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23 janvier 2013

Poul Anderson : Le Patrouilleur du temps

Ce que l’éditeur nous dit :
Le Voyage dans le Temps, c'est très bien. En particulier pour les touristes, les historiens et les archéologues. Mais il y a aussi quelques illuminés qui entendent en profiter pour modifier le cours de l'Histoire. Assassiner un fondateur de religion, changer l'issue d'une bataille, et - pourquoi pas ? - amputer le nez de Cléopâtre, voire se tailler un empire personnel en important de l'avenir des armes prohibées. C'est déjà inquiétant pour l'humain ordinaire, encore qu'il ne s'apercevrait jamais de cette réécriture de l'Histoire, surtout s'il y disparaissait. Mais c'est carrément intolérable pour les Danelliens de l'avenir lointain, plus d'un million d'années, les surhommes de l'avenir, qui n'ont aucune envie d'être éradiqués. Ils ont donc créé la Patrouille du Temps chargée de maintenir l'Histoire dans son droit fil. Qui mène à eux. Le cycle de La Patrouille du Temps, qui comportera quatre volumes, est l'un des classiques les plus fameux de la science-fiction, dû à l'un de ses plus éminents créateurs, Poul Anderson

Ce que j’en pense :
Ce livre m’a totalement emballée. Et je suis très contente, alors que je prépare cet article, de découvrir qu’en réalité ce bouquin est extrait d’une série complète. Il y plus à lire !
Tandis que la fantaisie se cantonne pour la plupart du temps à une époque moyenâgeuse, les deux premières histoires de ce tome traitent de deux sujets beaucoup plus originaux. La première nous emmène à Tyr, 950 av. J.-C, la seconde (ma préférée) chez les Ostrogoths du IVe siècle. L’une comme l’autre sont très bien documentés et fort bien écrites. J’ai été la première étonnée de m’attacher à ces “barbares” (que je mettait jusque là avec leurs chers voisins, dans un grand panier d’ennemis communs de Vercingétorix). J’ai un peu moins apprécié la nouvelle qui clôture ce recueil, qui au temps des templiers aura au moins eu l’intérêt de raviver mes souvenirs de lecture des Rois Maudits.

Conclusion :

Une belle manière de voyager à travers l’histoire.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- les légendes
- les Dieux
- les offrandes
- l’air conditionné





26 octobre 2012

Leslie T. Chang : Factory girl (From Village to City in a Changing China)

Ce que l’éditeur nous dit :
An eye-opening and previously untold story, Factory Girls is the first look into the everyday lives of the migrant factory population in China.
China has 130 million migrant workers—the largest migration in human history. In Factory Girls, Leslie T. Chang, a former correspondent for the Wall Street Journal in Beijing, tells the story of these workers primarily through the lives of two young women, whom she follows over the course of three years as they attempt to rise from the assembly lines of Dongguan, an industrial city in China’s Pearl River Delta.
A book of global significance that provides new insight into China, Factory Girls demonstrates how the mass movement from rural villages to cities is remaking individual lives and transforming Chinese society, much as immigration to America’s shores remade our own country a century ago.

Ce que j’en pense :
J’ai lu Factory Girl de temps avant de retourner en Chine. En lisant l’histoire de ce village de paysans devenu zone industrielle effervescente en l’ombre de quelques décennies, je m’étais fait une image particulière de l’endroit. Par exemple, j’imaginais des bâtiments de tôles et de la terre battue au sol, enchevêtrés  de commerces construits à la va vite et de vendeurs ambulants. Du coup je ne comprenais pas vraiment la description de ces filles qui dépensaient tous leurs yens durement gagnés dans des paires de chaussures à talons aiguilles qui, au delà du principe d’économie, me paraissaient de drôles d’investissements pour ce type d’environnement. Et puis je suis allée à Shenzhen, ville au développement similaire et où aurait pu se situer l’action. Alors j’ai compris. J’ai compris à quel point je m’étais fourvoyée, à quel point j’avais sous estimé la capacité chinoise à construire si rapidement, à faire émerger de la terre battue hautes tours de verres, centres commerciaux et lignes de métro. Dans ce contexte là, oui, un habillement citadin est de circonstance.
Cet exemple reflète assez bien l’état d’esprit qui m’a habitait tout au long de la lecture de Factory Girl : je m’en doutais, mais je ne pensais pas que c’était à ce point là.

Conclusion :
Les chinois ont beaucoup de volonté

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- les départs
- les plans de carrières
- les obligations
- les conditions

14 septembre 2012

Chunhe Yu : Mémoires d'un eunuque dans la cité interdite

Ce que l’éditeur nous dit :
Yu Chunhe, eunuque au palais de l'impératrice Xiaoding, l'épouse de l'empeureur Guangxu de la dynastie des Qing, nous livre ce témoignage exceptionnel sur la vie quotidienne des castrats et sur celle de leurs maîtres. Entré dans la Cité Interdite en 1898, à l'âge de dis-sept ans, il y passera dix-huit années terribles, marquées par la guerre contre les étrangers, l'exil de la cour à Xian, le traité de paix, la révolution, l'avènement de la république et la chute de l'empire.
Ses mémoires, riches en intrigues et portraits acerbes des familiers de la cour, nous en apprennent plus qu'un livre d'histoire officielle. Description édifiante des mœurs d'une époque, de sa décadence et de sa corruption, les « Mémoires d'un eunuque dans la Cité Interdite » constituent un document historique unique, mais sont avant tout le récit émouvant du destin tragique d'un adolescent vendu aux trafiquants d'enfants de pékin qui fournissaient le palais impérial en eunuques.
Yu Chunhe révèle ce qui a souvent été occulté sur la vie privée de ces innocents, châtrés de force pour être ensuite emprisonnés entre les murs de la Cité Interdite où ils étaient traités en esclaves, insultés, battus, tués selon le caprice de leurs maîtres.
Le récit de l'une de ces vies meurtries fut enregistré par Dan Shi, historien spécialiste de dynastie des Qing, qui décida de la publier sous la forme d'un roman.

Ce que j’en pense :
Le seul problème de ce bouquin, c’est plus ou moins tout est dit dans la quatrième de couverture. Pas de grandes surprises donc à la lecture. Par contre, les photos d’archives sont très intéressantes et permettent de se faire une petite idée du contexte de l’époque (mon imagination ne m’aurait jamais mené à ça à la simple lecture des descriptions, tant c’est différent de ce que nous connaissons). Cela permet également de se dire que cette ribambelle de films chinois à la Tigre et Dragon, qui joue pourtant bien plus sur les effets visuels (dont personnellement je ne me lasse pas) que sur l’histoire,  recèle peut être un fond de vérité en ce qui concerne le niveau de manigances. De manière générale, je pense qu’il est toujours bon de s’intéresser à ce type de sujet, représentants d’une culture et d’une époque, qui peuvent pousser à la réflexion sur ces “techniques barbares” qui nous paraissent aujourd’hui disproportionnées. On peut se demander, dans 100 ans, quelles coutumes qui nous semblent aujourd’hui normales paraîtront totalement inconcevable à nos descendants. Quand on sait qu’en France les femmes n’ont eu droit de voter qu’à partir de 1944, on se rend compte du chemin qui peut être parcouru en ce laps de temps.
Nota bene : très amusant, en vérifiant la date ci-dessus j’ai appris qu’en 1914 avait eu lieu un vote blanc pour demander aux femmes si elles avaient envie de voter... 

Conclusion :
Un livre pas forcément palpitant mais évoquant un sujet très intéressant.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- les promotions
- les cortèges
- les conditions spéciales