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8 décembre 2013

Jérôme Cigut : Tout ce que vous cherchez

Ce que l’éditeur nous dit :
Sur Internet, n’importe quel moteur de recherche peut vous apporter des centaines de milliers de résultats. Et si un nouveau site était capable de ne vous apporter fournir qu’une seule et unique réponse, la bonne ? C’est à l’apparition d’un tel concurrent qu’est confronté Peter Lewis, programmeur au sein d’une entreprise bien installée de la Silicon Valley, détentrice du moteur de recherche jusqu’alors le plus populaire mais désormais en péril…

Ce que j’en pense :
Toute coïncidence ou ressemblance avec une entreprise réelle et ayant existé (portant le nom de Google) n'est ni fortuite ni involontaire. Pour avoir étudié de près le fonctionnement des moteurs de recherche et du référencèrent (si si, c’est même écrit dans mon CV : “SEO, SEM”), le sujet m’a d’autant plus amusé. L’écriture est très prenante, tout autant que la manière dont le sujet est traité. Seul un paragraphe comporte un ton plus nostalgique, qui m’a semblé dénoter avec le reste de la nouvelle. Mais pour le reste, on y trouve surtout de très bonnes idées, un bon déroulé, avec une petite critique sans prétention du monde du travail en prime, et une fin qui sans être novatrice, est tout de même bien trouvée.

Conclusion : 
Un auteur à suivre.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- les objets publicitaires
- les objets perdus
- les patrons
- la bonne réponse




27 mai 2013

Mona Chollet : Beauté fatale

Ce que l’éditeur nous dit :
Soutiens-gorge rembourrés pour fillettes, obsession de la minceur, banalisation de la chirurgie esthétique, prescription insistante du port de la jupe comme symbole de libération : la « tyrannie du look » affirme aujourd'hui son emprise pour imposer la féminité la plus stéréotypée. Décortiquant presse féminine, discours publicitaires, blogs, séries télévisées, témoignages de mannequins et enquêtes sociologiques, Mona Chollet montre dans ce livre comment les industries du « complexe mode-beauté» travaillent à maintenir, sur un mode insidieux et séduisant, la logique sexiste au coeur de la sphère culturelle.
Sous le prétendu culte de la beauté prospère une haine de soi et de son corps, entretenue par le matraquage de normes inatteignables. Un processus d'auto-dévalorisation qui alimente une anxiété constante au sujet du physique en même temps qu'il condamne les femmes à ne pas savoir exister autrement que par la séduction, les enfermant dans un état de subordination permanente. En ce sens, la question du corps pourrait bien constituer la clé d'une avancée des droits des femmes sur tous les autres plans, de la lutte contre les violences à celle contre les inégalités au travail.

Ce que j’en pense :
Un certain nombre de reproches peuvent être faits à cet essai. Tout d’abord le ton et une certaine tendance à voir toujours “le verre à moitié vide”, à “chercher la petite bête”, peuvent remettre en cause l’objectivité de Mona Chollet. Est ce qu’elle n’en fait pas un peu trop ? De plus, j’ai trouvé qu’il manquait un certain point de vue masculin. Est ce que toutes ces situations subies par les femmes ne touchent pas également certains hommes (telle que les mannequins traités comme des objets) ? Enfin, on notera une densité d’informations assez importante, qui peut noyer le lecteur.
Une fois cela admit, il faut bien avouer que le point de vue de Mona Chollet a au moins le mérite d’exister et de soulever des questions. Ensuite, libre à chacun de prendre ce qui l’intéresse, de déterminer ce qui est “acceptable” ou non. Car on ne peut pas dire qu’elle ait complètement tord non plus, au contraire. Ce qui m’a le plus marqué en m'intéressant à des sujets féministes est de découvrir que ce sont nous les femmes (et je ne fais pas exception), qui les premières promouvons ces comportements et modes de pensées machistes. Et là je me suis dit que quand même il y avait un problème.

Conclusion :
Indispensable pour s’ouvrir l’esprit et prendre conscience de certaines choses

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- le magasines
- les publicités
- les jupes
- la pression

16 novembre 2011

Eric Toledano et Olivier Nakache : Intouchables

Ce que dit le synopsis :
A la suite d’un accident de parapente, Philippe, riche aristocrate, engage comme aide à domicile Driss, un jeune de banlieue tout juste sorti de prison. Bref la personne la moins adaptée pour le job. Ensemble ils vont faire cohabiter Vivaldi et Earth Wind and Fire, le verbe et la vanne, les costumes et les bas de survêtement… Deux univers vont se télescoper, s’apprivoiser, pour donner naissance à une amitié aussi dingue, drôle et forte qu’inattendue, une relation unique qui fera des étincelles et qui les rendra… Intouchables..

Ce que j’en pense :
Il a fallu s’y reprendre à plusieurs fois, arriver en avance et faire la queue, avant d’obtenir le droit d’à son tour voir ce film pour lequel les spectateurs se bousculent. Ayant finalement passé un excellent moment, je comprend totalement cet engouement général.
Intouchables est un vraie comédie, très drôle, haute en couleur et originale. Loin de se contenter des plaisanteries habituelles et évitant la plupart du temps la facilité (certaines situations sont tout de même assez “convenues”, telle que la scène de la “bataille musicale”), Eric Toledona et Olivier Nakache ont su donner de la profondeur à ce divertissement. S'attaquant sans complexes aux sujets tabous, ils s’en sortent à merveille, sans jamais tomber dans le grossier, le condescendant et surtout (grande prouesse) évitant toute forme d’apitoiement envers les personnages.
Est il vraiment nécessaire de parler du jeu d’acteur, alors qu’Omar Sy n’a jamais été aussi présent dans la presse ? Si ce dernier est fantastique dans un rôle qui lui va comme un gant, François Cluzet se révèle tout aussi bluffant dans une prestation pourtant très contraignante. Le duo formé est excellent, mais sans sans compter sur l’appuie d’une jolie flopée de personnages secondaires.

Conclusion :
Réservez votre billet en avance et allez le voir.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- l’art
- le chocolat
- les oeufs
- la publicité