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25 juillet 2012

Chris Renaud : Le Lorax (Dr. Seuss' The Lorax)

Ce que le synopsis nous dit :
Pour conquérir le cœur de sa jolie voisine, Audrey, Ted va s’échapper de Thneedville, un monde totalement artificiel où toute végétation a définitivement disparu, pour partir en quête d’un arbre vivant. Ted va rencontrer le Gash-pilleur, un vieil ermite aigri reclus dans sa cabane au milieu de nulle part, et découvrir la légende du Lorax, cette créature aussi renfrognée que craquante qui vit dans la magnifique vallée de Truffala et lutte avec ardeur pour la protection de la nature. Avec l’aide de sa grand-mère, Mamie Norma, Ted va devoir déjouer les pièges de O’Hare et ses sbires pour rapporter à Audrey la dernière graine d’arbre vivant au monde. Sans le savoir, le jeune garçon va transformer le destin de Thneedville.

Ce que j’en pense :
Pour la petite anecdote, j’avais manqué de peu de voir ce film en très large avant première en mars dernier, lorsque que j’étais au Viêt Nam. Malheureusement, l’emploi du temps n’ayant pas concordé avec les horaires des séances et un changement de pays quelques jours plus tard (la Chine quant à elle ne le proposant pas encore), le projet avait été suspendu. Jusqu’à aujourd’hui.
Je ne suis pas du tout déçu d’avoir patienté, car le Lorax est un film bien sympathique et très coloré, avec des jeux de texture très réussis (les améliorations en la matière semblent exponentielles d’année en année). Si l’on en croit les deux tiers des noms “bien de chez nous” qui défilent au générique, il semble que nos chers compatriotes y aient largement contribué malgré l'estampillage uniquement américain du film.
Le message clé est clairement en faveur de l’écologie. Mais j’ai trouvé cela finalement plus subtil que certains films anti société de consommation que l’on aura pu voir dernièrement. Les personnages de la forêt sont trop mignons pour être vrais, tout comme cette représentation d’arbres tout doux. Mais pourquoi pas ?
A défaut de faire l’unanimité parmi les adultes, cela plaira sans conteste aux plus petits, et puis un peu de “douceur dans ce monde de brut” n’a jamais fait de mal à personne.

Conclusion :
Un petit film bien amusant.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- le camping
- les cailloux
- les choeurs
- les graffitis

23 juillet 2012

Ken Loach : La part des anges (The angel’s share)

Ce que le synopsis nous dit :
A Glasgow, Robbie, tout jeune père de famille, est constamment rattrapé par son passé de délinquant. Il croise la route de Rhino, Albert et la jeune Mo lorsque, comme eux, il échappe de justesse à la prison mais écope d’une peine de travaux d’intérêts généraux. Henri, l’éducateur qu’on leur a assigné, devient alors leur nouveau mentor en les initiant secrètement… à l’art du whisky ! De distilleries en séances de dégustation huppées, Robbie se découvre un réel talent de dégustateur, bientôt capable d’identifier les cuvées les plus exceptionnelles, les plus chères. Avec ses trois compères, Robbie va-t-il se contenter de transformer ce don en arnaque - une étape de plus dans sa vie de petits délits et de violence ? Ou en avenir nouveau, plein de promesses ? Seuls les anges le savent…

Ce que j’en pense :
Fidèle à son habitude des causes perdues, Ken Loath nous parle ici de ces personnes pour qui la vie a décidément bien mal démarrée, dont la longue déchéance vers la violence et l’inadéquation sociale semble inévitable. Mais c’est sans compter sur la magie d’un bon verre de whisky ! Si vous aimez les kilts, les paysages et surtout l’accent écossais, ce film est fait pour vous, une véritable ôde à la culture de cette région. Mais une ôde un peu particulière, puisque dotée d’une morale vacillante. Mais finalement pourquoi pas; car la vie n’est pas toujours toute rose et chacun a bien le droit à une seconde chance. A l’écran cela donne une petite histoire bien sympathique, avec des personnages atypiques et attachants.

