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23 juillet 2012

Ken Loach : La part des anges (The angel’s share)

Ce que le synopsis nous dit :
A Glasgow, Robbie, tout jeune père de famille, est constamment rattrapé par son passé de délinquant. Il croise la route de Rhino, Albert et la jeune Mo lorsque, comme eux, il échappe de justesse à la prison mais écope d’une peine de travaux d’intérêts généraux. Henri, l’éducateur qu’on leur a assigné, devient alors leur nouveau mentor en les initiant secrètement… à l’art du whisky ! De distilleries en séances de dégustation huppées, Robbie se découvre un réel talent de dégustateur, bientôt capable d’identifier les cuvées les plus exceptionnelles, les plus chères. Avec ses trois compères, Robbie va-t-il se contenter de transformer ce don en arnaque - une étape de plus dans sa vie de petits délits et de violence ? Ou en avenir nouveau, plein de promesses ? Seuls les anges le savent…

Ce que j’en pense :
Fidèle à son habitude des causes perdues, Ken Loath nous parle ici de ces personnes pour qui la vie a décidément bien mal démarrée, dont la longue déchéance vers la violence et l’inadéquation sociale semble inévitable. Mais c’est sans compter sur la magie d’un bon verre de whisky ! Si vous aimez les kilts, les paysages et surtout l’accent écossais, ce film est fait pour vous, une véritable ôde à la culture de cette région. Mais une ôde un peu particulière, puisque dotée d’une morale vacillante. Mais finalement pourquoi pas; car la vie n’est pas toujours toute rose et chacun a bien le droit à une seconde chance. A l’écran cela donne une petite histoire bien sympathique, avec des personnages atypiques et attachants.

Conclusion :
Cela manque un peu de moutons, mais sinon l’essentiel est là.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- le prix psychologique
- le camping
- les mignonettes
- la capillarité

20 janvier 2011

Hiromasa Yonebayashi : Arrietty le petit monde des chapardeurs (Karigurashi no Arriett)

Ce que le synopsis nous en dit :
Dans la banlieue de Tokyo, sous le plancher d’une vieille maison perdue au cœur d’un immense jardin, la minuscule Arrietty vit en secret avec sa famille. Ce sont des Chapardeurs.
Arrietty connaît les règles : on n’emprunte que ce dont on a besoin, en tellement petite quantité que les habitants de la maison ne s’en aperçoivent pas. Plus important encore, on se méfie du chat, des rats, et interdiction absolue d’être vus par les humains sous peine d’être obligés de déménager et de perdre cet univers miniature fascinant fait d’objets détournés.
Arrietty sait tout cela. Pourtant, lorsqu’un jeune garçon, Sho, arrive à la maison pour se reposer avant une grave opération, elle sent que tout sera différent. Entre la jeune fille et celui qu’elle voit comme un géant, commence une aventure et une amitié que personne ne pourra oublier…


Ce que j’en pense :

Il semble que la réputation des studios Ghibli joue parfois en sa défaveur. Car finalement, non, tout ce qui en sort n'est pas excellent, comme par exemple Arietty.
Concernant l'histoire, copie conforme d'un épisode des mini-pouces, elle peut être appréciable mais ne surprendra personne. Elle est d'ailleurs moins bien qu'un épisode des mini-pouces. Car les 1h34 que durent le film n'auront pas suffit à développer les personnages, ni les liens sensés s’installer entre eux. Tout reste très superficiel, comme s'il s'agissait d'une trop longue bande-annonce. Les réactions des uns et des autres sont donc soient trop prévisibles, soit juste débiles. La fin en particulier est très mauvaise. Après la mode des happy-endind, a suivi celle des bad-ending. Nous entrons dans l'ère de "pas de fin et débrouillez-vous". Et la morale dans tout ça ? Car toutes ces absurdités auraient pu se justifier par la volonté de faire passer un message fort. Pour ma part, j'aurais seulement retenu : ne déroge pas à la tradition, aussi peu en phase avec l’époque soit-elle. Un conte d’Andersen aurait été plus instructif.
Pour ce qui est du visuel et de l'ambiance sonore par contre, rien à redire. De ce côté, Hiromasa Yonebayashi sauve les meubles, notamment par le choix de l'étonnante Cécile Corbel pour la bande originale. Les textures et les dessins sont soyeux, et colorés, les éléments "naturels" vraiment beaux. Mais cela a t-il vraiment à voir avec le talent du réalisateur ?

Conclusion :
Joli mais décevant. On se consolera en écoutant la bande sonore.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- le sucre
- le thé
- l’alpinisme
- les maisons de poupée