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25 mars 2013

J.P. Nishi : A nous deux Paris

Ce que l’éditeur nous dit :
Quand un jeune Japonais découvre dans ses pérégrinations humoristiques et ironiques les travers de la vie parisienne. Il scrute et déchiffre en images notre quotidien dans ses moindres détails, comme le ferait un Florent Chavouet à Tokyo, et apprend à ses risques et périls les charmes de la France que nous découvrons dans ce livre comme dans un miroir.

Ce que j’en pense :
Il est toujours très drôle de voir la façon dont on est perçu par les autres. Ici il s’agit des Parisiens vus à travers les yeux d’un Japonais. Souvent JP Nishi cerne très justement nos comportements, d’autres fois il passe compléments à côté du pourquoi du comment. Oui il est vrai que les us et coutumes liées à la manière de se dire bonjour (nombre de bises et autres gestuelles) sont complexes. Oui c’est vrai que les parisiens tiennent très souvent la porte (il y a des exceptions, mais comparé au sud de la France on peut dire que c’est tout de même la règle). Et sa description des “fans du Japon” m’a beaucoup amusée, car tellement représentative du type de personnes que j’ai pu rencontré dans ce milieu. Par contre je suis assez septique sur la révélation (et surtout la raison) que nous aurions tous à dormir nus...
Dommage que le recueil soit si court, car par pour ma part je ne me lasse jamais de ce type d'anecdotes !

Conclusion :
Parce que c'est toujours rigolos les différences culturelles.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- la sauce sucrée
- les cartons
- les italiens
- la plomberie





12 novembre 2012

Rian Johnson : Looper

Ce que le synopsis nous dit :
Dans un futur proche, la Mafia a mis au point un système infaillible pour faire disparaître tous les témoins gênants. Elle expédie ses victimes dans le passé, à notre époque, où des tueurs d’un genre nouveau (les "Loopers") les éliminent. Un jour, l’un d’entre eux, Joe, découvre que la victime qu’il doit exécuter n’est autre que… lui-même, avec 20 ans de plus. La machine si bien huilée déraille…

Ce que j’en pense :
Une idée de départ plutôt intéressante, même si un peu trop concentrée sur la mafia à mon goût (entendez par là un excès d’hémoglobine). Plutôt positif également le fait que Bruce Willis laisse modestement la première place, permettant à Joseph Gordon-Levitt de briller comme il le mérite. Ce dernier est absolument bluffant. Bravo également aux maquilleurs qui ont réussi à le “Bruce Williser” avec brio (même s’il parfois l’air trop bronzé). Epoustouflant également, voire même carrément flippant, le rôle tenu par Pierce Gagnon, petit garçon que j’aimerai ne jamais croiser dans la vraie vie.
Mais cela n’aura pas suffit à m’emballer. Comme dans tout film mettant en scène le temps, les paradoxes et incohérences sont nombreux. Le nombre de fois où le continum espace temps est remis en cause est incalculable... Sans aller jusqu’à ennuyer, Looper n’aurais rien perdu à être raccourci de quelques scènes. Et puis ce film m’a laissé un certain mauvais goût dans la bouche (trop de morts peut être). Dans le genre, j’ai largement préféré Time out, aux idées plus innovatrices.

Conclusion :
Un bon divertissement avec d’excellents acteurs, mais pas indispensable.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- l’absence de spaghetti (voir Albert le 5ème mousquetaire)

- les cannes à sucre
- les objets entassés
- les médaillons

2 août 2012

Maurice Druon : Les grandes famille

Ce que l’éditeur nous dit :
C'est dans les cercles de la grande banque, de la politique, de l'armée, de la célébrité et de l'oisiveté luxueuse que se déroulent les trois romans du cycle Les Grandes Familles, cette vaste fresque de la société française d'entre les deux guerres mondiales. Romans de l'ambition, de ses succès et de ses échecs, romans du pouvoir, de ses triomphes et de ses écroulements, romans des affaires, de leur turbulence et de leurs faillites, romans du vieillissement, des déchéances et de la mort, où s'affrontent aristocrates, grands bourgeois, et arrivistes. Comme en écho à cette décadence sociale, et de la même période d'écriture, voici La Volupté d'être et sa fascinante héroïne, la Contessa Lucrezia Sanziani, vieille femme casquée et gantée de panthère, qui rejoue les scènes d'un passé ardent, mouvementé, quasi fabuleux, pour la petite femme de chambre de l'hôtel autrefois luxueux où elle s'est retirée.