Conclusion :
Cela manque un peu de moutons, mais sinon l’essentiel est là.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- le prix psychologique
- le camping
- les mignonettes
- la capillarité

28 juin 2012

Sarah Turnbull : Almost french

Ce que l’éditeur nous dit :
A bestseller in Turnbull's native Australia, this cute firsthand look at the hardships of settling into a city infamously chilly to outsiders gives a glimpse of the true nature of Parisians and daily life in their gorgeous city. Though Turnbull tells readers less about love than new life, it was in falling for a Frenchman that the journalist found herself moving to Paris, for a few months that stretched into years. The cultural relationship is challenging enough, leaving aside the more intimate personal story (though readers do learn enough about Turnbull's now husband to understand her decision to stay), and she writes of finding work, making friends, surviving dinner parties and adapting to the rhythms and pace of life with a Parisian boyfriend with humor and a developing sense of wisdom. Of the struggle to adapt to her new home in the mid-1990s, the author writes, "I've discovered a million details that matter to me-details that define me as non-French" no matter how much she tries to assimilate, while over time she grows to appreciate some perplexing aspects of French culture, as "[e]veryday incidences elevate into moments of clarity simply because they would never, ever happen in your old home," from developing her confrontational side enough to defend herself (in French) from rude remarks to receiving advice from "a terribly chic blonde who advises me to use eye-makeup remover on Maddie's [Turnbull's dog's] leaky eyes." This is an engaging, endearing view of the people and places of France.

Ce que j’en pense :
Je dois bien avouer que ce n’est pas la meilleure prose qu’il m’ai été donné de lire et même qu’il comporte certaines longueurs. Mais pour une française en pérégrination de longue durée loin de chez elle, quoi de mieux qu’un regard extérieur sur sa propre culture pour prendre un peu de recul ? Car finalement, au delà de l’histoire personnelle de l’auteur, ce livre décrit les français dans toute leur splendeur (ce qui nous prouve que les clichés ont bien souvent un fond de vérité), et plus particulièrement les parisiens. C’est peut être un peu le point faible de cette expérience, Sarah Turnbull devenant bel et bien une parisienne (et d’un certain milieu qui plus est), avec un point de vue si spécifique sur “la province”. Bien sûr, bien des caractéristiques sont communes à l’ensemble de notre peuple (le fait que nous avons tous de parler des “français”, souvent pour les critiquer, à la troisième personne comme s’il s’agissait d’une entité dont ne nous faisions absolument pas partie). Mais il ne faudrait pas que les étrangers lisant ce bouquin,s’imaginent que tout ceux d’entre nous qui possèdent un chien vont le choisir petit et l’emmener régulièrement se faire pomponner dans un institut spécialisé... De même le repart à la campagne est quand même très parisien (confère la chanson A la campagne, de Bénabar).
Mais bon, dans l’ensemble, ce n’est pas faux....

Conclusion :
Un livre qui permet de passer un bon moment tout en se rendant compte à quel point nous sommes bien français.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- le toilettage
- les origines
- le camping
- le premier contact


25 avril 2011

Jim Fergus : Mille femmes blanches

Ce que l’éditeur nous en dit :
En 1875, un chef cheyenne, Little Wolf, se rend à Washington pour demander au président Ulysses S. Grant de lui faire présent de mille femmes blanches, dans le but d'"assurer la sécurité et la prospérité d'un peuple assiégé de toutes parts". Les volontaires seront recrutées pour la plupart dans les pénitenciers et les asiles de fous. Prenant pour point de départ ce fait historique, Jim Fergus retrace l'aventure de ces femmes parties vivre dans les grandes plaines de l'Ouest ; à travers les carnets intimes de l'une d'elles, May Dodd, le lecteur partage leurs appréhensions et leurs doutes, mais aussi leur exaltation à la découverte émerveillée d'une civilisation respectueuse des individus et de l'environnement.
Jim Fergus signe là son premier roman, véritable hymne d'amour au peuple cheyenne et condamnation sans appel de la politique indienne du gouvernement américain d'alors. La parution de ce roman a été saluée par de nombreux auteurs et les droits du livre achetés par Hollywood.


