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12 décembre 2015

Mélanie Fazi : Notre-Dame aux écailles

Ce que l’éditeur nous dit :
Saviez-vous qu’à Venise, qui vole des soupirs encourt la vengeance de la ville ? Connaissez-vous vos plus sensuelles métamorphoses, lorsque vous êtes loup, lorsque vous devenez lionne ? Avez-vous déjà pris un fleuve pour amant ? Partez à la découverte des troubles secrets de l’âme et des lieux les plus hantés : une villa qui palpite de vies enfuies, l’océan dont certains ne reviennent plus tout à fait humains, ou encore ce train de nuit qu’empruntent ceux qui cherchent l’oubli... Mais attention : de ces voyages intimes et inquiétants, on ne rentre pas indemne.

Ce que j’en pense :
Plus qu’enchantée par son autre recueil de nouvelles, j'espérais à nouveau que la magie opère avec Notre-Dame-aux-Ecailles. Si l’ensemble m’a plu, je dois dire que je me suis moins laissée absorber par cet ouvrage, au contenu inégal. Certaines nouvelles, telles que En forme de dragon ou encore Langage de la peau ont effectivement provoqué cette même fascination, tandis que j’ai peiné pour terminer Noces d’écume. Comme pour Serpentine, au travers de lieux et de personnages très variés, on retrouve dans tous ses écrits une sorte de mélancolie mêlée à une force de vie, sauf qu’ici la balance penche peut-être légèrement plus en faveur de la mélancolie. Dans l’ensemble, on retrouve cette même écriture toujours aussi exquise, cet univers hors du commun et hors du temps, dans lequel la raison ou des explications n’ont pas leur place, où seules comptent les sensations.
Mélanie Fazi a un talent incroyable pour réussir à poser des mots sur ce qui est impalpable, sur les odeurs, les mélodies, pour faire prendre vie à ce qui paraît inanimé... On a l’impression de toucher du doigt les profondeurs de l’humanité.

Conclusion :
Fascinante Mélanie.

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
la buée
la bestialité
les transferts
les marques


17 février 2011

Joseph Kosinski : Tron l’héritage (Tron Legacy)


Ce que le synopsis nous en dit :
Sam Flynn, 27 ans, est le fils expert en technologie de Kevin Flynn. Cherchant à percer le mystère de la disparition de son père, il se retrouve aspiré dans ce même monde de programmes redoutables et de jeux mortels où vit son père depuis 25 ans. Avec la fidèle confidente de Kevin, père et fils s'engagent dans un voyage où la mort guette, à travers un cyber univers époustouflant visuellement, devenu plus avancé technologiquement et plus dangereux que jamais...

Ce que j’en pense :
En bonne élève que je suis, j'ai voulu (où bien m'a t-on forcé) voir le précurseur de Tron l'héritage, sa version de 1982. Grave erreur !
Car s'il est facile de croire que les effets spéciaux étaient grandioses pour l'époque, ils font au mieux sourire aujourd'hui. Mais là où l'excuse du temps ne suffit plus, nous découvrons le scénario : nul, voire inexistant.
Or, les critiques presse disent de la version de 2010, que si elle est exceptionnelle au niveau visuel, son scénario laisse à désirer. Aie ! C'est donc à reculons que je suis entrée dans la salle de cinéma et ai enfilé mes lunettes de soleil polarisées. Et bien tout compte fait ce n'est pas si mal ! Certes les scènes d'actions pourront frustrer les adeptes du genre par leur lenteur, et de nombreuses scènes semblent tirées, copiées, collées d’autres films. Mais Joseph Kosinski a réellement su tirer parti de "l'espace temps". Le jeu de rajeunissement des acteurs est vraiment bluffant, le placement des images et personnages du premier Tron parfaitement utilisé. C'est ce qu'on appelle une Suite, et sympathique de surcroît.
Déception par contre au niveau de la bande sonore, même si l'apparition de Daft Punk est plutôt amusante.

Conclusion :
Une bonne surprise.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :

- l’ultimate
- le placement de marque (de moto en particulier)
- les faux cils