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30 septembre 2014

Haruki Murakami : Après le tremblement de terre (神の子どもたちはみな踊る - Kami no Kodomo-tachi wa Mina Odoru)

Ce que l’éditeur nous dit :
Un mois après le tremblement de terre de Kobe en 1995, les secousses continuent dans le coeur des Japonais... Les séismes intérieurs déplacent les solitudes ordinaires, réveille les consciences endormies ou ravive le feu de la vie. A travers six variations, Murakami effleure, avec une infinie délicatesse, la faille intérieure présente en tout être.

Ce que j’en pense :
Il y a quelque chose de différent dans ce recueil de nouvelles. Peut-être parce que c’est le premier de cet auteur que je découvre autour d’un thème unique. J’ai au départ été désorientée par ces histoires auxquelles il me semblait manquer quelque chose, même en prenant en compte cette habitude de Murakami d’achever ses récit dans un flottement intangible. De plus, si les références au dit tremblement de terre étaient présentes, elles semblaient n'apparaître que furtivement, en trame de fond. Jusqu’à ce que je prenne conscience de ces autres détails qui relient les nouvelles les unes aux autres, révélant toute l’élégance de l’ensemble.

Conclusion :
En deçà du reste de l’oeuvre, mais de bonnes choses tout de même.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- les ours
- les piscines
- les batraciens
- les flammes


20 septembre 2014

Catherine Dufour : Le goût de l’immortalité

Ce que l’éditeur nous dit :
Mandchourie, an 2113.
La ville de Ha Rebin dresse ses tours de huit kilomètres dans un ciel jaune de toxines. Sous ses fondations grouille la multitude des damnés, tout autour s'étendent les plaines défoliées de la Chine.
Le brillant Cmatic est mandaté par une transnationale pour enquêter sur trois nouveaux cas d'une maladie qu'on croyait éradiquée depuis un siècle. Ses recherches le mènent à Ha Rebin, où il rencontre une adolescente étrange. Avec elle, il va tenter de mener à bien sa mission dans un monde qui s'affole : décadence américaine, pandémie sanglante, massacres génétiques, conquêtes planétaires et montée de l'extrémisme vaudou. Et affronter le rêve le plus fou de l'humanité : l'immortalité, ou ce qui y ressemble...
Combien d'entre nous sont vraiment assez sages pour souhaiter échapper à la grande roue ? La vie est une drogue terrible.

Ce que j’en pense :
Tous les auteurs ont des obsessions, certains chez qui elles sont plus marquées que chez d’autres. Concernant Catherine Dufour, il s’agit clairement des zombies, thématique que je ne pensais pourtant pas retrouver en lisant Le goût de l’immortalité, et encore moins sous cette forme.
Dès les premières pages, le style est incisif, maîtrisé et plein de promesses. Néanmoins, je me suis rapidement lassée de ce ton plein de rancoeur (tout en admirant la capacité de Catherine Dufour à tenir la cohérence de l’angle de narration jusqu’à la dernière page). Mais le fond du problème se situe dans la tournure des événements. Le roman croise les histoires de vies, multiplie les intrigues personnelles et politiques, se paye le luxe d’une société dystopique, et nous fait voyager aux quatre coins du globe, avec un soupçon de morts-vivants donc: autant d’éléments traités sans failles pris de manière indépendante, mais avec un résultat tellement décevant une fois assemblés les uns aux autres. Tout ça pour ça. Mouais.

