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7 juillet 2016

Pierre Gripari : La sorcière de la rue Mouffetard et autres contes de la rue Broca

Ce que l’éditeur nous dit :
Il était une fois la ville de Paris. Il était une fois une rue Broca. Il était une fois un café kabyle. Il était une fois un Monsieur Pierre. Il était une fois un petit garçon qui s'appelait Bachir. Il était une fois une petite fille. Et c'est ainsi que, dans ce livre, vous allez faire la connaissance d'une sorcière, d'un géant, d'une paire de chaussures, de Scoubidou, la poupée voyageuse, d'une fée, et que vous saurez enfin la véritable histoire de Lustucru et de la mère Michel.

Ce que j’en pense :
Quelle délicieuse expérience que celle de redécouvrir un classique de son enfance. Je me souviens clairement de la couverture du folio junior (l’un des premiers que j’ai lu, suivi de nombreux autres) de mon exemplaire de La sorcière de la rue Mouffetard. A l’époque je n’avais encore jamais mis les pieds à Paris et j’ai éprouvé une grande émotion en voyant finalement la fameuse rue de mes propres yeux (mes grands-parents vivant juste à côté) un ou deux ans plus tard. Au final c’est surtout un lieu très touristique (je ne sais pas si c’est à cause du livre ou si l’auteur l’a choisie parce qu’elle était déjà connue) parmi tant d’autres, mais l’évocation de son nom me sera toujours associé à une certaine magie. Pour en revenir aux nouvelles, j’ai à nouveau apprécié le ton absurde de l’auteur et la diversité des textes. Si on trouve toujours des références à la rue Broca (la véritable clé du recueil, mais je ne sais pas pourquoi, celle-ci m’a moins marquée), les univers sont finalement très diversifiés. Avec mes yeux d’adulte (féministe), j’ai tout de même noté quelques détails qui m’ont gênée. Prenons pas exemple le conte de la mère Michelle : on nous explique comment celle-ci fini par épouser un homme qui lui fait la cour au moyen de chantage et de harcèlement. Juste après avoir lu Les crocodiles, c’est un peu difficile à accepter. Mais il s’agit d’une autre époque, d’autres mœurs et cela n’aura pas entaché le plaisir que j’ai eu à cette relecture.

Conclusion :
Voyage en enfance !

A lire si vous voulez en savoir plus sur :
l’histoire de France pour les nuls
la prospérité
les étoiles
les tirelires



1 janvier 2011

Michael Apted : Le Monde de Narnia - L'Odyssée du Passeur d'aurore (The Voyage of the Dawn Treader)

Ce que le synopsis nous en dit :
Happés à l’intérieur d’un intriguant tableau, Edmund et Lucy Pevensie, ainsi que leur détestable cousin Eustache, se retrouvent subitement projetés dans le royaume de Narnia, à bord d’un navire majestueux : le Passeur d’Aurore.
Rejoignant Caspian, devenu roi, et l’intrépide souris guerrière Ripitchip, ils embarquent pour une périlleuse mission dont dépend le sort même de Narnia. A la recherche de sept seigneurs disparus, nos voyageurs entament un envoûtant périple vers les îles mystérieuses de l’Est, où ils ne manqueront pas de rencontrer tant de créatures magiques que de merveilles inimaginables. Mais ils devront surtout vaincre leurs peurs les plus profondes en affrontant de sinistres ennemis, tout en résistant à de terribles tentations auxquelles ils seront confrontés.
Il est temps pour eux de faire preuve d’un courage légendaire au cours d’une odyssée qui les transformera à jamais et les emportera au bout du monde, où le grand Lion Aslan les attend.


Ce que j’en pense :
Ce troisième épisode cinématographique des aventures de Narnia se tient parfaitement dans la lignée des opus précédent. Michael Apted a réussi à garder l’esprit établi par son prédécesseur, Andrew Adamson, aussi bien qu’à rester fidèle à l’oeuvre originale de C. S. Lewis. Compte tenu du peu de descriptions et de détails fourni par l’écrivain, les deux réalisateurs ont pourtant réussi l’exercice difficile de recréer cet univers particulier, compensant par l’image les lacunes du livre. Le résultat haut en couleurs va au delà de toute espérance. 
Dommage cependant que les possibilités offertes par la 3D n’est pas été mieux exploités, et que le côte magique soit moins prononcé que dans les deux premiers films.
Finalement, il y aurait plus de critiques à faire sur le bien fondé des Chroniques de Narnia par C. S. Lewis, que sur son adaptation au cinéma. Pour ma part, j'ai beaucoup de mal à comprendre le réel rôle du personnage d'Aslan. Le débat sur l’image de la femme présentée dans les livres en est un autre exemple. Mais finalement, se retrouver dans le rayon “jouets pour filles” de n”importe quel grand magasin en période de noël, pourrait bien bien facilement éveiller les scrupules sur le sujet. C’est pourquoi, nombre d’entre nous iront voir ce film pour ce qu’il est simplement : un conte, un peu de magie et des chevaliers. 

Conclusion :
De belles images pour une épopée féerique.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- les marins
- les épéistes
- les dragons
- les étoiles