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1 novembre 2015

Yorgos Lanthimos : The lobster

Ce que le synopsis nous dit :
Dans un futur proche… Toute personne célibataire est arrêtée, transférée à l’Hôtel et a 45 jours pour trouver l’âme soeur. Passé ce délai, elle sera transformée en l'animal de son choix. Pour échapper à ce destin, un homme s'enfuit et rejoint dans les bois un groupe de résistants ; les Solitaires.

Ce que j’en pense :
Je vais immédiatement mettre Yorgos Lanthimos sur ma liste noire des réalisateurs à  éviter absolument. Voilà, je me sens déjà un peu mieux, pas une mince affaire, au sortir d’un film aussi anémiant.
Plusieurs critiques mentionnent l’humour noir “irrésistible” de the Lobster : pourtant adepte du genre, j’ai résisté sans le moindre effort à produire le moindre sourire. J’ai par contre eu plus de mal à éviter les grimaces de dégoût. Le propos tombe assez vite : une dystopie qui dénonce par la caricature la manière dont notre société conventionnalise les relations amoureuses. Certains parleront même de dictature, parce qu’un mot plus puissant est un moyen comme un autre de créer de la contenance. Si je note deux étoiles au lieu d’une, c’est parce que le réalisateur aura su rester cohérent d’un bout à l’autre dans sa quête de la dépression et qu'il la communique très bien au public : un ton monocorde, des personnages froids et passifs, une image terne, une musique discordante, des situations grotesques. J’ai très bien compris que ce monde n’était pas bien (bouh, bouh, bouh). Était-il nécessaire de poursuivre au delà du premier quart d’heure, qui suffit à tout dire, le reste n’étant qu’une longue torture pour le spectateur ? J’avoue avoir quitté la séance avant le fin, choix dont je me félicite d’autant plus au vu de ce qu’en lis sur internet.

Conclusion :
Affligeant

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
les gémissements
la douleur
le jugement
la cruauté




7 mars 2011

Homère : L’Odysée

Ce que l’éditeur nous en dit :
Voilà dix ans que les Achéens font le siège de la ville de Troie pour délivrer Hélène, enlevée par Bien que la guerre de Troie soit achevée depuis dix ans, Ulysse n'a toujours pas regagné sa chère patrie. Poursuivi par la haine de Poseïdon, il doit affronter les pires épreuves : se défaire de la nymphe Calypso, combattre le Cyclope, échapper au chant ensorcelant des sirènes... Seize contes.
Dans la petite île d'Ithaque, Pénélope et son fils Télémaque attendent Ulysse, leur époux et père. Voilà vingt ans qu'il est parti pour Troie et qu'ils sont sans nouvelles de lui. De l'autre côté des mers, Ulysse a pris le chemin du retour depuis longtemps déjà. Mais les tempêtes, les monstres, les géants, les dieux parfois, l'arrêtent ou le détournent de sa route. Premier grand voyageur, Ulysse découvre l'Inconnu où naissent les rêves et les peurs des hommes depuis la nuit des temps ; l'Odyssée nous dit cette aventure au terme de laquelle le héros retrouve enfin, aux côtés de Pénélope, " la joie du lit ancien ".


Ce que j’en pense :

Aussi difficile que cela puisses paraître, je n’avais jamais lu les aventures de notre cher Ulysse. Sans doute ai je esquivé LE professeur... Il s’agissait d’un véritable lacune dans ma culture générale. J’ai même découvert que, suivant la logique chronologique, j’aurais dû commencer par lire l’Illiade. A oui c’est vrai qu’on parle toujours de l’Illiade ET de l'Odyssée...
Ça y est, je suis maintenant instruite, je l’ai lu !
Au niveau de l’histoire, pas de grande surprise, car la plupart des légendes sont très connues. La forme est plus surprenante. De nombreuses tournures de phrases sont redondantes, des expressions toutes faites appliquées indifféremment à différents protagonistes. On sent bien là l’origine orale de la légende, les mots clés servant d’appui au conteur.
Par ailleurs, il semble que la pleurnicherie ait été fort à la mode chez nos hommes du VIIIème siècle av. J.C.  Toutes les excuses sont bonnes : joie, peur, mort, délivrance, retravaille ou espérance sont propices aux larmes. Et nous ne parlons pas ici de quelques perles au coin des yeux, mais bien des chutes du Niagara, qui ne cessent qu'après de longues heures. Par contre, la place de la femme n’était semble t-il pas si moderne, et le manque de confiance entre les couples monnaie courante. C’est sans compter sur celle des Dieux, très nombreux, qui font la pluie et le beau temps au grès de leurs humeurs. Une intéressante observation des mœurs de l’époque.

Conclusion :
Un classique, auquel il est difficile d’échapper.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
- les bateaux
- les festins
- l’absence de mouchoir quand on en a besoin
- la ruse