le sens de l’expression « prendre son envol ».

Ce que j’en pense :
Dans Rio les blagues sont faciles, souvent axées sur du comique de situation ou des détails. Pour ma part j'adore ça et j'ai plus d'une fois ri (et même continué à rire quelques minutes, seule dans la salle, une fois la scène terminée).
J'ai été ravie également d'entendre le doublage de Blu, assuré par Jesse Eisenberg, dont la voix si particulière donne un vrai caractère au personnage.
Les images sont bien évidemment magnifiques, avec une Rio côté nature aussi bien que carnaval, sublimée. Bien sur les textures de plumes, omniprésentes, sont très réussies. Mais cela n'est il pas devenu banal dans l'univers des films animation ? Nous pourrons dire à nos enfants : "à mon époque (*voix chevrotante*), les dessins-animés étaient faits à la main, j'ai connu l'arrivée de l'animation numérique...".
Petit bémol du côté de la bande original, qui se contente de remplir son rôle d’ambiance sans rien offrir de bien croustillants. J’ai même trouvé certains passages “chantés” inutiles.
En définitive, Rio répond aux attentes que l’on pourrait en avoir, une valeur sûre pour passer un bon moment.

Conclusion :
Un film d’animation qui ravira petits et grands.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- les téléphériques
- les scooters des neiges
- le carnaval
- le football



6 décembre 2010

Guillaume Canet : Les petits mouchoirs

Ce que le synospis nous en dit :
A la suite d'un événement bouleversant, une bande de copains décide, malgré tout, de partir en vacances au bord de la mer comme chaque année. Leur amitié, leurs certitudes, leur culpabilité, leurs amours en seront ébranlées. Ils vont enfin devoir lever les "petits mouchoirs" qu'ils ont posés sur leurs secrets et leurs mensonges.

Ce que j’en pense :
Il semble que “tout le monde” ai vu les Petits mouchoirs, ou plus précisément pleuré devant les Petits mouchoirs. Pour ma part, pas un goutte.
L’histoire est intéressante, un peu lente mais pas ennuyeuse, nous ouvrant une fenêtre sur les amours et surtout les amitiés d’un groupe de personnes.  Comme dans toute tranche de vie, si  un élément déclenchant sert de point d’entrée, la fin du film n’est pas la fin de l’histoire. Toujours un peu frustrant mais logique.
Pour la forme, tout est magnifique, que se soit les paysages, Marion Cottilard (qui prouve une fois de plus sa capacité à pleurer devant une caméra - à se demander si elle sait finalement faire autre chose - et dont j’ai adoré la coupe de cheveux) et surtout la façon de filmer.
Pour le fond, certains sujets sont touchés du doigts sans finalement être vraiment creusés : peu de vrais craquages, certains protagonistes trop laissés à l’écart. Là encore un peu décevant pour un film de cette durée. Cela dit, si les personnages sont tous des caricatures d’eux mêmes, cela n’entache en rien la touche de réalisme du film. J’ai trouvé que niveau amitiés, ces gens là ne s’en sortait pas si mal. Mis à part un gros débilos et sa Juliette, les personnages prennent soins les uns des autres de leur mieux, même si personne n’est parfait et que l’égoïsme reprend parfois le dessus. On en vient d’ailleurs à se dire qu’ils feraient mieux de se préoccuper un peu plus d’eux même, car le problème majeur n’est pas le manque de transparence envers le groupe, mais bel et bien le fait que chacun se mente à lui même.
Enfin, je tiens à exprimer mon indignation extrême pour la scène tant attendue des vérités. Celle où tous sont sensés ouvrir les yeux et entendre la vérité, comble de la frustration : les “vérités” sont énoncées au sens général et le seul personnage pointé du doigt à titre personnel est le SEUL qui a fait de vrais efforts d’amélioration depuis le début ! C’est trop injuste.

En conclusion :

A voir, au moins pour la scène de la tondeuse à gazon et le personnage de Valérie Bonneton

A voir si voulez en savoir plus sur :
- Les scooters
- Les huîtres
- Les tondeuses à gazons
- Le sable