Ce que l’éditeur nous dit :
Ma famille incarne ce que la joie a de plus bruyant, de plus spectaculaire, l'écho inlassable des morts, et le retentissement du désastre.
Aujourd'hui je sais aussi qu'elle illustre, comme tant d'autres familles, le pouvoir de destruction du verbe, et celui du silence.
Ce que j’en pense :
Ma première expérience avec Delphine de Vigan fut épouvantable. Pourtant je n’ai pas su résister à l’attraction que ce livre-là exerçait sur moi. Une fois la première page lue, j’ai été complètement happée, avec l’envie furieuse (à défaut du temps) de le lire d’une traite. Ce qui m’a peut-être le plus plu est la manière dont l’auteur s’est totalement impliquée dans le récit, nous faisant part de ses doutes, de l’évolution de son état d’esprit tandis que les mots prennent place sur les pages blanches. J'adhère complètement à cette manière de contextualiser, qui donne une dimension supérieure à celle d'une simple histoire contée. C’est également ce qui me rend quasi inconditionnelle d’un Emmanuel Carrère. Si je rencontrais l’une de ses deux personnes dans la vie réelle, passant son temps à ramener tout à elle, il est possible que cela m’insupporterait. Mais par écrit, j’adore (n’est-ce pas d’ailleurs précisément ce que je suis en train de faire cet instant).
J'ai aimé, aidé par ce contexte, mais aussi parce que je me suis identifiée à certains des personnages, que les phrases sont bien tournées, que tout est maîtrisé jusqu'au point final, que le découpage des parties est excellent, que ces vies sont belles et déchirantes à la fois, que même lorsque l’on ne comprend pas on peut compatir, que chacun a sa part d’ombre et de lumière, qu’elle a essayé, que ce n’est pas si grave.
Conclusion :
Bouleversant.
A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- les maisons de vacances
- la peinture sur murs
- les séances de photographie
- les présents
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7 septembre 2014
14 août 2012
Andreï Kourkov : Le Pingouin
Ce que l’éditeur nous dit :
A Kiev, Victor Zolotarev, journaliste au chômage, et son pingouin dépressif Micha, rescapé du zoo, tentent péniblement de survivre. Lorsque le patron d'un grand quotidien offre à Victor d'écrire les nécrologies de personnalités pourtant bien en vie, celui-ci saute sur l'occasion. Mais un beau jour, ces « petites croix » se mettent à disparaître à une vitesse alarmante... Crimes commandités par la mafia ou règlements de comptes politiques ?
Ce que j’en pense :
Alors en séjour dans la Sibérie, j’ai voulu en savoir plus sur l’univers Russe (manque de bol Andreï Kourkov vit en Ukraine, mais on va dire que ça compte).
Voici une comparaison rapide du bouquin avec mon expérience personnelle. Le lac Baïkal, limpide et ensoleillé un jour, blanc de glace de lendemain, m’a parfaitement permit d’imaginer un pingouin en train de prendre un bain rafraîchissant. Les personnages du bouquin passent leur temps à boire des litres d’alcool. Dans le village où j’étais, se trouvent deux mini supérettes, dont la surface se répartit entre 1/3 de nourritures et 2/3 de bouteilles (j’ai rarement vu autant de choix). Il semble donc que les “priorités” des russes soient les mêmes partout. Par contre, contrairement à l’ambiance de corruption et de méfaits qui rôde dans Le Pingouin, les autochtones que j’ai rencontrés étaient globalement très sympathiques.
Après tout ça, je ne saurais toujours pas dire si j’ai aimé cette lecture ou non. L’atmosphère est très faussement calme, difficile à saisir. Elle m’a un peu fait penser à celle que l’on retrouve dans certain livres d’Amélie Nothomb, qui peut décrire des “horreurs” sur un ton de “normalités”, avec ce même type de fin qui laisse un peu perplexe. On ne s’attache pas vraiment aux personnages, l’histoire n’est pas si palpitante, mais les pages s'enchaînent bien...
Conclusion :
Bref, je n'ai pas d'opinion.
A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- les maisons secondaires
- les baignoires
- les pommes de terre
A Kiev, Victor Zolotarev, journaliste au chômage, et son pingouin dépressif Micha, rescapé du zoo, tentent péniblement de survivre. Lorsque le patron d'un grand quotidien offre à Victor d'écrire les nécrologies de personnalités pourtant bien en vie, celui-ci saute sur l'occasion. Mais un beau jour, ces « petites croix » se mettent à disparaître à une vitesse alarmante... Crimes commandités par la mafia ou règlements de comptes politiques ?
Ce que j’en pense :
Alors en séjour dans la Sibérie, j’ai voulu en savoir plus sur l’univers Russe (manque de bol Andreï Kourkov vit en Ukraine, mais on va dire que ça compte).
