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18 octobre 2014

Xavier Dolan : Mommy

Ce que le synopsis nous dit :
Une veuve mono-parentale hérite de la garde de son fils, un adolescent TDAH impulsif et violent. Au coeur de leurs emportements et difficultés, ils tentent de joindre les deux bouts, notamment grâce à l’aide inattendue de l’énigmatique voisine d’en face, Kyla. Tous les trois, ils retrouvent une forme d’équilibre et, bientôt, d’espoir.

Ce que j’en pense :
Oui effectivement, je comprend pourquoi on crie au prodige lorsque l’on parle de Xavier Dolan, qui nous offre ici un film tout à fait marquant. Je retiendrais notamment ces scènes à couper le souffle, ces paroxysmes d’émotions, de violence, de folie, d’une intensité incroyable. Elles s’entrelassent avec d’autres dans lesquelles prévaut une ironie douce-amère, des sourires à peine esquissés, certains détails qui en deviennent drôles. De fait, même les moment emprunts de joie et de libertés, bien que pleinement vécus, prennent une dimension particulière, une gravité de calme avant la tempête.
Un autre point d'exception est la manière dont fonctionnent les personnages entre eux, avec un dynamique très spécifique et très différente lorsque les deux femmes sont seules ensemble, par rapport aux moments où les trois sont réunis par exemple. Travaillés et présentés par des approches très différentes chacun d’entre eux n’en revêt pas une importance moindre au récit comparé aux deux autres. Kayla par exemple, parait tout aussi prépondérante à l’écran que Diane et Steve, alors qu’elle s’exprime peu et ne révèle quasiment rien de son histoire. Et ça c’est fort.
Enfin une approche très originale est proposée au niveau musical, avec beaucoup de morceaux à la fois connus et désuets (on alterne entre Céline Dion et Eiffel 65). Et surtout Xavier Dolan multiplie les doubles lectures, en passant deux musiques en même temps, et ce à plusieurs reprise. Déstabilisant et étonnant.

Conclusion :
Nuances et intensité, un film prenant.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
les grossièretés québécoises
les provisions
les chariots
la maîtrise de soi


17 août 2012

Ken Scott : Starbuck

Ce que le synopsis nous dit :
Alors qu’il s’apprête à être père, David Wosniak, éternel adolescent de 42 ans, découvre être le géniteur anonyme de 533 enfants déterminés à le retrouver.

Ce que j’en pense :
Un thème pour le moins original, qu’on aurait pu craindre un peu lourd, mais se révélant bien au contraire mené tout en finesse. L’histoire est vraiment drôle et prenant, avec juste ce qu’il faut d’émotion. En ce sens on peut la comparer au film Little miss Sunshine, tout deux extrêmement réussis ils tentent de décrire la vie de gens ordinaires, un peu ratés mais touchant car essayant de faire de leur mieux. Starbuck traite quand à lui d’un sujet tout à fait contemporain, celui de la Paternité avec un grand P ; d’ailleurs, les femmes sont très peu présentes, laissant aux hommes toute la place qui leur est due.
Enfin, il faut bien avouer que les expressions de nos cousins canadiens concourent en partie à créer le sourire. Dotée d’une bonne écoute et ayant déjà séjourné au Canada je me suis amusée de voir apparaître les premiers sous-titres à l’écran (à certains moments seulement), mais finalement ils se sont révélés bien utiles.

Conclusion :
Immanquable, ne serait ce que pour le délicieux accent québécois.

A voir si vous voulez en savoir plus sur :
- les bacs à sable
- le tofu
- la livraison
- les piles de papiers