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3 décembre 2013

Philip K. Dick : Minority Report

Ce que l’éditeur nous dit :
Washington, 2054. John Anderton est membre de Précrime, une unité gouvernementale utilisant les dons de prescience de trois mutants, les précogs, pour arrêter les criminels avant leur passage à l'acte. Avant même qu'ils aient imaginé de passer à l'acte.Anderton a une confiance aveugle dans les prédictions des précogs. Mais quand, chasseur devenu gibier, il se retrouvera lui-même accusé du meurtre d'un homme qu'il n'a jamais rencontré, il lui faudra découvrir les véritables rouages de Précrime pour prouver son innocence.

Ce que j’en pense :
Découvrir Philip K. Dick à travers la nouvelle, c'est comprendre en partie pourquoi je n'avais pas aimé Le Maître du Haut Château. Il me semble que le vrai point fort de l'auteur réside dans son imagination débordante. Minority Report qui part d'un concept tout à fait génial, offre une écriture plus que correcte, mais pas vraiment aboutie. On sent que l'auteur avait hâte de la terminer, pour aller exploiter l'idée suivante. Attention la nouvelle est quand même très sympa à lire, je ne dis pas le contraire, mais il y a un petit côté "vite fait, bien fait".
Afin de pouvoir écrire cette chronique dans les règles de l'art, je me suis payé le luxe de revoir l'adaptation cinématographique éponyme. C'est fou de voir la façon dont la machine hollywoodienne remanie le sujet à sa sauce. Certes pondre 2h15 de film à partir d’une histoire de 50 pages de littérature exige d’étoffer un peu son sujet, mais ici il s’agit presque d’une toute autre histoire. On retrouve l’existence de l’organisme “Précrime”, l'accusation de meurtre de John Anderton, mais c'est à peu près tout. Entre autre, le film nous transforme un scientifique saint d'esprit et questionnant la fidélité de son épouse, en homme drogué, hanté par la mort de son fils, avec une femme relayée en pot de fleur. Je ne parle même pas de l’issue finale, rien à voir. Oui c'est une formule qui a fait ses preuves auprès du public, mais je trouve dommage d'aseptiser/formater à ce point une oeuvre très originale au nom de la rentabilité. Les blockbusters, c’est vrai, c’est  très sympa, mais lorsque le spectateur n’a plus que le choix entre ça ou le "petit film d’auteur soudanais", bof. Steven Spielberg n'a tout simplement pris aucun risque.

Conclusion :
Une nouvelle étonnante, qui me réconcilie avec Philip K. Dick (mais me fâche un peu avec Steven Spielberg)

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- le libre arbitre
- la fatalité
- les secrétaires
- les prises de succession




18 mars 2013

Steven Spielberg : Lincoln

Ce que le synopsis nous dit :
Les derniers mois tumultueux du mandat du 16e Président des États-Unis. Dans une nation déchirée par la guerre civile et secouée par le vent du changement, Abraham Lincoln met tout en œuvre pour résoudre le conflit, unifier le pays et abolir l'esclavage. Cet homme doté d'une détermination et d'un courage moral exceptionnels va devoir faire des choix qui bouleverseront le destin des générations à venir.

Ce que j’en pense :
Oui le thème est intéressant. Surtout en tant que française, si je voyais vaguement à quoi faisait référence la guerre de sécession (je ne m’étais presque pas endormie devant Autant en emporte le vent), le détail restait flou. Desquels entre les démocrates et les républicains défendaient quoi et pour quelles raisons, quel était alors le statut de Lincoln ou même l’époque exacte, tout cela je ne le savais pas et j’ai pu l’apprendre (ou tout au moins le deviner) grâce à ce dernier Spielberg. Pour tout le reste, il y a wikipédia.
En effet, le film donne très peu d’explication, jetant sans ménagement le spectateur dans un flots d’intrigues politiques qu’il n’a pas les moyens de comprendre. Il faudrait aller voir le film en connaissant déjà les noms de tous les membres du parlement de l’époque (j’ai du mal à croire que l’américain moyen les connaisse, alors des français n’en parlons pas). En cela de nombreuses scènes sont impossibles à suivre et l’ensemble est assez long.

Conclusion :
Utile pour la culture générale même si insuffisant

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- le juste prix
- les histoires
- les télégrammes
- les feux de bois


5 novembre 2011

Steven Spielberg : Les Aventures de Tintin - Le Secret de la Licorne (The Adventures of Tintin - Secret of the Unicorn)

Ce que le synopsis nous dit :
Parce qu’il achète la maquette d’un bateau appelé la Licorne, Tintin, un jeune reporter, se retrouve entraîné dans une fantastique aventure à la recherche d’un fabuleux secret. En enquêtant sur une énigme vieille de plusieurs siècles, il contrarie les plans d’Ivan Ivanovitch Sakharine, un homme diabolique convaincu que Tintin a volé un trésor en rapport avec un pirate nommé Rackham le Rouge. Avec l’aide de Milou, son fidèle petit chien blanc, du capitaine Haddock, un vieux loup de mer au mauvais caractère, et de deux policiers maladroits, Dupond et Dupont, Tintin va parcourir la moitié de la planète, et essayer de se montrer plus malin et plus rapide que ses ennemis, tous lancés dans cette course au trésor à la recherche d’une épave engloutie qui semble receler la clé d’une immense fortune… et une redoutable malédiction. De la haute mer aux sables des déserts d’Afrique, Tintin et ses amis vont affronter mille obstacles, risquer leur vie, et prouver que quand on est prêt à prendre tous les risques, rien ne peut vous arrêter…

Ce que j’en pense :
Encore une bonne surprise en cette période de rentrée, qui remonte bien le moral après les “déceptions cinématographiques” de cet été. Cela doit être pour nous faire oublier que l’on nous a volé une heure de soleil...
Alors que Tintin, nouvelle égérie de (trop) nombreuses marques de grande consommation, exhibait des images de son film à tous les coins de rue, je partais sceptique quand à sa qualité visuelle. Erreur de ma part, car si figée sur le papier le rendu est quelconque, une fois mis en animation il est exquis.
De façon général, le film est assez représentatif de l’oeuvre d’Hergé, allant jusqu’à faire apparaître ce dernier lors de la première scène (reprenant l’habitude de l’auteur de se dessiner dans ses albums). Un gros bémol par contre sur le génétique d’introduction, qui tant du point de vue musical, que narratif, aurait plutôt trouvé sa place dans un épisode d’Hercule Poireau (Tintin est avant tout un aventurier, pas un détective voyons). Par ailleurs, même tourné par des Américains, il est bien dommage que la langue utilisée n’est pas été le français, ou a fortiori le belge (autre erreur, car ici les références renvoient plutôt vers notre métropole que vers la patrie de Tintin), même si en contrepartie on y gagne avec le fabuleux accent écossais du capitaine Haddock. Enfin, il m’a semblé que le héros, d’habitude si naïf (avons le, Tintin a souvent plus de chance que de jugeote), paraissait un peu trop maître de l’action.
La compilation de “trois albums en un” est soignée (il faut même ressortir ses vieux albums pour vérifier d’où vient quoi et délier la transcription de l’invention). Et puis le principal y est : Tintin et ses courses poursuites rocambolesques, aussi invraisemblables que les exploits de Milou mais toujours aussi délicieuses.

Conclusion :
Pas mal du tout.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- les side-cars
- le modélisme
- le whisky
- les marins-d’eau-douce