Conclusion :
Une écrivaine qui mérite largement son titre de professionnelle, mais une romancière qui a encore des progrès à faire.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- les piscines
- les épidémies
- les étages
- les colliers de fleurs


4 juin 2013

Baz Luhrmann : Gatsby le Magnifique (The Great Gatsby)

Ce que le synopsis nous dit :
Printemps 1922. L'époque est propice au relâchement des mœurs, à l'essor du jazz et à l'enrichissement des contrebandiers d'alcool… Apprenti écrivain, Nick Carraway quitte la région du Middle-West pour s'installer à New York. Voulant sa part du rêve américain, il vit désormais entouré d'un mystérieux millionnaire, Jay Gatsby, qui s'étourdit en fêtes mondaines, et de sa cousine Daisy et de son mari volage, Tom Buchanan, issu de sang noble. C'est ainsi que Nick se retrouve au cœur du monde fascinant des milliardaires, de leurs illusions, de leurs amours et de leurs mensonges. Témoin privilégié de son temps, il se met à écrire une histoire où se mêlent des amours impossibles, des rêves d'absolu et des tragédies ravageuses et, chemin faisant, nous tend un miroir où se reflètent notre époque moderne et ses combats.

Ce que j’en pense :
N’ayant pas aimé l’œuvre originale, je ne risquais qu’une bonne surprise en allant quand même voir cette adaptation. Et effectivement, le format cinématographique permet d’éviter les “lourdeurs” stylistiques du texte (elles ont pourtant convaincu la génération de nos parents). D’ailleurs certains passages “lus” ont tous eu pour conséquences immédiates de me faire lever les yeux au ciel. Vraiment ce style ne me convainc pas.
Pour ce qui de l’univers, puisque j’avais été enchantée celui Moulin Rouge, pas de raison de ne l’être tout autant par celui là. Je suis par contre assez sceptique quant au choix d’anachronie musicale. Danser du charleston sur du rap, c’est bizarre.
C’est au niveau du choix des acteurs que cela devient plus intéressant. Entre l’image formée dans ma tête et celle portée à l’écran, grande est la différence entre Tom Buchanan, mais ok pourquoi pas. L'interprétation de Gatsy par Leonardo DiCaprio est vraiment fantastique, toute en subtilités, en particulier lors de la scène des “retrouvailles” avec Daisy (Carey Mulligan). Cette dernière par contre ne brille que par sa fadeur. Quelle drôle de choix pour un personnage sensé faire tourner les têtes. Le charisme de Jordan, décrite comme quelconque dans le livre, est ici bien plus présent (et dire que Elizabeth Debicki n’a que 22 ans !). Tobey Maguire est fade, collant à merveille au rôle de Nick Carraway. Les aventures sentimentales du personnage, déjà rares dans le livre, n’ont même pas été portées à l’écran.

Conclusion :
Heureusement qu’il y a Léo.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- les phares
- les piscines
- les fleurs
- les voitures

8 mai 2013

Anthony Marciano : Les gamins

Ce que le synopsis nous dit :
Tout juste fiancé, Thomas rencontre son futur beau-père Gilbert, marié depuis 30 ans à Suzanne. Gilbert, désabusé, est convaincu d’être passé à côté de sa vie à cause de son couple. Il dissuade Thomas d’épouser sa fille Lola et le pousse à tout plaquer à ses côtés. Ils se lancent alors dans une nouvelle vie de gamins pleine de péripéties, persuadés que la liberté est ailleurs.
Mais à quel prix retrouve t-on ses rêves d’ado ?...

Ce que j’en pense :
Un véritablement ravissement que cette petite comédie, dont pour une fois la bande annonce ne révèle pas les meilleurs moments, bien au contraire.
Faisant partie de cette génération qui approche à grand pas la trentaine, je suis me tout à fait sentie concernée par le sujet. Celui ci est bien traité, avec un humour parfaitement dosé.
Ce film est comme un Kinder surprise qui contiendrais plein de cadeaux. Le casting à lui seul pèse son lot d'inattendus. On ressort de la séance de bonne humeur, avec l’envie d’aller faire la fête, mais surtout de profiter à fond de la vie et de tout ce qu’elle nous offre au quotidien (les petits plaisirs éphémères aussi bien que ces joies plus profondes qu’on ne savoure par toujours à leur juste valeur).

