Ce que le synopsis nous dit :
A l’occasion de son cinquième anniversaire de mariage, Nick Dunne signale la disparition de sa femme, Amy. Sous la pression de la police et l’affolement des médias, l’image du couple modèle commence à s’effriter. Très vite, les mensonges de Nick et son étrange comportement amènent tout le monde à se poser la même question : a-t-il tué sa femme ?
Ce que j’en pense :
Comment parler de cet excellent film sans le spoiler ? Exercice difficile, alors tournons autour du pot. Pour l’état d’esprit d’avant séance, je ne m’attendais pas à grand chose, uniquement prête à lui donner une chance pour l’excellente note sur allocine (oui je suis influençable) et la présence de Ben Affleck (que je suis loin de trouver irrésistible en tant qu’homme ou acteur, mais qui me semble avoir bien choisi ses rôles ces dernières années). Autant dire que j’ai pris une grosse claque, et qu’il m’a fallu un petit moment avant de retrouver mes esprit une fois le générique achevé. Le jeu des acteurs (principaux) est irréprochable, tout comme la gestion et le choix de la bande sonore. Le rythme très bien géré, avec beaucoup de tension, mais les petits éléments qui vont bien pour relâcher la bride quand il faut (le personnage de l’avocat y participant à plus d’un titre). Gone girl comporte bien quelques longueurs, mais qui sont très pardonnables, voire totalement justifiables.
Conclusion :
Allez le voir. Tout de suite.
A voir si vous voulez en savoir plus sur :
les chasse au trésor
les carnets secrets
les jeux de société
les bougies
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12 octobre 2014
24 mai 2013
Mélanie Fazi : Serpentine
Ce que l’éditeur nous dit :
Une boutique de tatouage où l'on emploie des encres un peu spéciales. Des façades rassurantes au premier abord... mais qui s'ouvrent bientôt sur des zones plus troubles. Car les lieux les plus familiers dissimulent souvent des failles, écho de ces fêlures que l'on porte en soi. Il suffit de si peu, parfois, pour que tout bascule... Mélanie Fazi est la princesse du fantastique français, acclamée par les critiques et le public. Plusieurs de ses nouvelles ont même été traduites et publiées dans des revues anglo-saxonnes. Elle a reçu le prix Merlin en 2002 (meilleure nouvelle) et 2004 (meilleur roman), le prix Masterton en 2005 (meilleur roman) et le Grand Prix de l'imaginaire en 2005 (meilleure nouvelle) et en 2007 (meilleure traduction). Excusez du peu…
Ce que j’en pense :
Comment trouver les termes appropriés pour décrire ce petit bijou ? Mélanie Fazi ce sont des mots, une ambiance, une atmosphère qui vous transportent instantanément dans son univers, un univers de gens cassés, prêts à tout pour arracher à la vie quelques moments interdits. Un certain mal-être est là, bien au centre, mais sous la forme d’une simple esquisse, avec le pouvoir invraisemblable de créer un cocon rassurant. On se sent bien dans les pages de Mélanie Fazi.
Conquise par chacune des nouvelles de ce recueil (il n’y en a qu’une seule qui m’a moins convaincue), j’ai apprécié avec une joie infinie la variété des personnages, des époques et des contextes, avec cette magie des mots pour fil conducteur. L’ensemble est à la fois riche de diversités et terriblement cohérent, presque comme une seule et même histoire que l’on aborderait de différents points de vue. Sous cette plume, même le fantastique s'intègre à la réalité comme en faisait partie intégrante.
Et pour ne rien gâcher du plaisir, la préface de Michel Pagel, qui rend hommage à l’auteur bien mieux que moi, est également géniale.
Conclusion :
Je soupçonne Mélanie Fazi d’être une sorcière.