Ce que j’en pense :
A travers les carnets retrouvés de l'une de ces 1000 femmes blanches, Jim Fergus nous fait découvrir les indiens Cheyennes, leur culture, leur mode de vie, mais surtout un pan de leur histoire, celui de leur déchéance. Par les yeux d'une "européenne", le lecteur fait l'expérience de la découverte de l'autre : de la crainte de la  différence, à la compréhension, voire à l'assimilation. Au-delà des faits historiques, c'est donc bel et bien un livre sur l'ouverture aux autres et à la tolérance qui nous est proposé. Il démontre ainsi que si deux cultures peuvent en apparence sembler très différentes, cela ne signifie en rien leur incompatibilité, bien au contraire.
L'auteur fait également part d'un point de vue sur les prises de décisions radicales de la part des politiques de l'époque. Pour autant il évite la caricature et la dénonciation facile, car une situation n'est jamais noire ou blanche. Les problèmes internes rencontrés par les indiens en sont l'exemple.
Enfin, grâce à des personnages crédibles et attachants, Jim Fergus signe un roman qu'il est difficile de refermer, la dernière page arrivant bien trop vite.

Conclusion :
Un roman à lire absolument, tant pour son côté culturel et historique, que pour le plaisir de la lecture.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- le camping sauvage
- le whisky
- les carnets secrets
- la collocation

10 mars 2011

Ethan Coen et Joel Coen : True Grit

Ce que le synopsis nous dit :
1870, juste après la guerre de Sécession, sur l'ultime frontière de l'Ouest américain. Seul au monde, Mattie Ross, 14 ans, réclame justice pour la mort de son père, abattu de sang-froid pour deux pièces d'or par le lâche Tom Chaney. L'assassin s'est réfugié en territoire indien. Pour le retrouver et le faire pendre, Mattie engage Rooster Cogburn, un U.S. Marshal alcoolique. Mais Chaney est déjà recherché par LaBoeuf, un Texas Ranger qui veut le capturer contre une belle récompense. Ayant la même cible, les voilà rivaux dans la traque. Tenace et obstiné, chacun des trois protagonistes possède sa propre motivation et n'obéit qu'à son code d'honneur. Ce trio improbable chevauche désormais vers ce qui fait l'étoffe des légendes : la brutalité et la ruse, le courage et les désillusions, la persévérance et l'amour...

Ce que j’en pense :
Pas de doute, nous avons affaire à un western : des cow-boy avec éperons, des pendaisons, de folles chevauchées et pas de pitié pour les croissants. Halte aux âmes sensibles, nos protagonistes sont des durs, des vrais, que le sang, la douleur ou la mort n’effraient pas. Seule la loi du plus fort règne.
Mais l’humour a également sa place au far-west, et True Gritt le prouve largement. C’est drôle. Autre originalité pour le genre : les personnages ont une vraie place, avec un personnalité bien marquée. Le tout est bien rythmé et proposent de belles images.
Le seul hic se réside dans les 5 dernières minutes : l’épilogue est de trop. Rupture complète avec le reste du film, elle n’apporte rien d’intéressant à l’ensemble, laissant seulement un petit goût amer au spectateur.
Note personnelle sur la conquête de l’ouest : pas étonnant qu’on en soit arrivé là aujourd’hui, si l’on considère par exemple le manque de respect pour la nature, les animaux ou l’humanité (les Indiens surtout, mais également la vie en général) dont faisait preuve les colons... En faisant abstraction de quelques éléments qui sont, il faut bien l’admettre, inhérents au genre, True Grit est un bon film.