Conclusion :
Parce que faire rester un(e) gamin(e) n’est pas incompatible avec tout le reste. :)

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- les piscine à balle
- Siri
- le roller
- les bonnes manières


13 février 2013

Sacha Gervasi : Hitchcock

Ce que le synopsis nous dit :
Alfred Hitchcock, réalisateur reconnu et admiré, surnommé « le maître du suspense », est arrivé au sommet de sa carrière. A la recherche d’un nouveau projet risqué et différent, il s’intéresse à l’histoire d’un tueur en série. Mais tous, producteurs, censure, amis, tentent de le décourager. Habituée aux obsessions de son mari et à son goût immodéré pour les actrices blondes, Alma, sa fidèle collaboratrice et épouse, accepte de le soutenir au risque de tout perdre. Ensemble, ils mettent tout en œuvre pour achever le film le plus célèbre et le plus controversé du réalisateur : PSYCHOSE.

Ce que j’en pense :
Angle de vue très intéressante que celui d’aborder la carrière d’un tel monstre du cinéma par ses problèmes de couple. En ne se restreignant à une période de temps nécessaire pour le tournage d’un seul de ses films, Sacha Gervasi parvient à nous dresser un portrait déjà conséquent, à synthétiser toute une carrière. Jolie prouesse.
Étonnant également que durant tout la séance l’horreur soit à la fois si présente mais pourtant toujours en arrière plan. On parle d’un homme que la mort a obsédé toute une vie et pourtant pas une minute du film n’est glauque, au contraire.
Helen Mirren y est sublime (comme quoi il n’y a pas qu’aux hommes que sied l’âge), Anthony Hopkins bluffant (tant par son jeu que par son maquillage), et tout deux nous emplissent de délices par ces phrasés et intonations anglaises tellement plus jolies que celles de leurs confrères américains.
Et puis quand on apprécie le cinéma il est toujours très instructif d'apercevoir un peu ce qui se passe en réalité de l’autre côté de la caméra.

Conclusion :
Un biopic réussi et très instructif.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- les grains de sable
- les calories
- les piscines
- les blondes

3 septembre 2012

Agnès Abécassis : Chouette, une ride !

Ce que l’éditeur nous dit :
Jusqu'à présent, ma vie était hyper plan-plan. Genre marmots, boulot, dodo, sauf que pour moi, le boulot ça se passe à la maison, scotchée à un clavier d'ordinateur. Ben oui, mon job, c'est écrivain (célèbre). Mais dernièrement, tout a basculé: un beau gosse dans la rue m'a appelée "madame"; il m'a fallu une traduction simultanée pour comprendre ce que me disait une ado; une vendeuse mielleuse m'a suggéré une crème anti-âge; J'ai surpris des copines en train de trafiquer leur date de naissance. Et là, d'un coup, j'ai réalisé que j'avais déjà trente-six ans. C'est-à-dire, techniquement, presque quarante. Donc bientôt cinquante. A votre avis, je fais quoi? Je déprime ou je positive?

Ce que j’en pense :
Sachez le tout de suite, la thématique de “la ride” n’est qu’un prétexte (ah bon ?!?), évoqué rapidement en début de roman et tout aussi promptement vers la fin. Par si étonnant sachant que le roman ne fait que 255 pages écrites en police 54, pas le temps de trop s’étaler si on veut avoir le temps de construire un semblant d’histoire.
Pour résumer on va dire que c’est une fille qui râle, à qui arrivent de “palpitantes” aventures (niveau : ô désespoir, ma teinte de rouge à lèvre favorite n’est plus disponible chez Séphora !), et va finalement relativiser un peu. Je ne suis pas très fan de cette ambiance commérage à tous les étages, mais il faut bien avouer qu’un fois de temps en temps ça fait du bien de ne pas du tout avoir à réfléchir en lisant un livre. Le ton est très léger, le langage familier avec parfois de bonnes surprises. Et puis ce n’est pas comme si on était trompé sur la marchandise, car c’est exactement ce qu’on en attendait.

Conclusion :
Très bien pour se vider la tête. Un livre pour filles, un vrai.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- la forêt
- les piscines
- les lentilles
- la verdure