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4 avril 2011
Gore Verbinski : Rango
Ce que le synopsis nous dit :
Alors qu'il mène sa vie sans histoire d'animal de compagnie, Rango, caméléon peu aventurier, est en pleine crise d'identité : à quoi bon avoir des ambitions quand tout ce qu'on vous demande, c'est de vous fondre dans la masse ?
Un jour, Rango échoue par hasard dans la petite ville de Poussière, dans l'Ouest sauvage, où de sournoises créatures venues du désert font régner la terreur. Contre toute attente, notre caméléon, qui ne brille pas par son courage, comprend qu'il peut enfin se rendre utile. Dernier espoir des habitants de Poussière, Rango s'improvise shérif et n'a d'autre choix que d'assumer ses nouvelles fonctions. Affrontant des personnages plus extravagants les uns que les autres, Rango va-t-il devenir le héros qu'il se contentait jusque-là d'imiter ?
Ce que j’en pense :
Voici une nouvelle preuve que “film d’animation” ne rime pas toujours avec “jeune public”. Concernant Rango, il serait d’ailleurs plus sage de ne pas y emmener vos enfants, qui pourraient être déconcertés par certaines scènes.
L’ensemble des protagonistes sont quand à eux loin du conte de fées : une bande de bras casés, des gros durs que la vie du désert n’a pas laissé indemnes, bien au contraire. Ici, la beauté est avant tout... intérieure. Le contraste est d’ailleurs fort avec la qualité des images, qu’on dirait bien souvent tirées de prises de vue réelles, avec des jeux de texture incroyables.
L’histoire, sans faire preuve d’originalité particulière, parvient sans peine à emporter le spectateur, à lui laisser un sourire au lèvres au sortie de la séance. Mais c'est avant tout un bel hommage aux westerns spaghettis. Saurez vous retrouvez toutes les références cachées dans Rango ?
Un grand bravo également à Hans Zimmer qui nous livre une bande originale de grande qualité, ou comment revisiter les classiques à la sauce du far west. Le compositeur s’adapte décidément à tous les styles avec brio.
Conclusion :
Bluffant.
A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- les bons crus
- les plantes du désert
- la soumission des parapluies cocktails à la gravité
- l’art de traverser une voie rapide
3 juin 2010
Mike Newell : Prince of Persia, les sables du temps (Prince of Persia, The Sands of Time)
Ce que le synopsis nous dit :
Un prince rebelle est contraint d'unir ses forces avec une mystérieuse princesse pour affronter ensemble les forces du mal et protéger une dague antique capable de libérer les Sables du temps, un don de dieu qui peut inverser le cours du temps et permettre à son possesseur de régner en maître absolu sur le monde.
Ce que j'en pense :
Qui dit Walt Disney dit magie, donc extraordinaire, voire invraisemblable. De ce côté-là, aucun reproche à faire. Ce prince issu de la rue est un véritable Aladdin des "temps modernes" : rusé, le sens des vraies valeurs etc. Et surtout la faculté de sauter de toit en toit, traversant les villes des milles et unes nuit avec souplesse et légèreté, sans considération des distances et sans une goutte de sueur ! D'ailleurs ce Jake Gyllenhaal bodybuildé ressemble à s'y méprendre au Aladdin de la version animée. Ici Jasmine s'appelle Tamina. Mais c'est sûrement une erreur, puisqu'elle a un caractère identique à celui de la demoiselle au rêve bleu
Mais la magie ne fait pas effet. Le film est un patchwork d'idées volées ça et là à d'autres grands succès. Les effets spéciaux sont souvent mauvais. Même les images de dunes et de désert, sensé émouvoir facilement n'importe quel citadin, sont fade. Les palais sont synthétiques. La fin est trop facile, mais pour un Disney passe encore. Seule consolation, un générique de fin écrit et chanté par Alanis Morissette.
Conclusion :
Loin d'être le film de l'année. Un divertissement correct sans vraiment rien de plus. Mieux vaut revenir au jeu vidéo, une valeur sûre.
A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- le sable
- les dagues
- les toits
- le lancé de trucs
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