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1 novembre 2015

Yorgos Lanthimos : The lobster

Ce que le synopsis nous dit :
Dans un futur proche… Toute personne célibataire est arrêtée, transférée à l’Hôtel et a 45 jours pour trouver l’âme soeur. Passé ce délai, elle sera transformée en l'animal de son choix. Pour échapper à ce destin, un homme s'enfuit et rejoint dans les bois un groupe de résistants ; les Solitaires.

Ce que j’en pense :
Je vais immédiatement mettre Yorgos Lanthimos sur ma liste noire des réalisateurs à  éviter absolument. Voilà, je me sens déjà un peu mieux, pas une mince affaire, au sortir d’un film aussi anémiant.
Plusieurs critiques mentionnent l’humour noir “irrésistible” de the Lobster : pourtant adepte du genre, j’ai résisté sans le moindre effort à produire le moindre sourire. J’ai par contre eu plus de mal à éviter les grimaces de dégoût. Le propos tombe assez vite : une dystopie qui dénonce par la caricature la manière dont notre société conventionnalise les relations amoureuses. Certains parleront même de dictature, parce qu’un mot plus puissant est un moyen comme un autre de créer de la contenance. Si je note deux étoiles au lieu d’une, c’est parce que le réalisateur aura su rester cohérent d’un bout à l’autre dans sa quête de la dépression et qu'il la communique très bien au public : un ton monocorde, des personnages froids et passifs, une image terne, une musique discordante, des situations grotesques. J’ai très bien compris que ce monde n’était pas bien (bouh, bouh, bouh). Était-il nécessaire de poursuivre au delà du premier quart d’heure, qui suffit à tout dire, le reste n’étant qu’une longue torture pour le spectateur ? J’avoue avoir quitté la séance avant le fin, choix dont je me félicite d’autant plus au vu de ce qu’en lis sur internet.

Conclusion :
Affligeant

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
les gémissements
la douleur
le jugement
la cruauté




11 novembre 2010

John Connolly : Le livre des choses perdues

Ce que l’éditeur nous dit :
Il était une fois - car c'est ainsi que toutes les histoires devraient débuter - un garçon de 12 ans qui venait de perdre sa maman. Inconsolable, David a trouvé refuge dans les livres pour oublier le remariage de son père et la naissance de Georgie, son demi-frère. Une nuit, persuadé d'entendre sa mère l'appeler, David découvre un passage caché au fond du jardin. Il le franchit et se retrouve propulsé dans un monde fantastique, peuplé de personnages issus de ses lectures et de son imaginaire. Alors que la Seconde Guerre mondiale déferle sur l'Europe, David entame un périple à la recherche d'un vieux roi qui conserve ses secrets dans Le Livre des choses perdues, sésame qui permettrait au jeune garçon de quitter ce royaume. Mais le conseiller du souverain a pour lui d'autres desseins...

Ce que j’en pense :
Avant même d'ouvrir Le livre des choses perdues, je l'aimais déjà. Son titre, son thème, sa couverture et même le nom de son auteur (que je découvre ici pour la première fois) m'avaient séduite. Finalement si je n'ai pas été déçue, je dois dire que ce n'est pas du tout ce que j'espérais. Je ne sais pas pourquoi, j'ai même été surprise par la fin, qui est pourtant dans la parfaite lignée du reste du roman.
L'univers est celui du conte, du vrai conte, celui qui à l'image d'un Christian Andersen ne finit pas toujours bien, celui qui aboutit à une morale qui restera gravée dans la mémoire de son lecteur. Je ne pense pas que je puisse un jour oublier ce livre.
John Connolly séduit par sa plume d'abord, mais aussi par son érudition, à tel point qu'il s'offre de réécrire les fables populaires en les faisant apparaitre sous un jour totalement nouveau. Sans jamais tomber dans l'horreur, conte oblige, mais la frôlant de très près, force est de constater que l'abomination n'est pas loin. S'il fallait trouver un monde comparable, ce serait celui de Tim Burton. Toutes les peurs de notre enfance sont exhumées.

Conclusion :

Surprenant et saisissant. A ne pas faire lire aux plus petits.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :

- Les loups
- Les contes
- Le lierre
- Les souterrains