Ce que j’en pense :
Désoeuvrée (et désemparée) peu de temps après avoir lu la dernière ligne des Rois Maudits, j’ai tenté de me lancer dans un nouveau roman de Maurice Druon. Avec Les Grandes familles, j’ai pu retrouver avec délice son écriture, même si la saveur était un peu différente. Finalement, j’ai trouvé que ce roman ressemblait énormément, par l’ambiance et par la forme, à certain autres livres de Ken Follet, tels que La marque des Windfield ou bien Le Pays de la liberté. Tous ont pour points communs de nous conter le destin d’un famille dont on suit plusieurs générations, dont les membres sont capables du pire comme du meilleurs, au sein desquelles trahisons, menaces et manigances sont le lot quotidien, avec bien souvent l’argent pour moteur de motivation. De plus, richement documentés et à grand renforts de descriptions, ils sont chacun le reflet d’une époque et d’un milieu.
Et bien sûr, quand c’est si bien écrit, le lecteur ne peut être qu’emporté dans cette frénésie, dévorant les pages pour qu’enfin cesse la tourmente des personnages. Parallèlement, difficile parfois de croire à cet acharnement du destin, peut être est-ce trop. Dans le cas des Grandes familles, la frénésie devenant parfois pesante, j’ai décroché de certains passages devenant trop longs. C’est pourquoi, malgré un certain plaisir et ce “premier tome” aboutissant sur une fin satisfaisante en soi, je ne pense pas lire la suite


Conclusion :
Une saga étourdissante, mais parfois un peu écrasante.


A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- le sucre
- l’influence
- les journeaux
- la crise


20 janvier 2011

Hiromasa Yonebayashi : Arrietty le petit monde des chapardeurs (Karigurashi no Arriett)

Ce que le synopsis nous en dit :
Dans la banlieue de Tokyo, sous le plancher d’une vieille maison perdue au cœur d’un immense jardin, la minuscule Arrietty vit en secret avec sa famille. Ce sont des Chapardeurs.
Arrietty connaît les règles : on n’emprunte que ce dont on a besoin, en tellement petite quantité que les habitants de la maison ne s’en aperçoivent pas. Plus important encore, on se méfie du chat, des rats, et interdiction absolue d’être vus par les humains sous peine d’être obligés de déménager et de perdre cet univers miniature fascinant fait d’objets détournés.
Arrietty sait tout cela. Pourtant, lorsqu’un jeune garçon, Sho, arrive à la maison pour se reposer avant une grave opération, elle sent que tout sera différent. Entre la jeune fille et celui qu’elle voit comme un géant, commence une aventure et une amitié que personne ne pourra oublier…


Ce que j’en pense :

Il semble que la réputation des studios Ghibli joue parfois en sa défaveur. Car finalement, non, tout ce qui en sort n'est pas excellent, comme par exemple Arietty.
Concernant l'histoire, copie conforme d'un épisode des mini-pouces, elle peut être appréciable mais ne surprendra personne. Elle est d'ailleurs moins bien qu'un épisode des mini-pouces. Car les 1h34 que durent le film n'auront pas suffit à développer les personnages, ni les liens sensés s’installer entre eux. Tout reste très superficiel, comme s'il s'agissait d'une trop longue bande-annonce. Les réactions des uns et des autres sont donc soient trop prévisibles, soit juste débiles. La fin en particulier est très mauvaise. Après la mode des happy-endind, a suivi celle des bad-ending. Nous entrons dans l'ère de "pas de fin et débrouillez-vous". Et la morale dans tout ça ? Car toutes ces absurdités auraient pu se justifier par la volonté de faire passer un message fort. Pour ma part, j'aurais seulement retenu : ne déroge pas à la tradition, aussi peu en phase avec l’époque soit-elle. Un conte d’Andersen aurait été plus instructif.
Pour ce qui est du visuel et de l'ambiance sonore par contre, rien à redire. De ce côté, Hiromasa Yonebayashi sauve les meubles, notamment par le choix de l'étonnante Cécile Corbel pour la bande originale. Les textures et les dessins sont soyeux, et colorés, les éléments "naturels" vraiment beaux. Mais cela a t-il vraiment à voir avec le talent du réalisateur ?

Conclusion :
Joli mais décevant. On se consolera en écoutant la bande sonore.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- le sucre
- le thé
- l’alpinisme
- les maisons de poupée