A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- les bougies
- les autoroutes
- les ponts
- le poker

Une boutique de tatouage où l'on emploie des encres un peu spéciales. Des façades rassurantes au premier abord... mais qui s'ouvrent bientôt sur des zones plus troubles. Car les lieux les plus familiers dissimulent souvent des failles, écho de ces fêlures que l'on porte en soi. Il suffit de si peu, parfois, pour que tout bascule... Mélanie Fazi est la princesse du fantastique français, acclamée par les critiques et le public. Plusieurs de ses nouvelles ont même été traduites et publiées dans des revues anglo-saxonnes. Elle a reçu le prix Merlin en 2002 (meilleure nouvelle) et 2004 (meilleur roman), le prix Masterton en 2005 (meilleur roman) et le Grand Prix de l'imaginaire en 2005 (meilleure nouvelle) et en 2007 (meilleure traduction). Excusez du peu…
Ce que j’en pense :
Comment trouver les termes appropriés pour décrire ce petit bijou ? Mélanie Fazi ce sont des mots, une ambiance, une atmosphère qui vous transportent instantanément dans son univers, un univers de gens cassés, prêts à tout pour arracher à la vie quelques moments interdits. Un certain mal-être est là, bien au centre, mais sous la forme d’une simple esquisse, avec le pouvoir invraisemblable de créer un cocon rassurant. On se sent bien dans les pages de Mélanie Fazi.
Conquise par chacune des nouvelles de ce recueil (il n’y en a qu’une seule qui m’a moins convaincue), j’ai apprécié avec une joie infinie la variété des personnages, des époques et des contextes, avec cette magie des mots pour fil conducteur. L’ensemble est à la fois riche de diversités et terriblement cohérent, presque comme une seule et même histoire que l’on aborderait de différents points de vue. Sous cette plume, même le fantastique s'intègre à la réalité comme en faisait partie intégrante.
Et pour ne rien gâcher du plaisir, la préface de Michel Pagel, qui rend hommage à l’auteur bien mieux que moi, est également géniale.
Conclusion :
Je soupçonne Mélanie Fazi d’être une sorcière.
A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- les bougies
- les autoroutes
- les ponts
- le poker
7 novembre 2012
Tim Burton : Frankenweenie
Ce que le synopsis nous dit :
Après la mort soudaine de Sparky, son chien adoré, le jeune Victor fait appel au pouvoir de la science afin de ramener à la vie celui qui était aussi son meilleur ami. Il lui apporte au passage quelques modifications de son cru… Victor va tenter de cacher la créature qu’il a fabriquée mais lorsque Sparky s’échappe, ses copains de classe, ses professeurs et la ville tout entière vont apprendre que vouloir mettre la vie en laisse peut avoir quelques monstrueuses conséquences…
Ce que j’en pense :
Citant mon propre commentaire de Dark Shawdow, je dirais que Frankenweenie est du déjà vu, de l’attendu, du Tim Burton “banal”. Comme pour ce précédent film, le seul point vraiment intéressant est l’univers. Il s’agit cette fois d’une petite banlieue américaine des années 50, très portée sur l’électroménager, dans laquelle certains anachronismes semblent d'être égarés (des lunettes 3D, le déclassement de Pluton en tant que planète, etc.).
Mais pour le reste... Le scénario est prévisible de bout en bout, pas la moindre surprise. Si certains personnages sont "horriblement sympathiques", comme Tim Burton sait si bien les inventer, la plupart sont seulement "horribles". Cette exagération du glauque un peu facile créée une sorte d'indifférence vis à vis des protagonistes. Et surtout ce qui manque cruellement à Frankenweenie est la poésie (ce qui est un comble avec un tel sujet). C’est fade, les quelques séquences émotions étant vite balayées par les clichés.
Conclusion :
Tim Burton se complet dans son monde, ne faisant plus aucun effort pour nous enchanter.
A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- les cerfs-volants
- les moules à gaufres
- l’alphabet
- les bougies
Après la mort soudaine de Sparky, son chien adoré, le jeune Victor fait appel au pouvoir de la science afin de ramener à la vie celui qui était aussi son meilleur ami. Il lui apporte au passage quelques modifications de son cru… Victor va tenter de cacher la créature qu’il a fabriquée mais lorsque Sparky s’échappe, ses copains de classe, ses professeurs et la ville tout entière vont apprendre que vouloir mettre la vie en laisse peut avoir quelques monstrueuses conséquences…
Ce que j’en pense :
Citant mon propre commentaire de Dark Shawdow, je dirais que Frankenweenie est du déjà vu, de l’attendu, du Tim Burton “banal”. Comme pour ce précédent film, le seul point vraiment intéressant est l’univers. Il s’agit cette fois d’une petite banlieue américaine des années 50, très portée sur l’électroménager, dans laquelle certains anachronismes semblent d'être égarés (des lunettes 3D, le déclassement de Pluton en tant que planète, etc.).
