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5 juin 2012

David Cronenberg : Cosmopolis

Ce que le synopsis dit :
Dans un New York en ébullition, l'ère du capitalisme touche à sa fin. Eric Packer, golden boy de la haute finance, s’engouffre dans sa limousine blanche. Alors que la visite du président des Etats-Unis paralyse Manhattan, Eric Packer n’a qu’une seule obsession : une coupe de cheveux chez son coiffeur à l’autre bout de la ville. Au fur et à mesure de la journée, le chaos s’installe, et il assiste, impuissant, à l’effondrement de son empire. Il est aussi certain qu’on va l’assassiner. Quand ? Où ? Il s’apprête à vivre les 24 heures les plus importantes de sa vie.

Ce que j’en pense :
De son excellent précédent film, A dangerous Method, on retrouve deux éléments : Sarah Gadon (qui y joue un rôle strictement identique) et une certaine fascination pour le sexe (mais cette fois la valeur psychologique est beaucoup plus difficile à cernée, résumant la question à des scènes inutiles). On note également deux scènes pas totalement intéressantes : celle avec la théoricienne et celle avec le meurtrier, qui reposent entièrement sur la prestation des deux acteurs qui les interprètent.
Pour tout le reste, hum. Bande originale : nulle. Scénario : nul. Performance de Robbert Pattinson : exécrable (elle se résume à un regard abruti - pas très plausible pour un petit génie -  que quelques soubresauts malsains viennent parfois ponctuer). Perte de crédibilité de nos acteurs français qui veulent à tout prix jouer dans des films en anglais : réussie. Ennui du spectateur : important. Capacité à tenir un discours cohérent, faire passer un message, dénoncer un système : nulle (ou comment couper des cheveux en quatre et se prendre trop au sérieux en jouant la carte “intellectuelle” pour au fond ne pas avoir grand chose à dire).

Conclusion :
Temps perdu : 1h48

A voir si vous voulez en savoir plus sur :

- les lampes torches
- les serviettes
- les tags
- les tablettes à écran fixe


2 janvier 2012

David Cronenberg : A dangerous method

Ce que le synopsis nous dit :
Sabina Spielrein, une jeune femme souffrant d'hystérie, est soignée par le psychanalyste Carl Jung. Elle devient bientôt sa maîtresse en même temps que sa patiente. Leur relation est révélée lorsque Sabina rentre en contact avec Sigmund Freud...

Ce que j’en pense :
Étant l’une des référence professionnelle récurrente de mon père, j’avais déjà beaucoup entendu des travaux de Carl Jung. Cela semble ne pas être le cas de la majorité, Sigmund Freud étant largement plus connu en Europe et c’est justement l’occasion de découvrir (ou approfondir) le sujet.
Cronenberg signe un film tout à fait fascinant, parfois (très) dérangeant aussi (sujet oblige), sur les début de la psychanalyse. Cette réussite tient pour beaucoup au trio d’acteurs principaux, tous trois brillants, même si c’est sans contexte le jeu de Keira Knightley qui est le plus bluffant. Très loin de la pimbêche de Pirate des Caraïbes ou de la minette des publicité Chanel, elle est absolument époustouflante dans ce rôle sans doute difficile. Vincent Cassel par contre, on aurait pu trouver mieux.
Pour ce qui est du fond, difficile d’en parler sans entrer dans les milles détails, l’analyse des scènes et des dialogues. Très bien écrit et très bien mené, disons pour résumer, que tout cela est fort intéressant.

Conclusion :
Je me lancerait peut être dans le film de John Kerr qui a inspiré ce film. Bref cela donne envie d’en savoir plus.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- la boue
- la dentelle
- les associations d’idées
- l’encre