Voici une comparaison rapide du bouquin avec mon expérience personnelle. Le lac Baïkal, limpide et ensoleillé un jour, blanc de glace de lendemain, m’a parfaitement permit d’imaginer un pingouin en train de prendre un bain rafraîchissant. Les personnages du bouquin passent leur temps à boire des litres d’alcool. Dans le village où j’étais, se trouvent deux mini supérettes, dont la surface se répartit entre 1/3 de nourritures et 2/3 de bouteilles (j’ai rarement vu autant de choix). Il semble donc que les “priorités” des russes soient les mêmes partout. Par contre, contrairement à l’ambiance de corruption et de méfaits qui rôde dans Le Pingouin, les autochtones que j’ai rencontrés étaient globalement très sympathiques.
Après tout ça, je ne saurais toujours pas dire si j’ai aimé cette lecture ou non. L’atmosphère est très faussement calme, difficile à saisir. Elle m’a un peu fait penser à celle que l’on retrouve dans certain livres d’Amélie Nothomb, qui peut décrire des “horreurs” sur un ton de “normalités”, avec ce même type de fin qui laisse un peu perplexe. On ne s’attache pas vraiment aux personnages, l’histoire n’est pas si palpitante, mais les pages s'enchaînent bien...
Conclusion :
Bref, je n'ai pas d'opinion.
A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- les maisons secondaires
- les baignoires
- les pommes de terre
21 août 2010
Julie Bertuccelli : L’arbre (The Tree)
Ce que le synopsis nous dit :
En Australie, Dawn et Peter vivent heureux avec leurs quatre enfants à l'ombre de leur gigantesque figuier. Lorsque Peter meurt brutalement, chacun, pour continuer à vivre, réagit à sa manière. Simone, la petite fille de 8 ans, croit que son père vit à présent dans l'arbre. Un jour, elle initie Dawn à son secret... Peu à peu Dawn retrouve des forces, un travail. Peut-être un nouvel amour ? La vie reprend mais l'arbre devient envahissant : ses branches, ses racines, et même son peuple de grenouilles et de chauves-souris se lancent à l'assaut de la maison et menacent ses fondations ! Dawn n'a plus le choix : elle doit le faire abattre…
Ce que j’en pense :
Accepter la mort d’un être cher qui part sans préambule et réussir à continuer à vivre. L’histoire également d’un attachement à un arbre, représentant de ce que la nature a de plus beau à offrir, qui revoit aux racines, à la famille. Voilà un beau sujet, de belles métaphores. Pour le rien gâcher, le vent entre les feuilles ou les couchés de soleil sur les plaines Australienne sont tout simplement splendides. L’émotion aurait dû être au rendez vous. Mais finalement pas tant que ça.
Julie Bertuccelli a du faire une erreur quelques part. Peut être parce que Charlotte Gainsbourg joue moins bien que Morgana Davies (dans le rôle de sa fille). Ou parce que l’histoire est mise de côté et trop facile, que les événements dépeints auraient dû être plus espacés dans le temps pour être crédibles. Parce que les personnages ne sont pas très travaillés, chacun étant le représentant d’une réaction type, sans aucun jeu de couleur, ni ambivalence.
En tout cas il manque ce petit quelque chose qui touche, qui bouleverse. Je suis sortie en haussant les épaules.
Conclusion :
Poétique, mais peu mieux faire
A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- Les racines
- Les feuilles
- Les maisons
- La plomberie
En Australie, Dawn et Peter vivent heureux avec leurs quatre enfants à l'ombre de leur gigantesque figuier. Lorsque Peter meurt brutalement, chacun, pour continuer à vivre, réagit à sa manière. Simone, la petite fille de 8 ans, croit que son père vit à présent dans l'arbre. Un jour, elle initie Dawn à son secret... Peu à peu Dawn retrouve des forces, un travail. Peut-être un nouvel amour ? La vie reprend mais l'arbre devient envahissant : ses branches, ses racines, et même son peuple de grenouilles et de chauves-souris se lancent à l'assaut de la maison et menacent ses fondations ! Dawn n'a plus le choix : elle doit le faire abattre…
Ce que j’en pense :
Accepter la mort d’un être cher qui part sans préambule et réussir à continuer à vivre. L’histoire également d’un attachement à un arbre, représentant de ce que la nature a de plus beau à offrir, qui revoit aux racines, à la famille. Voilà un beau sujet, de belles métaphores. Pour le rien gâcher, le vent entre les feuilles ou les couchés de soleil sur les plaines Australienne sont tout simplement splendides. L’émotion aurait dû être au rendez vous. Mais finalement pas tant que ça.
Julie Bertuccelli a du faire une erreur quelques part. Peut être parce que Charlotte Gainsbourg joue moins bien que Morgana Davies (dans le rôle de sa fille). Ou parce que l’histoire est mise de côté et trop facile, que les événements dépeints auraient dû être plus espacés dans le temps pour être crédibles. Parce que les personnages ne sont pas très travaillés, chacun étant le représentant d’une réaction type, sans aucun jeu de couleur, ni ambivalence.
En tout cas il manque ce petit quelque chose qui touche, qui bouleverse. Je suis sortie en haussant les épaules.
Conclusion :
Poétique, mais peu mieux faire
A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- Les racines
- Les feuilles
- Les maisons
- La plomberie
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