Mais pour le reste... Le scénario est prévisible de bout en bout, pas la moindre surprise. Si certains personnages sont "horriblement sympathiques", comme Tim Burton sait si bien les inventer, la plupart sont seulement "horribles". Cette exagération du glauque un peu facile créée une sorte d'indifférence vis à vis des protagonistes. Et surtout ce qui manque cruellement à Frankenweenie est la poésie (ce qui est un comble avec un tel sujet). C’est fade, les quelques séquences émotions étant vite balayées par les clichés.
Conclusion :
Tim Burton se complet dans son monde, ne faisant plus aucun effort pour nous enchanter.
A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- les cerfs-volants
- les moules à gaufres
- l’alphabet
- les bougies
29 août 2012
Cary Fukunaga : Jane Eyre
Ce que le synopsis nous dit :
Jane Eyre est engagée comme gouvernante de la petite Adèle chez le riche Edward Rochester. Cet homme ombrageux ne tarde pas à être sensible aux charmes de la jeune fille. C'est le début d'une folle passion...
Ce que j’en pense :
Comme je le craignais, cette interprétation de Jane Eyre fait bien pâle figure à côté de celle de Charlotte Gainsbourg, qui avec son visage si particulier l’incarne parfaitement. Globalement je trouve cette version bien trop édulcorée. De beaux décors, de magnifiques paysages et surtout des acteurs aux traits bien trop parfaits comparés aux personnages décrits par Charlotte Brontë. L’un des intérêts majeur du bouquin réside dans le contraste entre la laideur et/ou l’angoisse provoqué par l’environnement (venant tout autant des lieux que des gens qui s’y trouvent) et la beauté de la relation qui se construit entre Jane et Edward. Or comment ressentir ce contraste dans un si “beau” film ?
De même, la douleur des événements se devine, mais n’est finalement qu'esquissée. Helen aurait mérité d’être beaucoup plus présente par exemple. Mais la faute en revient plutôt aux contraintes temps d’un film, qui ne permettent pas de restituer toute la complexité de l’oeuvre de Charlotte Brontë.
Enfin, si les jeux d’acteurs sont globalement très bien, Michael Fassenberg y est décevant (pourtant génial dans des rôles très divers ces dernières années). Les scènes d’affection entre M. Rochester et Jane sont celles qui en souffrent le plus.
Un peu d’indulgence maintenant, cette énième version vue par Cary Fukunaga n’apportant rien de révolutionnaire mais se laissant quand même regarder avec plaisir. Elle donne surtout une envie furieuse de (re)(re)(re)lire le roman original, ce qui est déjà pas mal.
Conclusion :
Un beau film pour une histoire intemporelle.
A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- les chemins
- l’éducation
- les rideaux
- les bougies
Jane Eyre est engagée comme gouvernante de la petite Adèle chez le riche Edward Rochester. Cet homme ombrageux ne tarde pas à être sensible aux charmes de la jeune fille. C'est le début d'une folle passion...
Ce que j’en pense :
Comme je le craignais, cette interprétation de Jane Eyre fait bien pâle figure à côté de celle de Charlotte Gainsbourg, qui avec son visage si particulier l’incarne parfaitement. Globalement je trouve cette version bien trop édulcorée. De beaux décors, de magnifiques paysages et surtout des acteurs aux traits bien trop parfaits comparés aux personnages décrits par Charlotte Brontë. L’un des intérêts majeur du bouquin réside dans le contraste entre la laideur et/ou l’angoisse provoqué par l’environnement (venant tout autant des lieux que des gens qui s’y trouvent) et la beauté de la relation qui se construit entre Jane et Edward. Or comment ressentir ce contraste dans un si “beau” film ?
De même, la douleur des événements se devine, mais n’est finalement qu'esquissée. Helen aurait mérité d’être beaucoup plus présente par exemple. Mais la faute en revient plutôt aux contraintes temps d’un film, qui ne permettent pas de restituer toute la complexité de l’oeuvre de Charlotte Brontë.
Enfin, si les jeux d’acteurs sont globalement très bien, Michael Fassenberg y est décevant (pourtant génial dans des rôles très divers ces dernières années). Les scènes d’affection entre M. Rochester et Jane sont celles qui en souffrent le plus.
Un peu d’indulgence maintenant, cette énième version vue par Cary Fukunaga n’apportant rien de révolutionnaire mais se laissant quand même regarder avec plaisir. Elle donne surtout une envie furieuse de (re)(re)(re)lire le roman original, ce qui est déjà pas mal.
