TRY ME
Affichage des articles dont le libellé est Coréen. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Coréen. Afficher tous les articles

14 novembre 2015

Kang Han : La végétarienne (채식주의자)

Ce que l’éditeur nous dit :
Une nuit, elle se réveille et va au réfrigérateur, qu’elle vide de tout ce qu’il contenait de viande. Guidée par son rêve, Yonghye a désormais un but, devenir végétale, se perdre dans l’existence lente et inaccessible des arbres et des plantes.
Ce dépouillement qui devient le sens de sa vie, le pouvoir érotique, floral, de sa nudité, vont faire voler en éclats les règles de la société, dans une lente descente vers la folie et l’absolu.

Ce que j’en pense :
Contrairement à ce que le titre laisse imaginer, il ne s’agit pas ici d’une ode au végétarisme, ni à aucun autre régime d’ailleurs. Quelques jours après cette lecture, je ne suis pas très sûre de savoir quel était le message de l’auteur, mais cela n’a finalement pas d’importance au rapport des émotions qu’elle a bel et bien réussi à me transmettre.
La structure de ce livre se découpe en trois parties, qui alternent trois narrateurs/acteurs de cette histoire. On démarre par l’étonnement froid du mari, pour passer ensuite à la fascination poétique du beau-frère (le chapitre que j’ai trouvé le plus beau), avant de terminer par le désespoir, puis l’acceptation de la soeur. Par son comportement, Yonghye, qui ne demande pourtant rien à personne, dérange et déroute, car elle renvoie les autres à leurs propres limites. Parce qu’elle sort de la norme, elle remet cette dernière en question, déstabilisant ceux qui pour qui la remise en cause est intolérable, ou au contraire encourageant ceux pour qui les standards ne fonctionnent pas. Il me semble que c’est que c’est la première fois que je lis un auteur coréen. Si l’atmosphère n’est pas tout à fait la même (au-delà des caractéristiques propres à chaque écrivain bien sûr), on y retrouve cette frustration et ce malaise des sociétés asiatiques trop conformistes, couplée à une sorte d’acceptation résignée. Intéressant.

Conclusion :
Un roman subtil et riche en émotions.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
les fleurs
l'oppression
la nudité
les racines




22 novembre 2013

Bong Joon Ho : Snowpiercer

Ce que le synopsis nous dit :
2031. Une nouvelle ère glaciaire. Les derniers survivants ont pris place à bord du Snowpiercer, un train gigantesque condamné à tourner autour de la Terre sans jamais s’arrêter. Dans ce microcosme futuriste de métal fendant la glace, s’est recréée une hiérarchie des classes contre laquelle une poignée d’hommes entraînés par l’un d’eux tente de lutter. Car l’être humain ne changera jamais…

Ce que j’en pense :
Commençons pas les aspects positifs : nous découvrons qu’en brun Chris Evans parait nettement moins stupide qu’en blond, mais également qu’un budget suffisamment conséquent permet de se payer quelques très bon acteurs. Voilà, c’est tout ce que j’ai trouvé. Tout le reste est à placer dans une poubelle (et non recyclable).
L’idée de départ est la lutte des classes, dont un traitement intéressant aurait pu pallier le manque de nouveauté. Mais tout ce qu’en fait Bong Joon Ho est un enchaînement de scènes plus violentes les unes que les autres (en gros une dans chaque wagon, le train étant la métaphore de la société dont il faut gravir les échelons, cf. idée de départ). Si les films coréens ont cette tendance à pousser le mal à son paroxysme, en général la violence exposée a un sens. Ce n’est pas le cas ici. Tous ces combats sont absurdes, ne reposant sur rien d’autre que leur existence même. Une scène sanglante aurait suffit, on aurait compris merci.
Au bout de deux heures de films (attention micro spoiler alert), les protagonistes arrivent enfin dans le wagon de tête, nous offrant LA révélation (pas vraiment une surprise non plus), de même que la seconde idée consistante du film (wahou). Et puis voilà c’est fini.
Alors certes avec beaucoup d’imagination et de tergiversations, on peut soulever à partir de ces deux postulats de départ nombre de questions sur l’humanité. Mais avec un peu d’effort, on peut aussi bien y arriver en partant de la différence entre les fromages. Bref ce film n’apporte RIEN.

Conclusion :
Une ôde à la violence, creuse.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- les écosystèmes
- les pâtes à modeler
- les saunas
- les fourrures sur mesure (une autre raison de ne pas aimer ce film)