TRY ME
Affichage des articles dont le libellé est voiture. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est voiture. Afficher tous les articles

17 mars 2015

Tim Burton : Big Eyes

Ce que le synopsis nous dit :
Big Eyes raconte la scandaleuse histoire vraie de l’une des plus grandes impostures de l’histoire de l’art. À la fin des années 50 et au début des années 60, le peintre Walter Keane a connu un succès phénoménal et révolutionné le commerce de l’art grâce à ses énigmatiques tableaux représentant des enfants malheureux aux yeux immenses. La surprenante et choquante vérité a cependant fini par éclater : ces toiles n’avaient pas été peintes par Walter mais par sa femme, Margaret. L’extraordinaire mensonge des Keane a réussi à duper le monde entier. Le film se concentre sur l’éveil artistique de Margaret, le succès phénoménal de ses tableaux et sa relation tumultueuse avec son mari, qui a connu la gloire en s’attribuant tout le mérite de son travail.

Ce que j’en pense :
Ah, enfin un Tim Burton sans Johnny Depp et Helena Bonham Carter ! Il est appréciable de voir que certains réalisateurs sont capables d’étendre leur univers, de faire autre chose que ce que l’on attend d’eux. Le résultat n’est donc pas très “Burtonien” au sens habituel du terme (quoi qu’il s’agisse de son second biopic, mais comme je n’ai pas eu l’occasion de voir Ed Wood...), mais n’en est pas moins plaisant. L’histoire est bien traitée, avec des interprétations toutes en finesses des deux acteurs principaux (tour à tour touchants, ridicules, etc.). Au-delà de la vie de Margareth et Walter, Big Eyes est également le reflet d’une époque, celle d’un marketing balbutiant, mais surtout un tournant capital pour la place de la femme dans la société américaine. Si je n’avais jamais vu les travaux de Keane auparavant, je ne serais pas surprise de découvrir que c’est elle qui a ouvert la voie à d’autres artistes, type Valérie Moigne (alias Mistigri) ou autres figures féminines caractéristiques, dont les travaux se déclinent aujourd’hui sur tous les supports possibles et imaginables.

Conclusion :
A voir pour se distraire et pour la culture générale.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
les voitures aux couleurs acidulées
les communautés
les paradis sur terre
les allumettes




9 août 2014

Richard Linklater : Boyhood

Ce que le synopsis nous dit :
Chaque année, durant 12 ans, le réalisateur Richard Linklater a réuni les mêmes comédiens pour un film unique sur la famille et le temps qui passe. On y suit le jeune Mason de l’âge de six ans jusqu’ à sa majorité, vivant avec sa sœur et sa mère, séparée de son père. Les déménagements, les amis, les rentrées des classes, les premiers émois, les petits riens et les grandes décisions qui rythment sa jeunesse et le préparent à devenir adulte...

Ce que j’en pense :
A mon sens c’est ça du vrai cinéma. Au même titre qu’un Gravity (dans une catégorie très différente), Boyhood nous permet de vivre une expérience unique.
C’est juste fou de voir condensé en quelques heures ces personnes grandir, vieillir, adopter un nouveau style vestimentaire ou coupe de cheveux. L’évolution est bien sûr d’autant plus hallucinante chez les enfants, qui d’une année sur l’autre peuvent avoir pris seulement quelques centimètres ou avoir carrément changé du statut, passant de bébé à petit garçon/petite fille, puis un beau jour adolescents, avant de se diriger doucement vers les adultes qu’ils seront. L’histoire en soi n’a rien d’exceptionnelle, puisque c’est celle de la vie (et de ses inévitables questions existentielles), mais elle est ici sacrément bien racontée. Mille détails rendent le récit touchant et surtout très réaliste, dans les éléments que l’on retrouve, ou au contraire ceux qui se perdent, avec une mention spéciale sur les spécificités américaines (la taille des gobelets ou la présence d’armes à feu pour ne citer qu’elles).
Si certaines longueurs auraient pu être évitées (dans la dernière heure en particulier), elles seront bien vite oubliées, en faveur de ses personnages décidément très attachants.

Conclusion :
C’est fou la vie.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- les voitures d’occasion
- les études
- comment répondre à la question “quoi de neuf”
- la religion


4 juin 2013

Baz Luhrmann : Gatsby le Magnifique (The Great Gatsby)

Ce que le synopsis nous dit :
Printemps 1922. L'époque est propice au relâchement des mœurs, à l'essor du jazz et à l'enrichissement des contrebandiers d'alcool… Apprenti écrivain, Nick Carraway quitte la région du Middle-West pour s'installer à New York. Voulant sa part du rêve américain, il vit désormais entouré d'un mystérieux millionnaire, Jay Gatsby, qui s'étourdit en fêtes mondaines, et de sa cousine Daisy et de son mari volage, Tom Buchanan, issu de sang noble. C'est ainsi que Nick se retrouve au cœur du monde fascinant des milliardaires, de leurs illusions, de leurs amours et de leurs mensonges. Témoin privilégié de son temps, il se met à écrire une histoire où se mêlent des amours impossibles, des rêves d'absolu et des tragédies ravageuses et, chemin faisant, nous tend un miroir où se reflètent notre époque moderne et ses combats.