Conclusion :
Un beau film pour une histoire intemporelle.
A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- les chemins
- l’éducation
- les rideaux
- les bougies
26 octobre 2010
Xavier Beauvois : Des hommes et des dieux
Ce que le synopsis nous en dit :
Un monastère perché dans les montagnes du Maghreb, dans les années 1990. Huit moines chrétiens français vivent en harmonie avec leurs frères musulmans. Quand une équipe de travailleurs étrangers est massacrée par un groupe islamiste, la terreur s’installe dans la région. L'armée propose une protection aux moines, mais ceux-ci refusent. Doivent-ils partir ? Malgré les menaces grandissantes qui les entourent, la décision des moines de rester coûte que coûte, se concrétise jour après jour…
Ce film s’inspire librement de la vie des Moines Cisterciens de Tibhirine en Algérie de 1993 jusqu’à leur enlèvement en 1996.
Ce que j’en pense :
A travers ce récit inspiré de fait réels, Xavier Beauvois rappelle que la guerre ne se résume pas aux méchants contre les gentils. C’est certes l’affrontement de deux camps, mais c’est aussi tous ceux qui en subissent les conséquences. Ici ce sont les moines et surtout la population algérienne, qui sont les acteurs forcés de ces événements.
On ressent et on comprend dans ce film tout l’attachement que les moines pouvaient éprouver envers ce pays et ces habitants.
Le pays y est très mis en avant : ses hommes, ses cultures, ses paysages, son soleil, etc. Le contraste est absolument frappant entre la beauté des panoramas algériens et l’austérité du monastère. De même le silence est mis en opposition avec les chants religieux.
Beaucoup de bonnes idées, des scènes fortes, portés par d’excellents acteurs.
Seul bémol, la fin qui se laisse désirer. Plusieurs moments annoncent la chute avant que celle-ci ne surviennent réellement, ce qui est assez perturbant. Peut être est ce pour nous faire sentir tout le poids de l’imminent destin qui attend ces moines. Finalement, ils disparaissent de notre champ de vision, sans que personne ne sache ce qu’il s’est ensuite passé. L’image est bien choisie.
En conclusion :
Un beau film.
A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- L’Algérie
- La vie monacale
- La production de miel
- Les bougies
Un monastère perché dans les montagnes du Maghreb, dans les années 1990. Huit moines chrétiens français vivent en harmonie avec leurs frères musulmans. Quand une équipe de travailleurs étrangers est massacrée par un groupe islamiste, la terreur s’installe dans la région. L'armée propose une protection aux moines, mais ceux-ci refusent. Doivent-ils partir ? Malgré les menaces grandissantes qui les entourent, la décision des moines de rester coûte que coûte, se concrétise jour après jour…
Ce film s’inspire librement de la vie des Moines Cisterciens de Tibhirine en Algérie de 1993 jusqu’à leur enlèvement en 1996.
Ce que j’en pense :
A travers ce récit inspiré de fait réels, Xavier Beauvois rappelle que la guerre ne se résume pas aux méchants contre les gentils. C’est certes l’affrontement de deux camps, mais c’est aussi tous ceux qui en subissent les conséquences. Ici ce sont les moines et surtout la population algérienne, qui sont les acteurs forcés de ces événements.
On ressent et on comprend dans ce film tout l’attachement que les moines pouvaient éprouver envers ce pays et ces habitants.
Le pays y est très mis en avant : ses hommes, ses cultures, ses paysages, son soleil, etc. Le contraste est absolument frappant entre la beauté des panoramas algériens et l’austérité du monastère. De même le silence est mis en opposition avec les chants religieux.
Beaucoup de bonnes idées, des scènes fortes, portés par d’excellents acteurs.
Seul bémol, la fin qui se laisse désirer. Plusieurs moments annoncent la chute avant que celle-ci ne surviennent réellement, ce qui est assez perturbant. Peut être est ce pour nous faire sentir tout le poids de l’imminent destin qui attend ces moines. Finalement, ils disparaissent de notre champ de vision, sans que personne ne sache ce qu’il s’est ensuite passé. L’image est bien choisie.
En conclusion :
Un beau film.
A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- L’Algérie
- La vie monacale
- La production de miel
- Les bougies
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