Conclusion :

A ne pas rater si on aime les cow-boy.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- l’art de la négociation
- le camping sauvage
- le self-defense

23 février 2011

Peter Weir : Les Chemins de la liberté (The way back)

Ce que le synopsis nous dit :
En 1940, une petite troupe de prisonniers décide de s’évader d’un camp de travail sibérien.
Pour ces hommes venus de tous les horizons, s’échapper de cet enfer ne sera que le début  de l’aventure… Ensemble, ils vont parcourir plus de 10 000 kilomètres, à travers la toundra sibérienne glacée, traversant les plaines de Mongolie, les fournaises du désert de Gobi puis les sommets de l’Himalaya pour franchir la Grande Muraille de Chine. Certains s’arrêteront en chemin, d’autres ne survivront pas aux épreuves. L’Inde - alors sous contrôle anglais - est le but ultime. Mais la route est longue, les rencontres risquées, les conditions physiques épouvantables, et chacun a ses secrets…


Ce que j’en pense :
Si l’on voulait caricaturer Les chemins de la Liberté, on pourrait le résumer de la façon suivante : des gens qui marchent, ayant toujours soit trop chaud, soit trop froid et soit trop faim, soit trop soif. Ceux que le dépassement de soi et la confrontation avec la nature n'intéressent pas trouveront certainement le temps long. Into the Wild, à côté, c'était de la rigolade !
Pour ma part, je ne me suis pas ennuyé une seule seconde. Les paysages sont absolument époustouflants et il est toujours aussi étonnant de redécouvrir la diversité qu'englobe notre planète, couvrant tous les extrêmes. Dans un tel contexte, seule une volonté de fer peut permettre continuer d’avancer, et à condition que le physique suive.
Intéressant également, le thème des Goulags et du communisme au sens plus général. Car si les camps de concentration allemands ont maintes fois été dépeints, il est plus rare que les péripéties du côté soviétique soient abordées. Une scène qui m'aura particulièrement marquée est celle de l'arrivée en Mongolie, où l’espoir est balayé d’un souffle à la vue d'une étoile rouge. Elle aurait très bien eu sa place dans un film tel que 28 plus tard, les protagonistes tentant de fuir à une peste dévastatrice. Difficile d'y échapper.

Conclusion :
Une très beau film.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- la neige
- les dunes
- le camping sauvage
- MacGyver, le(s) vrai(s)

9 décembre 2010

David Yates : Harry Potter et les reliques de la mort - partie 1 (Harry Potter and the Deathly Hallows)

Ce que le synopsis nous en dit :
Le pouvoir de Voldemort s'étend. Celui-ci contrôle maintenant le Ministère de la Magie et Poudlard. Harry, Ron et Hermione décident de terminer le travail commencé par Dumbledore, et de retrouver les derniers Horcruxes pour vaincre le Seigneur des Ténèbres. Mais il reste bien peu d'espoir aux trois sorciers, qui doivent réussir à tout prix.

Ce que j’en pense :
Il faut bien avouer que depuis 2001, nos chers petits ont bien grandis. Avant nous avions trois chérubins joufflus. Aujourd'hui se sont une maigrichonne, un super musclor et un maigrichon un peu musclé qui défilent sur nos écrans... Tout cela ne nous rajeunis pas.
Ce septième film me parait être dans la même lignée que les précédents : la magie des livres n’a pas été retranscrite. Contrairement aux opus précédents, je n’ai pourtant pas pu me désoler devant le manque de fidélité vis à vis de l’oeuvre, n’ayant pas lu la version écrite avant. Et que personne ne vienne me parler de l’accord de l’auteur, car je ne doute pas que certains arguments la fasse naturellement réfléchir à deux fois.
Il est d’ailleurs toujours aussi effarant de constater qu’un film atteigne un niveau de qualité seulement correct malgré son succès et son budget. A noter tout de même des paysages magnifiques. Sur ce point, comme sur beaucoup d’autres d’ailleurs, on remarque des similitudes dans la façon de filmer avec le Seigneur des anneaux.
Malgré tous ces points négatif je dois quand même dire que j’ai passé un bon moment, et que j’attends impatiemment de découvrir la suite et fin des aventures de nos sorciers favoris. Mais surtout, j’ai une envie pressante de me plonger à nouveau dans la lecture des livres de J.K. Rowling.

Conclusion :
Incontournable pour certains, moyen pour tous les autres.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- les contes
- les baguettes
- le camping
- le légataires des biens de Mary Poppins