Ce que j’en pense :
N’ayant pas aimé l’œuvre originale, je ne risquais qu’une bonne surprise en allant quand même voir cette adaptation. Et effectivement, le format cinématographique permet d’éviter les “lourdeurs” stylistiques du texte (elles ont pourtant convaincu la génération de nos parents). D’ailleurs certains passages “lus” ont tous eu pour conséquences immédiates de me faire lever les yeux au ciel. Vraiment ce style ne me convainc pas.
Pour ce qui de l’univers, puisque j’avais été enchantée celui Moulin Rouge, pas de raison de ne l’être tout autant par celui là. Je suis par contre assez sceptique quant au choix d’anachronie musicale. Danser du charleston sur du rap, c’est bizarre.
C’est au niveau du choix des acteurs que cela devient plus intéressant. Entre l’image formée dans ma tête et celle portée à l’écran, grande est la différence entre Tom Buchanan, mais ok pourquoi pas. L'interprétation de Gatsy par Leonardo DiCaprio est vraiment fantastique, toute en subtilités, en particulier lors de la scène des “retrouvailles” avec Daisy (Carey Mulligan). Cette dernière par contre ne brille que par sa fadeur. Quelle drôle de choix pour un personnage sensé faire tourner les têtes. Le charisme de Jordan, décrite comme quelconque dans le livre, est ici bien plus présent (et dire que Elizabeth Debicki n’a que 22 ans !). Tobey Maguire est fade, collant à merveille au rôle de Nick Carraway. Les aventures sentimentales du personnage, déjà rares dans le livre, n’ont même pas été portées à l’écran.

Conclusion :
Heureusement qu’il y a Léo.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- les phares
- les piscines
- les fleurs
- les voitures

18 avril 2011

David Grossman : L’enfant zigzag

Ce que l’éditeur nous en dit :
Nono n'en fait qu'à sa tête et son départ à toute vapeur pour Haïfa va déraper en une suite rocambolesque d'aventures qui le transformeront pour toujours en homme. Au nez et à la barbe de son père, policier à Jérusalem, Nono, 13 ans, se retrouve aux commandes d'une locomotive puis dans une voiture volée aux côtés d'un gangster international. 'De quoi s'agit-il?' se demande Nono qui, pour être mordu d'inédit, n'en est pas moins taraudé par le respect de la loi. 'D' un voyage initiatique ni plus ni moins', lui répond l'homme coursé par la maréchaussée. Un voyage qui, sous ses dehors burlesques, amènera l'enfant à résoudre la question 'Qui suis-je?'.

Ce que j’en pense :
"Qui suis-je" ? Décidément, cette question n'a pas finit de faire couler de l'encre. Dans l'enfant zig-zag, c'est au tour du jeune Nono de se la poser. Il semble que pour David Grossman, elle soit synonyme de "qui sont mes parents, qui sont mes grands-parents, quel est le sang qui coule dans mes veines ?".
Pour trouver des réponses, rien de mieux qu'une quête initiatique, une petite course effrénée en Israël. L'auteur multiplie les rebondissements et les situations inattendues. Dans les premiers chapitres, cette méthode est à la fois agréable et un peu déstabilisante. L'action, qui se situe pourtant dans un cadre réaliste, semble ainsi basculer dans le fantastique à plusieurs reprises, la magie paraissant la seule explication possible ! Et hop, une cabriole et la situation est rétablit. Pas très crédible, mais sympathique.
Mais tandis que le récit avance, le trop vouloir en faire menace sérieusement de créer l'ennui. Ce qui est d'abord amusant par l'effet de surprise, se transforme en passages en longueurs.
Heureusement pour la suite, David Grossman réussi à trouver le bon équilibre, conduisant tranquillement le lecteur jusqu'à la fin du roman, avec de nouvelles bonnes surprises même si l'issue est prévisible.
Note : j'ai particulièrement apprécié le "chapitre sans nom".

Conclusion :
Un livre surprenant et bizarre, mais finalement sympathique.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- les breloques
- les voitures
- les effets néfastes de la corrida (pratique qu’il serait plus simple pour tout le monde d’éradiquer totalement)
- les cheminots